Une invitation qui dérange

Mercredi, mai 6th, 2009

Dans le quotidien La Croix d’hier [5 mai 2009], il y avait une information qui, malheureusement, est passée sous silence dans les autres médias… français, car elle a connu un certain retentissement au-delà des Pyrénées. Comme c’est une image positive de l’Eglise, je ne résiste pas au plaisir de la transmettre. Cela change et cela fait du bien.

Lors de la messe chrismale [messe au début de la Semaine Sainte qui, d'ordinaire réunit tout le clergé d'un diocèse autour de son évêque et, bien sûr, tous les fidèles qui le désirent], l’évêque de Ségovie a invité le clergé du diocèse à verser, à la Caritas, 10 % de son salaire du mois de mai [la plupart des prêtres " gagnent " entre 600 € et 900 € par mois], pour contribuer à aider ceux qui sont victimes de la crise. La directrice de la Caritas locale commente :  » Nous avons déjà eu des dons, non pas des curés mais de laïcs qui étaient présents à la messe chrismale « . Le diocèse de Ségovie a fait des émules puisque deux autres diocèses ont emboîté le pas. Dans un autre diocèse espagnol, celui de Gérone, l’évêché a demandé  » que les chefs d’entreprise et les élus de sa région réduisent leur salaire. Selon lui, la pauvreté croissante et la hausse du chômage méritent que les entrepreneurs montrent l’exemple. Une intervention rare dans le champ social et politique  » [La Croix].

Cette information m’est revenue à l’esprit , en lisant ce matin, la première phrase de la lecture de ce jour [Actes des apôtres 12, 24-13, 5] :  » La Parole de  Dieu était féconde et se multipliait « . Cette fécondité de la Parole ne se limite pas à la croissance du nombre de baptêmes, du nombre de communions,… même pourrait-on dire cela n’est que conséquences. La fécondité première, n’est-ce pas que la vocation fondatrice de l’homme s’accomplisse, vocation qui consiste à s’accueillir comme fils d’un unique Père et à accueillir les autres comme frères, et donc à considérer que tout ce qui nous est donné l’est comme don à partager, même les revenus, pour que tous bénéficient du  » bien commun « . C’est dans la mesure où les chrétiens s’engagent [s'engageront] dans la société de la sorte, que la Parole  » se multipliera « , et, elle se multipliant, qu’un monde autre adviendra.

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La vérité vous rendra libres

Mercredi, avril 1st, 2009

Aujourd’hui, nous pouvons lire, dans l’évangile selon Jean, ce morceau de pharse, dont beaucoup usent pensant qu’il appartient à un quelconque livre de philososphie ou de sagesse, alors que nous le trouvons en Jean 8, 32.

C’est l’expérience que nous pouvons vivre quand nous acceptons de regarder lucidement nos vies, nos relations (quelles qu’elles soient), nos engagements en tous domaines et d’en éliminer ou d’en transformer tout ce qui nous semble contrevenir à la « vérité ».

Origène, prêtre et théologien (185-253), écrivait sur ce sujet les lignes ci-dessous qui gardent toute leur actualité et toute leur force :

« Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2 Co 3,17)… Comment pourrons-nous trouver cette liberté, nous qui sommes les esclaves du monde, les esclaves de l’argent, les esclaves des désirs de la chair ? Certes, je m’efforce de me corriger, je me juge moi-même, je condamne mes fautes. Que mes auditeurs examinent de leur côté ce qu’ils pensent de leur propre coeur. Mais, je le dis en passant, tant que je suis lié par l’une de ces attaches, je ne suis pas converti au Seigneur, je n’ai pas atteint la vraie liberté, puisque de telles affaires, de tels soucis sont encore capables de me retenir… Il est écrit, nous le savons : « Chacun est esclave de ce qui le domine » (2 P 2,19). Même si je ne suis pas dominé par l’amour de l’argent, même si je ne suis pas lié par le souci des biens et des richesses, je suis cependant avide de louange et désireux de gloire humaine, quand je tiens compte du visage que me montrent les hommes et des paroles qu’ils disent de moi, quand je me soucie de savoir ce qu’un tel pense de moi, comment tel autre m’estime, quand je crains de déplaire à l’un et désire plaire à l’autre. Tant que j’ai ces préoccupations, je suis leur esclave. Mais je voudrais faire effort pour me libérer, tâcher de me dégager du joug de cet esclavage honteux et de parvenir à cette liberté dont nous parle l’apôtre Paul : « Vous avez été appelés à la liberté ; ne vous rendez pas esclaves des hommes » (Ga 5,13;1 Co 7,23). Mais qui me procurera cette liberté ? Qui me délivrera de cet esclavage honteux, sinon celui qui a dit : « Si c’est le Fils qui vous rend libres, alors vous serez vraiment libres »… Servons donc fidèlement, « aimons de tout notre coeur, de toute notre âme, de toutes nos forces le Seigneur notre Dieu » (Mc 12,30) pour mériter de recevoir du Christ Jésus notre Seigneur le don de la liberté. » (Homélies sur l’Exode).

Il est vrai que parcourant les journaux de ce jour ces mots d’Origène peuvent trouver de multiples points d’application. Que ce soit la réunion du G 20, les affaires de fraude de grands groupes industriels français, les parachutes « dorés » (ne faudrait-il pas plutôt écrire « argentés ») de certains dirigeants dont le mérite n’est pas toujours la réussite des entreprises qui leur étaient confiées…

Et si je lis « le journal de mon quotidien »…dapoxetine price in pakistangeneric dapoxetineviagra with dapoxetine onlinebuy dapoxetine in india

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Autour de Marie

Mercredi, mars 25th, 2009

Aujourd’hui, 25 mars, c’est la fête de l’Annonciation où nous pouvons lire, entendre, méditer ce texte propre à Luc (Luc 1, 26-38), où l’évangéliste nous livre le sens de l’Incarnation. Dieu se fait homme. Il vient faire entendre dans la cacophonie humaine, la voix juste, agréablement timbrée, du bonheur, de la miséricorde, de la liberté, de la dignité, du pardon, de la grandeur de l’homme… Il vient manifester, en se faisant l’un de nous, quel est le dessein qui l’habite depuis le commencement : que l’homme soit à son image et à sa ressemblance. Il vient nous fournir le décryptage de son désir, dont nous avons trop perdu le code d’interprétation. C’est vraiment une bonne nouvelle !

Au milieu des maux, dus à la crise économico-financière, aux relations internationales toujours en équilibre fragile ou en déséquilibre certain, aux relations nationales, familiales, amicales, professionnelles toujours en risque d’être malmenées… Au milieu de ces maux, il vient ouvrir un chemin pour que l’homme s’y avance… Le visible donne à voir les traces de l’invisible… C’est cela l’incarnation un chemin d’espérance pour un monde nouveau !

Certains doivent me trouver trop irénique… Pourtant, il nous faut ouvrir les yeux et constater que ce chemin se dessine dans le monde, même s’il y a encore des ornières, des cailloux (scandala, en grec), des barrières, … : ainsi le fait que le conseil des ministres libanais a déclaré le 25 mars, jour de l’Annonciation, « fête nationale islamo-chrétienne ». (voir La Croix, mercredi 25 mars 2009, p. 9).

De quoi retourne-t-il ? Les musulmans et les chrétiens sont invités à se réjouir ensemble « Autour de Marie », en priant, en lisant des textes, en participant à des spectacles… bref, en étant joyeux et heureux ensemble, sans regard olbique, sans parole malveillante,… ! Il s’agit bien d’une journée « hors-normes ».

Le souhait de ceux qui ont réussi à la faire établir au Liban, est que cette initiative gagne d’autres pays [France, Maroc, Egypte, Jordanie, Italie, Pologne...).

Ce qui serait surprenant, c'est que le silence de Marie (on lui donne si peu la parole dans les évangiles) ait plus d'écho que les cris des hommes en guerre, que les canonades, que les rafales des armes automatiques,... que tous les bruits de la haine, de la vengeance, de l'incompréhension et des douleurs engendrées, pour laisser entendre le souffle régénérateur de la paix.

