Caritas in veritate

Mardi, juillet 14th, 2009

Non ! Je ne suis pas réduit au silence. Simplement, la semaine passée, j’étais retiré dans un lieu calme et (presque) désert (puisque le portable ne « passait » pas … et que je n’avais pas accès à Internet !), pour faire ma retraite annuelle. Temps de silence. Temps de solitude. Temps d’écoute de ce que le Seigneur avait à me dire. Temps pour me retrouver moi-même devant lui.

Pour reprendre nos rendez-vous qui, durant la période estivale, risquent d’être moins réguliers (pas forcément hebdomadaires), car je vais m’absenter pour accompagner des retraites spirituelles, je ne peux pas ne pas glisser un mot à propos de la parution de l’encyclique Caritas in veritate, promulguée par Benoît XVI, le 7 juillet. A la première lecture (car il m’en faudra au moins une deuxième, pour bien goûter la richesse et la profondeur de la réflexion proposée), j’ai trouvé ce texte interpellant et rejoignant chacun d’entre nous (même si nous n’exerçons pas de responsabilités dans le monde économique, politique ou social) puisque le pape fait remarquer avec justesse que comme « consommateurs » nous sommes tous engagés par tout ce qui se déroule dans la sphère économique à laquelle nous participons. De plus, comment ne pa se sentir concernés dans la mesure où le pape, se mettant dans le sillage d’un de ses prédécesseurs, Paul VI qu’il cite 78 fois (!) (grand pape dont l’oeuvre est fort méconnue, éclipsée qu’elle est par celle de son successeur, Jean-Paul II), écrit pour parler du développement intégral de tout l’homme, de tous les hommes et donc aussi de tous les peuples (effet mondialisation bien repéré par Paul VI).

Il me semble que c’est un texte à lire et à méditer (en ne se contentant pas de quelques échos médiatiques) dans son ensemble, car il permet d’avoir un bon aperçu de ce qu’est l’enseignement social de l’Eglise (même si sur certains passages il est nécessaire de s’arrêter pour bien saisir les enjeux de ce qui est exprimé). Personnellement, je reçois aussi une invitation à reprendre Populorum progressio (1967), encyclique de Paul VI, car quanrante ans après … elle est toujours d’acutalité !

Le développement est l’affaire de chacun et de chacune. Je vous laisse avec les deux questions que le cardinal Barbarin pose en introduction à son commentaire :

- Notre charité est-elle vraie, concrète, et non pas seulement un amour de parole ?

- S’enracine-t-elle dans la vérité de l’homme et du monde ?

Comment se fait-il que je ne m’appuie sur aucun texte biblique ? L’encyclique nous renvoie à tout l’Evangile et même à toute la Bible… ce serait un peu long !order domperidone from canadawhere to buy motilium in the usbuy domperidone from canadabuy domperidone new zealand

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Jérusalem, ville de la paix…

Mercredi, mai 13th, 2009

Il y aurait certainement beaucoup à réfléchir sur le voyage/pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte. Je ne retiens qu’un point qui m’a beauoup touché : durant la journée d’hier, Benoît XVI a pu se rendre tout d’abord à l’intérieur de la Mosquée du Rocher [signe déjà important en soi, puisqu'en octobre avec un groupe nous n'avions pu y pénétrer : il nous avait été répondu que depuis l'intrusion de Monsieur Sharon - entraînant l'intifada - elle n'était ouverte que pour les heures de prières; l'esplanade restant " libre " d'accès], puis devant le Mur…  Il s’est tenu, ici et là, en fils d’Abraham, priant l’unique Père. Comme l’écrit le journal La Croix [mercredi 13 mai 2009, p. 9] :  » quel croyant, aujourd’hui, peut passer ainsi de l’esplanade des Mosquées au Mur ? Ce fossé de violence et d’incompréhension qui sépare désormais ces deux lieux, si proches pourtant, seul, sans doute, l’évêque de Rome pouvait ainsi le franchir…  »

Ces jours-ci, la liturgie nous propose de lire le  » discours d’adieu  » chez saint Jean, et aujourd’hui plus particulièrement l’annonce du commandement fondateur [Jean 15, 9-17] :  » Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés « , qu’il est possible de traduire : « Aimez-vous les uns les autres parce que je vous ai aimés « . Or, c’est bien cet amour prenant sa source dans l’amour divin révélé dans le Fils, qui, seul, peut [pourra] combler  » le fossé de violence et d’incompréhension  » et faire tomber les obstacles que nous – les hommes – ne cessons de dresser.

Ce que Benoît XVI a vécu, médiatiquement relayé, est pour moi une invitation à vivre – avec la discrétion requise – dans le souci d’être acteur de réconciliation.  » Parce que  » le Christ a aimé, le choix de le suivre nous appelle à aimer… Un long chemin à parcourir, mais, ô combien, nécessaire quand on constate que les distances entre les hommes peuvent être si grandes alors qu’elles sont si courtes géographiquement [dans nos familles, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail... nos communautés... nos Eglises...] !order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

Au-delà d’une inscription…

Mardi, avril 28th, 2009

Avec un peu de recul, et guidé par la page d’évangile de ce jour [Jean 6, 30-35], je reviens sur un point d’achoppement pour certains catholiques. En me déplaçant dans différents diocèses, j’ai pu entendre une même constatation, qui exprimait une consternation : suite aux prises de position de  » l’Eglise, du pape, ou de tel évêque « , prises de position réelles ou supposées [!], un certain nombre de personnes écrivent à leur paroisse de baptême [c'est déjà beau qu'ils s'en souviennent], ou à défaut à l’évêché dont ils pensent qu’elle dépend ou sur le territoire duquel ils habitent. Ils écrivent pourquoi ? Là, l’expression varie : certains demandent à être  » débaptisés « , d’autres à être rayés des listes de baptême. Certes, tous expriment leurs souffrances, leurs incompréhensions, leurs peurs de voir advenir une Eglise ou une autre dans laquelle ils disent ne pas se reconnaître. Nous nous retrouvons en 1996, lorsque Jean-Paul II était venu célébrer le 1500ème anniversaire du baptême de Clovis : cela avait entraîné un mouvement semblable. Il est vrai que cette réaction peut surprendre. Elle témoigne d’une méconnaissance de ce qu’est le baptême, que l’on peut approcher de bien des manières.

Sans juger, je dirais que ces hommes et ces femmes se trouvent dans la situation des interlocuteurs de Jésus. Tout se passerait bien si Jésus donnait à voir un signe qui convienne, qui soit adapté à ce qu’ils recherchent… Jésus déplace son auditoire, le bouscule en lui affirmant : le pain que vos pères ont mangé… Moi, je suis le pain de vie. Il ne prononce pas la parole attendue, ni n’accomplit le signe voulu, mais il provoque pour leur permettre d’avancer sur un chemin possible d’humanisation, en se coupant d’images religieuses obsolètes.

Ceux qui veulent se retirer, parce qu’ils ne voient ni n’entendent ce qu’ils aimeraient, peut-être que le Christ les invite à se recentrer sur l’essentiel : l’Eglise n’est pas un club d’initiés, ni un groupement d’intérêts… L’Eglise est le rassemblement de ceux à qui le Christ dit avec force :  » Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif « . Etre d’Eglise, ce n’est pas être couché sur un registre, mais c’est être mis debout dans ce monde !online fluoxetinegeneric fluoxetinefluoxetine genericBuy fluoxetine online

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