La lettre tue … l’Esprit vivifie …

Mercredi, juin 10th, 2009

Il y a des chiffres qui font froid dans le dos. Ainsi, celui relevé dans le quotidien La Croix de ce jour [10 juin 2009, p. 10] :  » Le conflit du Darfour, qui oppose les forces gouvernementales aux mouvements rebelles, a fait, depuis 2003, 300 000 morts « . Certes, périodiquement, nous sommes informés sur ce conflit, sur les tentatives de règlement, sur les moyens mis en oeuvre pour s’efforcer de l’endiguer… Mais il se poursuit ! Ce chiffre recouvre, sûrement, les victimes des combats entre les forces armées, mais aussi celles civiles qui sont mortes de faim, de soif, de traitements défiant la dignité de la personne, des suites des exactions, … Comment ne pas penser aussi aux hommes et femmes de tous âges, aux enfants qui, déplacés, vivant dans des camps, à la merci d’incursions de l’une ou de l’autre des forces armées [avec parfois celles d'autres armées régulières de pays voisins], tentent de survivre en manquant de tout [nourriture, enseignements, mais aussi paix, sérénité,... cela n'est pas distribué par les ONG !]. Des ONG, confessionnelles ou non, essaient de subvenir à certains besoins, mais combien de fois il arrive qu’elles sont empêchées, menacées, rackettées, mises à mal… Un peu comme si des hommes étaient aveuglés et ne comprenaient plus que leurs manières de faire étaient  » in-humaines  » [au sens de non-humaines], niaient leur possible manière d’être.

En réfléchissant à cela, je pensai à un verset retenu dans l’évangile de ce jour [Matthieu 5, 17-19] :  » avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passera de la Loi que tout ne soit réalisé  » [verset 18]. En effet, il est trop fréquent que nous nous accomodions avec les exigences évangéliques, estimant que tel point ou tel autre ne sont que des détails [" un i " ou " un point sur l'i "] et que leur non-observation ne prête pas à conséquences. Il serait bon de vérifier, si ce qui nous paraît dérisoire, de peu d’importance, n’entraîne pas des effets non maîtrisables qui un jour se révèleront des conséquences terriblement néfastes. Bien sûr, il ne faut pas oublier ce qu’écrit saint Paul en 2 Corinthiens 3, 6, lu aussi aujourd’hui :  » La lettre tue, l’Esprit vivifie « . Il n’est pas question de prôner une observation scrupuleuse, rigoureuse, fondamentaliste. Il est important que l’Esprit, amour toujours oeuvrant, nous aide à vérifier que les détails mis de côté ne manquent pas à la totalité de l’expression de l’amour.

Il n’existe pas de grandes oeuvres d’amour ; il n’existe que de l’amour à l’oeuvre.order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

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Jérusalem, ville de la paix…

Mercredi, mai 13th, 2009

Il y aurait certainement beaucoup à réfléchir sur le voyage/pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte. Je ne retiens qu’un point qui m’a beauoup touché : durant la journée d’hier, Benoît XVI a pu se rendre tout d’abord à l’intérieur de la Mosquée du Rocher [signe déjà important en soi, puisqu'en octobre avec un groupe nous n'avions pu y pénétrer : il nous avait été répondu que depuis l'intrusion de Monsieur Sharon - entraînant l'intifada - elle n'était ouverte que pour les heures de prières; l'esplanade restant " libre " d'accès], puis devant le Mur…  Il s’est tenu, ici et là, en fils d’Abraham, priant l’unique Père. Comme l’écrit le journal La Croix [mercredi 13 mai 2009, p. 9] :  » quel croyant, aujourd’hui, peut passer ainsi de l’esplanade des Mosquées au Mur ? Ce fossé de violence et d’incompréhension qui sépare désormais ces deux lieux, si proches pourtant, seul, sans doute, l’évêque de Rome pouvait ainsi le franchir…  »

Ces jours-ci, la liturgie nous propose de lire le  » discours d’adieu  » chez saint Jean, et aujourd’hui plus particulièrement l’annonce du commandement fondateur [Jean 15, 9-17] :  » Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés « , qu’il est possible de traduire : « Aimez-vous les uns les autres parce que je vous ai aimés « . Or, c’est bien cet amour prenant sa source dans l’amour divin révélé dans le Fils, qui, seul, peut [pourra] combler  » le fossé de violence et d’incompréhension  » et faire tomber les obstacles que nous – les hommes – ne cessons de dresser.

Ce que Benoît XVI a vécu, médiatiquement relayé, est pour moi une invitation à vivre – avec la discrétion requise – dans le souci d’être acteur de réconciliation.  » Parce que  » le Christ a aimé, le choix de le suivre nous appelle à aimer… Un long chemin à parcourir, mais, ô combien, nécessaire quand on constate que les distances entre les hommes peuvent être si grandes alors qu’elles sont si courtes géographiquement [dans nos familles, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail... nos communautés... nos Eglises...] !order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

Déchirer la nuit

Mercredi, avril 22nd, 2009

Ces jours-ci, la liturgie nous propose de lire le récit de la rencontre de Jésus avec Nicodème [dont le nom peut se traduire par "victoire du peuple"]. Le texte nous situe la « scène » en précisant que Nicodème vient trouver Jésus de nuit. Quelle est donc cette nuit ? Peut-être, celle liée au coucher du soleil… Pourquoi pas ? Celle des doutes, des questions, des peurs,… [qui vient après la clarté des évidences, des certitudes,...] qui habitent Nicodème devant cet homme dont l’enseignement le surprend et le dérange, devant cet homme qui pose des signes dont le sens est assuré :  » personne ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n’est avec lui… «  [Jean 3, 2]. La suite du long discours que Jésus tient pour répondre à une question de Nicodème est toute orientée vers le passage à la lumière. La  » nuit  » de Nicodème sera déchirée par la lumière qu’est le Christ, comme la nôtre peut l’être.