Impossible... "Rien n'est impossible à Dieu" (Luc 1, 38)... et aux hommes quand ils se veulent ouvriers de paix, facteurs de fraternité, suscitateurs d'humanisation.buy dapoxetinedapoxetine 60 mg price in indiabuy dapoxetine ukdapoxetine 60 mg price

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Cela fait un peu désordre

Vendredi, mars 13th, 2009

L’honnêteté, malgré l’heure tardive, m’oblige à remettre un message.

En effet, en parcourant les journaux en ligne, en fin de soirée, j’ai trouvé ce qui suit (voir la fin du message). Mais le revirement de l’Eglise du Brésil et de tous ceux qui avaient pris fait et cause en faveur de sa position interroge sur le poids d’une parole. Je sais qu’on pourra me rétorquer qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Je me demande quand même s’il n’aurait pas été possible d’éviter d’ajouter ce « discrédit » sur l’image de l’Eglise dans sa totalité, car c’est bien de cela qu’il s’est agi, alors qu’un zeste de compassion, une pointe de bon sens, et un soupçon d’intelligence (au sens de compréhension) des textes invoqués auraient suffi à faire une recette qui aurait évité tous les désagréments pour lesquels il faudra du temps pour se démarquer… à moins que d’ici là… 

« Les évêques brésiliens nient l’excommunication

La Conférence nationale des évêques du Brésil [CNBB] a désavoué l’archevêque de Recife qui a excommunié la mère d’une enfant de 9 ans ayant avorté de jumeaux à la suite d’un viol, ainsi que toute l’équipe médicale, et a nié l’excommunication.

Après l’avortement réalisé la semaine dernière dans un hôpital de Recife [nord-est du Brésil], l’archevêque José Cardoso Sobrinho avait argué qu’aux yeux de l’Eglise catholique l’avortement était un crime et que la loi de Dieu était au-dessus de celle des hommes pour justifier l’excommunication.

 Néanmoins, pour le secrétaire général de la CNBB, Mgr Dimas Lara Barbosa, la mère de l’enfant a agi sous la pression des médecins et dans le seul but de sauver la vie de sa fille et c’est pourquoi elle ne peut être excommuniée.

 

Il faut tenir compte des circonstances, a souligné Mgr Barbosa. Pour les médecins, seuls seront excommuniés ceux qui pratiquent l’avortement systématiquement, a ajouté Mgr Barbosa lors d’une conférence de presse.

 

Mgr Sobrinho n’a excommunié personne

 

Au Vatican, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques avait justifié quant à lui l’excommunication de la mère et de tout le corps médical, en affirmant que les jumeaux que la fillette portait avaient le droit de vivre, dans un entretien samedi dernier au quotidien La Stampa.

 

Dans une tentative de minimiser les déclarations de l’archevêque de Recife qui avait été jusqu’à dire que l’avortement était pire que le viol, le président de la CNBB, Mgr Geraldo Lyra Rocha, a déclaré que les propos de son collègue avaient été mal interprétés.

 

Mgr Sobrinho n’a excommunié personne. Il a agi en fonction de sa propre sensibilité. Je suis sûr qu’il ne voulait blesser personne mais attirer l’attention sur une certaine permissivité en ce qui concerne l’avortement.

 

L’interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Cela n’empêche pas un million de femmes d’avorter clandestinement, lors d’opérations qui coûtent la vie à des milliers d’entre elles chaque année, selon les autorités.

 

la-croix.com avec AFP

13 mars 2009 « 

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Bonne nouvelle !

Vendredi, mars 13th, 2009

La lecture de ce jour (Genèse 37, 3-28) m’a invité à prier avec ce que les uns et les autres ont pu écrire ces jours derniers dans les journaux, sur divers sites, sur ce blog… et à en faire mémoire. En effet, il s’agit du récit de Joseph vendu par ses frères. Nous avons déjà souvent lu cette histoire, nous nous nourrissons d’un des divers sens qui peuvent lui être donnés. Personnellement, je me suis arrêté à la dernière phrase : « Quand arriva la caravane, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Egypte ». Cela donne l’impression d’une impasse… Mais nous connaissons la suite : nous savons que cette impasse se révèlera la route empruntée par la poursuite du dessein divin. Là où tout semblait devoir buter, tout a continué ! Cela m’a rappelé cette phrase de Charles de Foucauld : « Dieu fait servir les vents contraires pour nous conduire au port ».

