Charité et Vérité

Mercredi, juillet 22nd, 2009

En la fête de sainte Marie Madeleine, une des deux lectures au choix est un passage de la deuxième lettre de paul aux Corinthiens [5, 14-17], où nous pouvons lire ce verset :  » Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.  » Il est possible, bien sûr, d’accueillir ce texte, de le méditer et de le comprendre comme un appel à une conversion personnelle, comme une interpellation de notre vie spirituelle. Mais en épuisons-nous le sens si nous le réduisons à cette dimension ? Certainement pas, et même j’ai le sentiment que c’est à contre-sens que nous le lisons. Si nous sommes invités à ne plus nous  » centrer sur nous-mêmes « , c’est certainement pour nous décentrer de nous-mêmes et pour nous recentrer sur Dieu. Mais où croisons-nous Dieu ? Dans le seul silence de notre prière, de notre recueillement ? Non, Dieu est côtoyé dans tous nos contacts humains, nos relations professionnelles, nos liens familiaux, mais aussi dans notre façon de mettre en oeuvre le  » bien commun  » par le  » développement intégral de tout l’homme et de tous les hommes », comme nous le rappelle Benoît XVI dans son encyclique [encore fraîche à nos mémoires], Caritas in veritate, à la suite de tout l’enseignement social de ses prédécesseurs.  » La charité dans la vérité « , c’est lutter pour que tout homme et donc tous les hommes puissent avoir accès à la culture, à un  » travail décent  » [expression de l'encyclique], à l’eau, à la nourriture… à la santé.  

C’est ce qui me traversait l’esprit quand je lisais ce matin dans le journal La Croix, le compte-rendu du congrès international consacré au Sida, qui se déroule au Cap en Afrique du Sud. Un rapport écrit :  » On s’attend à une perturbation des programmes de prévention et de traitement du VIH d’ici à la fin de l’année dans 22 nations « . De plus, il est déjà patent que du fait du retard des contributions des pays du Nord, s’il n’y a pas encore interruption de soins dans certains pays pour ceux qui sont en cours de traitement, de nouveaux malades ne peuvent être pris en charge, mettant en péril leur vie ! Ne parlons pas du ralentissement cocnernant la recherche d’un vaccin [une chute de 10 % des investissements est estimée].

 » La charité dans la vérité  » exige de faire la vérité dans la charité : ne plus tolérer qu’il y ait un régime de soins pour les uns et un autre pour les délaissés [et cela ne concerne certainement pas uniquement le sida et des pays en développement]. En feuilletant le même journal, les applications ne manquaient pas . L’Evangile est une bonne nouvelle qui dérange et qui suscite l’engagement si elle peut travailler à faire la vérité dans notre agir.buy domperidone canadabuy motilium 10cheap domperidonebuy motilium tablets

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Une invitation qui dérange

Mercredi, mai 6th, 2009

Dans le quotidien La Croix d’hier [5 mai 2009], il y avait une information qui, malheureusement, est passée sous silence dans les autres médias… français, car elle a connu un certain retentissement au-delà des Pyrénées. Comme c’est une image positive de l’Eglise, je ne résiste pas au plaisir de la transmettre. Cela change et cela fait du bien.

Lors de la messe chrismale [messe au début de la Semaine Sainte qui, d'ordinaire réunit tout le clergé d'un diocèse autour de son évêque et, bien sûr, tous les fidèles qui le désirent], l’évêque de Ségovie a invité le clergé du diocèse à verser, à la Caritas, 10 % de son salaire du mois de mai [la plupart des prêtres " gagnent " entre 600 € et 900 € par mois], pour contribuer à aider ceux qui sont victimes de la crise. La directrice de la Caritas locale commente :  » Nous avons déjà eu des dons, non pas des curés mais de laïcs qui étaient présents à la messe chrismale « . Le diocèse de Ségovie a fait des émules puisque deux autres diocèses ont emboîté le pas. Dans un autre diocèse espagnol, celui de Gérone, l’évêché a demandé  » que les chefs d’entreprise et les élus de sa région réduisent leur salaire. Selon lui, la pauvreté croissante et la hausse du chômage méritent que les entrepreneurs montrent l’exemple. Une intervention rare dans le champ social et politique  » [La Croix].

