Déchirer la nuit

Mercredi, avril 22nd, 2009

Ces jours-ci, la liturgie nous propose de lire le récit de la rencontre de Jésus avec Nicodème [dont le nom peut se traduire par "victoire du peuple"]. Le texte nous situe la « scène » en précisant que Nicodème vient trouver Jésus de nuit. Quelle est donc cette nuit ? Peut-être, celle liée au coucher du soleil… Pourquoi pas ? Celle des doutes, des questions, des peurs,… [qui vient après la clarté des évidences, des certitudes,...] qui habitent Nicodème devant cet homme dont l’enseignement le surprend et le dérange, devant cet homme qui pose des signes dont le sens est assuré :  » personne ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n’est avec lui… «  [Jean 3, 2]. La suite du long discours que Jésus tient pour répondre à une question de Nicodème est toute orientée vers le passage à la lumière. La  » nuit  » de Nicodème sera déchirée par la lumière qu’est le Christ, comme la nôtre peut l’être.

En parallèle avec ces réflexions, je rumine depuis deux jours ce qui s’est passé à la Conférence de Genève, conférence de l’ONU réunie pour dénoncer le racisme, l’intolérance… c’est-à-dire pour sortir d’une certaine nuit de l’obscurantisme. Or, le président iranien – qui s’en étonne ? – a d’entrée de jeu manifesté son choix. Il ne s’agit pas de donner un aval à tout ce qui se dit ou se fait en Israël et dans les Territoires palestiniens. Mais croit-on vraiment pouvoir construire la paix en  » éliminant  » verbalement – à défaut de ne pouvoir le faire physiquement – celui qu’on pourfend comme son ennemi ? L’intérêt d’une telle discussion comme celle de la Conférence réunie aurait été non de convaincre les différents partis [ne rêvons pas !], mais de prendre conscience qu’on ne peut vivre et se développer qu’en reconnaissant l’autre et son altérité et partant en voulant réellement co-exister. Cela n’est pas le cas de Monsieur Ahmadinejad.

Plongés dans cette  » nuit « , il nous est difficile d’affirmer où est la bonne route, où se trouve le chemin des possibles qui peuvent conduire au croisement du réalisable. Ce n’est certainement pas celui de la négation ! Pourtant il urge de se mettre en route, car il suffit de tendre, un tant soit peu, l’oreille pour percevoir que le « vieux démon » [l'horrible bête] du racisme rôde et n’hésite pas, quand les circonstances s’y prêtent, à se manifester. Combattre le racisme sous toutes ses formes [et elles sont nombreuses] est un devoir … humain ! Ce dernier devient une exigence pour ceux qui se disent chrétiens : peut-on affirmer que Christ est  » la  » lumière pour tout homme et exclure de ce  » tout homme  » une catégorie ou l’autre de l’humanité ? Certainement pas !

Aussi, à défaut d’un texte clair et fort, émanant de la Conférence de Genève [du fait de l'absence de certains pays], chacun pourrait là où il vit, habite, travaille, étudie, se détend,… poser des jalons qui seraient un contre-discours de Monsieur Ahmadinejad, non plus excluant tel peuple ou tel autre, mais annonçant la volonté de reconnaître l’universalité du désir de respect, de tolérance, de vivre-ensemble : être rassembleur au lieu d’être diviseur !

La  » nuit  » se déchirerait… Le jour poindrait…Buy fluoxetinefluoxetine Buyfluoxetine costcost fluoxetine

By the end of the course you’ll be able to design, develop homework and practice workbook answers and deploy simple saas applications