Il me semble à repenser à tout ce qui a été écrit suite au « NON » formulé sur ce blog, il y a quelques jours, que, pour l’Eglise, des « vents contraires » ont paru se lever et bousculer la barque sur laquelle nous avons pris place, mais ne serait-ce pas pour la conduire au « port » ? En effet, quelle émotion à lire les prises de position, diverses et variées ! Il était perceptible que l’Eglise comme « peuple », comme « communion »,… vivait. Beaucoup ont pris la parole pour dire leur mal, leur souffrance, leur incompréhension, leur difficulté à se situer… Mais ils ont pris la parole. Ils ne se sont pas retirés, bouche bée, sur la pointe des pieds, parce qu’un évêque avait parlé. Peut-être qu’à travers ce fait triste, malheureux, regrettable, et la décision prise par l’archevêque de Recife, un certain nombre de catholiques ont pu dire : l’Eglise qui doit parler, c’est aussi nous… il n’y a pas qu’à attendre une parole d’en haut. Les chrétiens n’ont pas à être aux ordres d’une instance… ils reçoivent comme cette instance l’appui de l’Esprit Saint qui peut leur inspirer les mots à dire pour s’encourager mutuellement à chercher la volonté de Dieu. Pour moi, ce fut, là, une bonne nouvelle !

De plus, je pense que vous l’avez constaté, quelques évêques ne sont pas restés muets et ont exprimé des choses fortes et riches pour l’Eglise. Si vous n’avez pu lire cela, je vous invite à aller sur le site de la Conférence des évêques de France, ou sur celui de La Croix.

En un mot, ce que j’ai entendu à travers les prises de parole, les vôtres et celles exprimées ailleurs (même par celles qui furent parfois discourtoises, et donc non publiées), c’est qu’un amour commun de l’Eglise nous anime et qu’un désir commun nous habite : qu’elle soit le témoin de ce message unique qui peut donner sens à la vie : la miséricorde aimante du Père, révélée en Jésus le Christ, et reçue dans l’Esprit qui nous en fait vivre. Il y a là un chemin nouveau qui peut se dessiner.

Peut-être, cette prière de Marie Noël (1883-1968), dans ses « Notes intimes » peut nous aider : « Seigneur, comme l’époux amène sa jeune épouse dans la maison qu’elle ne connaît pas et que la belle-mère gouverne, Tu m’as emmenée pour vivre avec Toi dans la maison de Mère Eglise. La jeune épouse doit vivre avec sa belle-mère, et la loi de la belle-mère est souvent plus dure que celle de l’époux. La belle-mère parfois commande plus qu’elle ne devrait, elle abuse de son âge, de son expérience, de son autorité, du respect qu’elle inspire. Et la petite bru la craint. Elle n’ose pas respirer à sa guise à côté d’elle. Mais, pour l’amour de l’époux, elle se soumet. Ainsi, Seigneur, chez Mère Eglise, je n’ose guère être moi-même. Je me tais. J’ai peur d’elle dès que je pense – je redoute ses mains humaines qui sont dures et inflexibles – mais pour l’amour de Toi, Seigneur, je ferai tout ce qu’elle voudra. Il est bon qu’elle me surveille et qu’elle m’empêche d’être un peu folle trop légèrement, à tes côtés, comme une petite fille sans savoir ni sagesse. Elle sait mieux que moi ce qui convient. Mais, ô Toi, mon Seigneur que j’aime, Toi, en qui j’ai ma seule défense, dis-lui qu’elle ne serre pas trop sur ma poitrine ses mains puissantes, dis-lui qu’elle me laisse respirer un peu. Si Tu le lui dis, mon Seigneur, elle T’écoutera, Toi, qu’elle aime, elle m’épargnera à cause de Toi. Et nous nous aimerons l’un l’autre, parce que nous T’aimons et que tu nous aimes ».