Cette information m’est revenue à l’esprit , en lisant ce matin, la première phrase de la lecture de ce jour [Actes des apôtres 12, 24-13, 5] :  » La Parole de  Dieu était féconde et se multipliait « . Cette fécondité de la Parole ne se limite pas à la croissance du nombre de baptêmes, du nombre de communions,… même pourrait-on dire cela n’est que conséquences. La fécondité première, n’est-ce pas que la vocation fondatrice de l’homme s’accomplisse, vocation qui consiste à s’accueillir comme fils d’un unique Père et à accueillir les autres comme frères, et donc à considérer que tout ce qui nous est donné l’est comme don à partager, même les revenus, pour que tous bénéficient du  » bien commun « . C’est dans la mesure où les chrétiens s’engagent [s'engageront] dans la société de la sorte, que la Parole  » se multipliera « , et, elle se multipliant, qu’un monde autre adviendra.

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Au-delà d’une inscription…

Mardi, avril 28th, 2009

Avec un peu de recul, et guidé par la page d’évangile de ce jour [Jean 6, 30-35], je reviens sur un point d’achoppement pour certains catholiques. En me déplaçant dans différents diocèses, j’ai pu entendre une même constatation, qui exprimait une consternation : suite aux prises de position de  » l’Eglise, du pape, ou de tel évêque « , prises de position réelles ou supposées [!], un certain nombre de personnes écrivent à leur paroisse de baptême [c'est déjà beau qu'ils s'en souviennent], ou à défaut à l’évêché dont ils pensent qu’elle dépend ou sur le territoire duquel ils habitent. Ils écrivent pourquoi ? Là, l’expression varie : certains demandent à être  » débaptisés « , d’autres à être rayés des listes de baptême. Certes, tous expriment leurs souffrances, leurs incompréhensions, leurs peurs de voir advenir une Eglise ou une autre dans laquelle ils disent ne pas se reconnaître. Nous nous retrouvons en 1996, lorsque Jean-Paul II était venu célébrer le 1500ème anniversaire du baptême de Clovis : cela avait entraîné un mouvement semblable. Il est vrai que cette réaction peut surprendre. Elle témoigne d’une méconnaissance de ce qu’est le baptême, que l’on peut approcher de bien des manières.

Sans juger, je dirais que ces hommes et ces femmes se trouvent dans la situation des interlocuteurs de Jésus. Tout se passerait bien si Jésus donnait à voir un signe qui convienne, qui soit adapté à ce qu’ils recherchent… Jésus déplace son auditoire, le bouscule en lui affirmant : le pain que vos pères ont mangé… Moi, je suis le pain de vie. Il ne prononce pas la parole attendue, ni n’accomplit le signe voulu, mais il provoque pour leur permettre d’avancer sur un chemin possible d’humanisation, en se coupant d’images religieuses obsolètes.

Ceux qui veulent se retirer, parce qu’ils ne voient ni n’entendent ce qu’ils aimeraient, peut-être que le Christ les invite à se recentrer sur l’essentiel : l’Eglise n’est pas un club d’initiés, ni un groupement d’intérêts… L’Eglise est le rassemblement de ceux à qui le Christ dit avec force :  » Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif « . Etre d’Eglise, ce n’est pas être couché sur un registre, mais c’est être mis debout dans ce monde !online fluoxetinegeneric fluoxetinefluoxetine genericBuy fluoxetine online

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Que l’homme soit au centre !

Mardi, avril 7th, 2009

La page d’évangile de ce jour (Jean 13, 21-33, 36-38), en ce mardi de la semaine sainte [semaine qui nous invite à entrer dans le mystère du Christ accomplissant notre humanité en lui révélant sa dimension divine], nous propose de rencontrer Judas dont le coeur a pris parti [pas seulement pour de l'argent] et Pierre qui est rappelé à plus de modestie : l’un va trahir, l’autre renier. Il ne s’agit pas de soupeser ce qui est le plus grave ou ce qui l’est moins, mais il faut prendre acte que l’un comme l’autre se sont détournés de celui qui pouvait leur donner sens. 