En parallèle avec ces réflexions, je rumine depuis deux jours ce qui s’est passé à la Conférence de Genève, conférence de l’ONU réunie pour dénoncer le racisme, l’intolérance… c’est-à-dire pour sortir d’une certaine nuit de l’obscurantisme. Or, le président iranien – qui s’en étonne ? – a d’entrée de jeu manifesté son choix. Il ne s’agit pas de donner un aval à tout ce qui se dit ou se fait en Israël et dans les Territoires palestiniens. Mais croit-on vraiment pouvoir construire la paix en  » éliminant  » verbalement – à défaut de ne pouvoir le faire physiquement – celui qu’on pourfend comme son ennemi ? L’intérêt d’une telle discussion comme celle de la Conférence réunie aurait été non de convaincre les différents partis [ne rêvons pas !], mais de prendre conscience qu’on ne peut vivre et se développer qu’en reconnaissant l’autre et son altérité et partant en voulant réellement co-exister. Cela n’est pas le cas de Monsieur Ahmadinejad.

Plongés dans cette  » nuit « , il nous est difficile d’affirmer où est la bonne route, où se trouve le chemin des possibles qui peuvent conduire au croisement du réalisable. Ce n’est certainement pas celui de la négation ! Pourtant il urge de se mettre en route, car il suffit de tendre, un tant soit peu, l’oreille pour percevoir que le « vieux démon » [l'horrible bête] du racisme rôde et n’hésite pas, quand les circonstances s’y prêtent, à se manifester. Combattre le racisme sous toutes ses formes [et elles sont nombreuses] est un devoir … humain ! Ce dernier devient une exigence pour ceux qui se disent chrétiens : peut-on affirmer que Christ est  » la  » lumière pour tout homme et exclure de ce  » tout homme  » une catégorie ou l’autre de l’humanité ? Certainement pas !

Aussi, à défaut d’un texte clair et fort, émanant de la Conférence de Genève [du fait de l'absence de certains pays], chacun pourrait là où il vit, habite, travaille, étudie, se détend,… poser des jalons qui seraient un contre-discours de Monsieur Ahmadinejad, non plus excluant tel peuple ou tel autre, mais annonçant la volonté de reconnaître l’universalité du désir de respect, de tolérance, de vivre-ensemble : être rassembleur au lieu d’être diviseur !

La  » nuit  » se déchirerait… Le jour poindrait…Buy fluoxetinefluoxetine Buyfluoxetine costcost fluoxetine

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Autour de Marie

Mercredi, mars 25th, 2009

Aujourd’hui, 25 mars, c’est la fête de l’Annonciation où nous pouvons lire, entendre, méditer ce texte propre à Luc (Luc 1, 26-38), où l’évangéliste nous livre le sens de l’Incarnation. Dieu se fait homme. Il vient faire entendre dans la cacophonie humaine, la voix juste, agréablement timbrée, du bonheur, de la miséricorde, de la liberté, de la dignité, du pardon, de la grandeur de l’homme… Il vient manifester, en se faisant l’un de nous, quel est le dessein qui l’habite depuis le commencement : que l’homme soit à son image et à sa ressemblance. Il vient nous fournir le décryptage de son désir, dont nous avons trop perdu le code d’interprétation. C’est vraiment une bonne nouvelle !

Au milieu des maux, dus à la crise économico-financière, aux relations internationales toujours en équilibre fragile ou en déséquilibre certain, aux relations nationales, familiales, amicales, professionnelles toujours en risque d’être malmenées… Au milieu de ces maux, il vient ouvrir un chemin pour que l’homme s’y avance… Le visible donne à voir les traces de l’invisible… C’est cela l’incarnation un chemin d’espérance pour un monde nouveau !

Certains doivent me trouver trop irénique… Pourtant, il nous faut ouvrir les yeux et constater que ce chemin se dessine dans le monde, même s’il y a encore des ornières, des cailloux (scandala, en grec), des barrières, … : ainsi le fait que le conseil des ministres libanais a déclaré le 25 mars, jour de l’Annonciation, « fête nationale islamo-chrétienne ». (voir La Croix, mercredi 25 mars 2009, p. 9).

De quoi retourne-t-il ? Les musulmans et les chrétiens sont invités à se réjouir ensemble « Autour de Marie », en priant, en lisant des textes, en participant à des spectacles… bref, en étant joyeux et heureux ensemble, sans regard olbique, sans parole malveillante,… ! Il s’agit bien d’une journée « hors-normes ».

Le souhait de ceux qui ont réussi à la faire établir au Liban, est que cette initiative gagne d’autres pays [France, Maroc, Egypte, Jordanie, Italie, Pologne...).

Ce qui serait surprenant, c'est que le silence de Marie (on lui donne si peu la parole dans les évangiles) ait plus d'écho que les cris des hommes en guerre, que les canonades, que les rafales des armes automatiques,... que tous les bruits de la haine, de la vengeance, de l'incompréhension et des douleurs engendrées, pour laisser entendre le souffle régénérateur de la paix.

Impossible... "Rien n'est impossible à Dieu" (Luc 1, 38)... et aux hommes quand ils se veulent ouvriers de paix, facteurs de fraternité, suscitateurs d'humanisation.buy dapoxetinedapoxetine 60 mg price in indiabuy dapoxetine ukdapoxetine 60 mg price

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