Benoît XVI écrit dans sa lettre aux évêques de l’Eglise catholique, datée du 10 mars, citant saint Paul : « Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres ! (Galates 5, 15) ,  et il continue : « J’ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce « mordre et dévorer » existe aussi aujourd’hui dans l’Eglise comme expression d’une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates ? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations ? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté ? Et que toujours nous devions apprendre la priorité suprême : l’amour ? » 

Oui, que ce soit l’amour qui guide notre liberté (en particulier d’expression) pour faire de l’Eglise, le Corps du Christ où tous les membres sont importants, du plus prestigieux au plus faible (cf. 1 Corinthiens 12), où toutes les voix content de même que toutes les voies comptent !buy sildalis onlinebuy sildalissildalis onlineonline sildalis

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NON … !

Lundi, mars 9th, 2009

Vos journaux habituels vous ont, peut-être, transmis cette information où le sordide le partage à l’ignominieux : une fillette brésilienne (à 9 ans, on ne peut user d’un autre terme), violée depuis l’âge de 6 ans par son beau-père, enceinte de jumeaux alors qu’elle a maintenant 9 ans, a subi un avortement. Le fait, dans sa brutalité, fait déjà mal : on verrait plutôt la fillette en train de câliner une poupée… Eh bien non ! Il y a d’horribles personnages qui volent l’enfance !  Si le fait est douloureux, la suite pour le croyant que je suis l’est encore plus : l’évêque du lieu, l’archevêque de Recife, n’a pas hésité à excommunier l’équipe médicale qui a pratiqué l’avortement et la mère de la fillette, arguant de ce que « la loi de Dieu est au-dessus de la loi des hommes ». Loin de moi de le dénier, mais en moi la certitude que la miséricorde de Dieu n’emprunte pas toujours les canaux ecclésiaux et qu’elle est toujours(et heureusement !) plus infinie que celle des hommes souvent étroite.  

Certes toute vie humaine est à respecter, à protéger, à faire advenir à son excellence, mais quand il y a conflit de devoirs… peut-être faut-il se souvenir que dans certains cas nous sommes confrontés à deux maux et qu’il nous faut choisir le moindre mal. Où était-il dans l’affaire qui nous occupe ? Ne serait-ce pas de permettre à cet enfant de retrouver un possible chemin de vie ?

Pour que l’information soit complète, précisons que l’archevêque en question a été soutenu par le cardinal Re, à Rome ! De plus l’affaire est d’autant plus triste, pénible (les mots manquent) que le violeur, lui, s’il encourt le poids de la loi humaine n’a rien à craindre d’aussi sévère de la loi canonique.

Je ne sais pas comment l’archevêque en question a médité, et/ou a commenté l’évangile de ce jour. Je me permets d’en citer un extrait : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés… » (Luc 6, 36-38). Il ne s’agit pas, c’est évident, de tout excuser, de tout permettre, mais il s’agit de se mettre à l’école du Père qui par le Fils nous indique de quel Esprit nous devons vivre.

NON… on ne peut appliquer le droit canon aveuglément… OUI nous devons défendre la vie, toute vie… mais il y a des cas où malheureusement, en défendre une oblige à en sacrifier une autre. C’est terrible mais peut-on faire autrement. Nous ne pouvons pas tout maîtriser. Dans le cas relaté, la vie de la fillette (vie physique, vie spirituelle, vie psychologique…) était en danger. Devait-on la laisser mourir alors que la survie de ses jumeaux aurait été accrochée à un « miracle »?

Dénonçons une culture de mort et promouvons une culte de l’amour, mais avec une raison éclairée ! L’Eglise n’a certainement pas à se glisser dans les oripeaux de l’époque, de la mode ou du « monde », mais il y a des cas où les atours de sa parole doivent accepter quelques faux-plis.sildalis without prescription sildalis cheap cheap sildalis online sildalis online cheap