En écho, à ces deux hommes et à leurs manières de faire et d’être, je recevais la campagne proposée par la Conférence des évêques de France et relayée par le journal La Croix : « Vos idées contre la crise ». Nous sommes tous à nous interroger ou à nous inquiéter face à cette « crise » qui nous déborde de tous côtés. Monseigneur Jean-Charles Descubes a raison de rappeler :  » Mais, au-delà de ce que l’on peut dire en termes généraux, il y a une autre dimension de la pensée sociale de l’Eglise : donner des repères qui ne soient pas seulement théoriques mais qui engagent la pratique. Cette dimension pratique est même constitutive de la pensée sociale de l’Eglise  » (La Croix, 6 avril 2009). Suite à une question concernant la future encyclique sociale de Benoît XVI, il ajoutait :  » Cette encyclique ne pourra pas fournir des solutions toutes faites, mais elle permettra de faire le lien entre différentes dimensions de la pensée sociale chrétienne, avec ce maître mot : que l’homme soit au centre « .

 » Que l’homme soit au centre « , notre engagement de disciple du Christ ne doit ni le trahir, ni le renier. Il nous appelle à être au service de l’Homme, en nous mettant au service de l’autre, notre familier, notre proche, notre voisin, notre collègue, notre condisciple, nos relations… Aussi, je vous transmets la proposition trouvée dans La Croix (6 avril 2009) à laquelle chacun peut certainement apporter un bout de réponse :  » l’Esprit saint sème en nous des milliers d’idées. Il nous laisse le soin de les transformer en réalité… presque toutes à la portée de chacun  » (Jacques Turck, La Croix 6 avril 2009).

Vos idées contre la crise

Que faire contre la crise économique ? A leur niveau, les Etats cherchent encore la réponse, multipliant les plans de relance et les mesures de soutien aux secteurs en difficulté. Mais que peut-on faire à l’échelle locale, dans sa ville ou son quartier, dans son entreprise, au sein de son association ou dans sa paroisse ? Comment préserver ou créer de l’emploi, malgré tout ? Comment agir, comment aider ? Comment lutter contre la morosité ? « La Croix » vous invite à faire part de projets innovants ou à proposer des idées pour résister à la crise et pour se préparer à en sortir.

Contact : La Croix/Vos idées contre la crise, 18 rue Barbès, 92128 Montrouge Cedex.

Courriel : ou sur

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La vérité vous rendra libres

Mercredi, avril 1st, 2009

Aujourd’hui, nous pouvons lire, dans l’évangile selon Jean, ce morceau de pharse, dont beaucoup usent pensant qu’il appartient à un quelconque livre de philososphie ou de sagesse, alors que nous le trouvons en Jean 8, 32.

C’est l’expérience que nous pouvons vivre quand nous acceptons de regarder lucidement nos vies, nos relations (quelles qu’elles soient), nos engagements en tous domaines et d’en éliminer ou d’en transformer tout ce qui nous semble contrevenir à la « vérité ».

Origène, prêtre et théologien (185-253), écrivait sur ce sujet les lignes ci-dessous qui gardent toute leur actualité et toute leur force :

« Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2 Co 3,17)… Comment pourrons-nous trouver cette liberté, nous qui sommes les esclaves du monde, les esclaves de l’argent, les esclaves des désirs de la chair ? Certes, je m’efforce de me corriger, je me juge moi-même, je condamne mes fautes. Que mes auditeurs examinent de leur côté ce qu’ils pensent de leur propre coeur. Mais, je le dis en passant, tant que je suis lié par l’une de ces attaches, je ne suis pas converti au Seigneur, je n’ai pas atteint la vraie liberté, puisque de telles affaires, de tels soucis sont encore capables de me retenir… Il est écrit, nous le savons : « Chacun est esclave de ce qui le domine » (2 P 2,19). Même si je ne suis pas dominé par l’amour de l’argent, même si je ne suis pas lié par le souci des biens et des richesses, je suis cependant avide de louange et désireux de gloire humaine, quand je tiens compte du visage que me montrent les hommes et des paroles qu’ils disent de moi, quand je me soucie de savoir ce qu’un tel pense de moi, comment tel autre m’estime, quand je crains de déplaire à l’un et désire plaire à l’autre. Tant que j’ai ces préoccupations, je suis leur esclave. Mais je voudrais faire effort pour me libérer, tâcher de me dégager du joug de cet esclavage honteux et de parvenir à cette liberté dont nous parle l’apôtre Paul : « Vous avez été appelés à la liberté ; ne vous rendez pas esclaves des hommes » (Ga 5,13;1 Co 7,23). Mais qui me procurera cette liberté ? Qui me délivrera de cet esclavage honteux, sinon celui qui a dit : « Si c’est le Fils qui vous rend libres, alors vous serez vraiment libres »… Servons donc fidèlement, « aimons de tout notre coeur, de toute notre âme, de toutes nos forces le Seigneur notre Dieu » (Mc 12,30) pour mériter de recevoir du Christ Jésus notre Seigneur le don de la liberté. » (Homélies sur l’Exode).

Il est vrai que parcourant les journaux de ce jour ces mots d’Origène peuvent trouver de multiples points d’application. Que ce soit la réunion du G 20, les affaires de fraude de grands groupes industriels français, les parachutes « dorés » (ne faudrait-il pas plutôt écrire « argentés ») de certains dirigeants dont le mérite n’est pas toujours la réussite des entreprises qui leur étaient confiées…

Et si je lis « le journal de mon quotidien »…dapoxetine price in pakistangeneric dapoxetineviagra with dapoxetine onlinebuy dapoxetine in india

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Un morceau de phrase hors contexte

Vendredi, mars 20th, 2009

Une fois de plus, un certain nombre de médias se sont emparés d’un morceau de phrase sorti de son contexte, l’ont « diabolisé » et ont déchaîné sur la « foi » de leur interprétation (forcément réductrice, du fait du procédé) une campagne, invitant leur public à prendre position.

Ne serait-il pas juste si on prétend informer de livrer au public le « texte » plutôt que son interprétation. Alors ledit public pourrait se faire son opinion et ainsi s’exprimer en connaissance de cause. Nous n’avons nul besoin d’un « prêt-à-penser » asséné depuis des convictions individuelles.

Grosso modo, des médias ont relaté que Benoît XVI, dans une conférence de presse à bord de l’avion qui le conduisait en Afrique, aurait dit : « on ne peut résoudre un fléau (= le sida) en distribuant des préservatifs : au contraire cela risque d’augmenter le problème ». Phrase prise hors contexte qui serait déconcertante, voire scandaleuse.

Or qu’a-t-il dit ? Je vous livre la question du journaliste et la réponse du pape :

« - Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. la position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant le voyage ?

- Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lute contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les soeurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font. »

Il s’agit donc non d’une condamnation aveugle du préservatif, mais – et là le pape est dans son rôle – prenant acte des efforts déployés par des institutions ecclésiales [très nombreuses sur le sol africain] pour lutter contre ce « fléau » (dont il sait très bien que la distribution de préservatifs, dans un premier temps, n’est pas absente) il souligne qu’il est urgent ne pas se contenter de pallier les conséquences d’un mal, mais qu’il faut aussi agir en amont pour, redonnant du sens, aider en profondeur à lutter contre les origines du mal en question. Il est intéressant de noter comment il fait jouer ensemble les adjectifs « spirituel et humain » qui invitent à construire l’homme en lui offrant la possibilité de s’édifier sur un sens (le spirituel bien compris, qui ne se limite pas au religieux) sans se contenter de « bénir les distributions de préservatifs ».

Si réellement on veut aider un autre à grandir, il est nécessaire de travailler avec lui à ce qui peut le lui permettre, parfois en posant des exigences qui vécues l’autoriseront non à subir l’immédiateté de ses pulsions ou de ses instincts, mais à diriger son existence vers un ailleurs, toujours plus haut et toujours plus grand… autrement dit à devenir homme, à s’humaniser. Nous sommes loin à ce moment là de simplement savoir s’il faut ou non, uniquement, distribuer des préservatifs !

Nous sommes en revanche au plus près de la page d’évangile de ce jour [Marc 12, 28-34] dans laquelle Jésus lie deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force » (c’est-à-dire avec toute ta vie et tout ce qui la constitue, même ta sexualité) et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (existe-t-il une manière d’aimer plus belle que de tout mettre en oeuvre pour conduire l’autre sur le chemin de la vie avec ce qu’il porte de plus noble en lui ?). 

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Cela fait un peu désordre

Vendredi, mars 13th, 2009

L’honnêteté, malgré l’heure tardive, m’oblige à remettre un message.

En effet, en parcourant les journaux en ligne, en fin de soirée, j’ai trouvé ce qui suit (voir la fin du message). Mais le revirement de l’Eglise du Brésil et de tous ceux qui avaient pris fait et cause en faveur de sa position interroge sur le poids d’une parole. Je sais qu’on pourra me rétorquer qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Je me demande quand même s’il n’aurait pas été possible d’éviter d’ajouter ce « discrédit » sur l’image de l’Eglise dans sa totalité, car c’est bien de cela qu’il s’est agi, alors qu’un zeste de compassion, une pointe de bon sens, et un soupçon d’intelligence (au sens de compréhension) des textes invoqués auraient suffi à faire une recette qui aurait évité tous les désagréments pour lesquels il faudra du temps pour se démarquer… à moins que d’ici là… 

« Les évêques brésiliens nient l’excommunication

La Conférence nationale des évêques du Brésil [CNBB] a désavoué l’archevêque de Recife qui a excommunié la mère d’une enfant de 9 ans ayant avorté de jumeaux à la suite d’un viol, ainsi que toute l’équipe médicale, et a nié l’excommunication.

Après l’avortement réalisé la semaine dernière dans un hôpital de Recife [nord-est du Brésil], l’archevêque José Cardoso Sobrinho avait argué qu’aux yeux de l’Eglise catholique l’avortement était un crime et que la loi de Dieu était au-dessus de celle des hommes pour justifier l’excommunication.

 Néanmoins, pour le secrétaire général de la CNBB, Mgr Dimas Lara Barbosa, la mère de l’enfant a agi sous la pression des médecins et dans le seul but de sauver la vie de sa fille et c’est pourquoi elle ne peut être excommuniée.

 

Il faut tenir compte des circonstances, a souligné Mgr Barbosa. Pour les médecins, seuls seront excommuniés ceux qui pratiquent l’avortement systématiquement, a ajouté Mgr Barbosa lors d’une conférence de presse.

 

Mgr Sobrinho n’a excommunié personne

 

Au Vatican, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques avait justifié quant à lui l’excommunication de la mère et de tout le corps médical, en affirmant que les jumeaux que la fillette portait avaient le droit de vivre, dans un entretien samedi dernier au quotidien La Stampa.

 

Dans une tentative de minimiser les déclarations de l’archevêque de Recife qui avait été jusqu’à dire que l’avortement était pire que le viol, le président de la CNBB, Mgr Geraldo Lyra Rocha, a déclaré que les propos de son collègue avaient été mal interprétés.

 

Mgr Sobrinho n’a excommunié personne. Il a agi en fonction de sa propre sensibilité. Je suis sûr qu’il ne voulait blesser personne mais attirer l’attention sur une certaine permissivité en ce qui concerne l’avortement.

 

L’interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Cela n’empêche pas un million de femmes d’avorter clandestinement, lors d’opérations qui coûtent la vie à des milliers d’entre elles chaque année, selon les autorités.

 

la-croix.com avec AFP

13 mars 2009 « 

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Bonne nouvelle !

Vendredi, mars 13th, 2009

La lecture de ce jour (Genèse 37, 3-28) m’a invité à prier avec ce que les uns et les autres ont pu écrire ces jours derniers dans les journaux, sur divers sites, sur ce blog… et à en faire mémoire. En effet, il s’agit du récit de Joseph vendu par ses frères. Nous avons déjà souvent lu cette histoire, nous nous nourrissons d’un des divers sens qui peuvent lui être donnés. Personnellement, je me suis arrêté à la dernière phrase : « Quand arriva la caravane, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Egypte ». Cela donne l’impression d’une impasse… Mais nous connaissons la suite : nous savons que cette impasse se révèlera la route empruntée par la poursuite du dessein divin. Là où tout semblait devoir buter, tout a continué ! Cela m’a rappelé cette phrase de Charles de Foucauld : « Dieu fait servir les vents contraires pour nous conduire au port ».

Il me semble à repenser à tout ce qui a été écrit suite au « NON » formulé sur ce blog, il y a quelques jours, que, pour l’Eglise, des « vents contraires » ont paru se lever et bousculer la barque sur laquelle nous avons pris place, mais ne serait-ce pas pour la conduire au « port » ? En effet, quelle émotion à lire les prises de position, diverses et variées ! Il était perceptible que l’Eglise comme « peuple », comme « communion »,… vivait. Beaucoup ont pris la parole pour dire leur mal, leur souffrance, leur incompréhension, leur difficulté à se situer… Mais ils ont pris la parole. Ils ne se sont pas retirés, bouche bée, sur la pointe des pieds, parce qu’un évêque avait parlé. Peut-être qu’à travers ce fait triste, malheureux, regrettable, et la décision prise par l’archevêque de Recife, un certain nombre de catholiques ont pu dire : l’Eglise qui doit parler, c’est aussi nous… il n’y a pas qu’à attendre une parole d’en haut. Les chrétiens n’ont pas à être aux ordres d’une instance… ils reçoivent comme cette instance l’appui de l’Esprit Saint qui peut leur inspirer les mots à dire pour s’encourager mutuellement à chercher la volonté de Dieu. Pour moi, ce fut, là, une bonne nouvelle !

De plus, je pense que vous l’avez constaté, quelques évêques ne sont pas restés muets et ont exprimé des choses fortes et riches pour l’Eglise. Si vous n’avez pu lire cela, je vous invite à aller sur le site de la Conférence des évêques de France, ou sur celui de La Croix.

En un mot, ce que j’ai entendu à travers les prises de parole, les vôtres et celles exprimées ailleurs (même par celles qui furent parfois discourtoises, et donc non publiées), c’est qu’un amour commun de l’Eglise nous anime et qu’un désir commun nous habite : qu’elle soit le témoin de ce message unique qui peut donner sens à la vie : la miséricorde aimante du Père, révélée en Jésus le Christ, et reçue dans l’Esprit qui nous en fait vivre. Il y a là un chemin nouveau qui peut se dessiner.

Peut-être, cette prière de Marie Noël (1883-1968), dans ses « Notes intimes » peut nous aider : « Seigneur, comme l’époux amène sa jeune épouse dans la maison qu’elle ne connaît pas et que la belle-mère gouverne, Tu m’as emmenée pour vivre avec Toi dans la maison de Mère Eglise. La jeune épouse doit vivre avec sa belle-mère, et la loi de la belle-mère est souvent plus dure que celle de l’époux. La belle-mère parfois commande plus qu’elle ne devrait, elle abuse de son âge, de son expérience, de son autorité, du respect qu’elle inspire. Et la petite bru la craint. Elle n’ose pas respirer à sa guise à côté d’elle. Mais, pour l’amour de l’époux, elle se soumet. Ainsi, Seigneur, chez Mère Eglise, je n’ose guère être moi-même. Je me tais. J’ai peur d’elle dès que je pense – je redoute ses mains humaines qui sont dures et inflexibles – mais pour l’amour de Toi, Seigneur, je ferai tout ce qu’elle voudra. Il est bon qu’elle me surveille et qu’elle m’empêche d’être un peu folle trop légèrement, à tes côtés, comme une petite fille sans savoir ni sagesse. Elle sait mieux que moi ce qui convient. Mais, ô Toi, mon Seigneur que j’aime, Toi, en qui j’ai ma seule défense, dis-lui qu’elle ne serre pas trop sur ma poitrine ses mains puissantes, dis-lui qu’elle me laisse respirer un peu. Si Tu le lui dis, mon Seigneur, elle T’écoutera, Toi, qu’elle aime, elle m’épargnera à cause de Toi. Et nous nous aimerons l’un l’autre, parce que nous T’aimons et que tu nous aimes ».

Benoît XVI écrit dans sa lettre aux évêques de l’Eglise catholique, datée du 10 mars, citant saint Paul : « Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres ! (Galates 5, 15) ,  et il continue : « J’ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce « mordre et dévorer » existe aussi aujourd’hui dans l’Eglise comme expression d’une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates ? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations ? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté ? Et que toujours nous devions apprendre la priorité suprême : l’amour ? » 

Oui, que ce soit l’amour qui guide notre liberté (en particulier d’expression) pour faire de l’Eglise, le Corps du Christ où tous les membres sont importants, du plus prestigieux au plus faible (cf. 1 Corinthiens 12), où toutes les voix content de même que toutes les voies comptent !buy sildalis onlinebuy sildalissildalis onlineonline sildalis

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