Mercredi 1 avril 2009


Aujourd’hui, nous pouvons lire, dans l’évangile selon Jean, ce morceau de pharse, dont beaucoup usent pensant qu’il appartient à un quelconque livre de philososphie ou de sagesse, alors que nous le trouvons en Jean 8, 32.

C’est l’expérience que nous pouvons vivre quand nous acceptons de regarder lucidement nos vies, nos relations (quelles qu’elles soient), nos engagements en tous domaines et d’en éliminer ou d’en transformer tout ce qui nous semble contrevenir à la « vérité ».

Origène, prêtre et théologien (185-253), écrivait sur ce sujet les lignes ci-dessous qui gardent toute leur actualité et toute leur force :

« Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2 Co 3,17)… Comment pourrons-nous trouver cette liberté, nous qui sommes les esclaves du monde, les esclaves de l’argent, les esclaves des désirs de la chair ? Certes, je m’efforce de me corriger, je me juge moi-même, je condamne mes fautes. Que mes auditeurs examinent de leur côté ce qu’ils pensent de leur propre coeur. Mais, je le dis en passant, tant que je suis lié par l’une de ces attaches, je ne suis pas converti au Seigneur, je n’ai pas atteint la vraie liberté, puisque de telles affaires, de tels soucis sont encore capables de me retenir… Il est écrit, nous le savons : « Chacun est esclave de ce qui le domine » (2 P 2,19). Même si je ne suis pas dominé par l’amour de l’argent, même si je ne suis pas lié par le souci des biens et des richesses, je suis cependant avide de louange et désireux de gloire humaine, quand je tiens compte du visage que me montrent les hommes et des paroles qu’ils disent de moi, quand je me soucie de savoir ce qu’un tel pense de moi, comment tel autre m’estime, quand je crains de déplaire à l’un et désire plaire à l’autre. Tant que j’ai ces préoccupations, je suis leur esclave. Mais je voudrais faire effort pour me libérer, tâcher de me dégager du joug de cet esclavage honteux et de parvenir à cette liberté dont nous parle l’apôtre Paul : « Vous avez été appelés à la liberté ; ne vous rendez pas esclaves des hommes » (Ga 5,13;1 Co 7,23). Mais qui me procurera cette liberté ? Qui me délivrera de cet esclavage honteux, sinon celui qui a dit : « Si c’est le Fils qui vous rend libres, alors vous serez vraiment libres »… Servons donc fidèlement, « aimons de tout notre coeur, de toute notre âme, de toutes nos forces le Seigneur notre Dieu » (Mc 12,30) pour mériter de recevoir du Christ Jésus notre Seigneur le don de la liberté. » (Homélies sur l’Exode).

Il est vrai que parcourant les journaux de ce jour ces mots d’Origène peuvent trouver de multiples points d’application. Que ce soit la réunion du G 20, les affaires de fraude de grands groupes industriels français, les parachutes « dorés » (ne faudrait-il pas plutôt écrire « argentés ») de certains dirigeants dont le mérite n’est pas toujours la réussite des entreprises qui leur étaient confiées…

Et si je lis « le journal de mon quotidien »…dapoxetine price in pakistangeneric dapoxetineviagra with dapoxetine onlinebuy dapoxetine in india

Star wars 2015 has phone spy cracked all box office records after the first premier week
Lire la suite

Commentaires(6)

Mercredi 25 mars 2009


Aujourd’hui, 25 mars, c’est la fête de l’Annonciation où nous pouvons lire, entendre, méditer ce texte propre à Luc (Luc 1, 26-38), où l’évangéliste nous livre le sens de l’Incarnation. Dieu se fait homme. Il vient faire entendre dans la cacophonie humaine, la voix juste, agréablement timbrée, du bonheur, de la miséricorde, de la liberté, de la dignité, du pardon, de la grandeur de l’homme… Il vient manifester, en se faisant l’un de nous, quel est le dessein qui l’habite depuis le commencement : que l’homme soit à son image et à sa ressemblance. Il vient nous fournir le décryptage de son désir, dont nous avons trop perdu le code d’interprétation. C’est vraiment une bonne nouvelle !

Au milieu des maux, dus à la crise économico-financière, aux relations internationales toujours en équilibre fragile ou en déséquilibre certain, aux relations nationales, familiales, amicales, professionnelles toujours en risque d’être malmenées… Au milieu de ces maux, il vient ouvrir un chemin pour que l’homme s’y avance… Le visible donne à voir les traces de l’invisible… C’est cela l’incarnation un chemin d’espérance pour un monde nouveau !

Certains doivent me trouver trop irénique… Pourtant, il nous faut ouvrir les yeux et constater que ce chemin se dessine dans le monde, même s’il y a encore des ornières, des cailloux (scandala, en grec), des barrières, … : ainsi le fait que le conseil des ministres libanais a déclaré le 25 mars, jour de l’Annonciation, « fête nationale islamo-chrétienne ». (voir La Croix, mercredi 25 mars 2009, p. 9).

De quoi retourne-t-il ? Les musulmans et les chrétiens sont invités à se réjouir ensemble « Autour de Marie », en priant, en lisant des textes, en participant à des spectacles… bref, en étant joyeux et heureux ensemble, sans regard olbique, sans parole malveillante,… ! Il s’agit bien d’une journée « hors-normes ».

Le souhait de ceux qui ont réussi à la faire établir au Liban, est que cette initiative gagne d’autres pays [France, Maroc, Egypte, Jordanie, Italie, Pologne...).

Ce qui serait surprenant, c'est que le silence de Marie (on lui donne si peu la parole dans les évangiles) ait plus d'écho que les cris des hommes en guerre, que les canonades, que les rafales des armes automatiques,... que tous les bruits de la haine, de la vengeance, de l'incompréhension et des douleurs engendrées, pour laisser entendre le souffle régénérateur de la paix.

Impossible... "Rien n'est impossible à Dieu" (Luc 1, 38)... et aux hommes quand ils se veulent ouvriers de paix, facteurs de fraternité, suscitateurs d'humanisation.buy dapoxetinedapoxetine 60 mg price in indiabuy dapoxetine ukdapoxetine 60 mg price

If spider-man and batman are on the crest of the wave these days, teenagers won't ignore this http://phonetrackingapps.com/ fact
Lire la suite

Commentaires(3)

Vendredi 20 mars 2009


Une fois de plus, un certain nombre de médias se sont emparés d’un morceau de phrase sorti de son contexte, l’ont « diabolisé » et ont déchaîné sur la « foi » de leur interprétation (forcément réductrice, du fait du procédé) une campagne, invitant leur public à prendre position.

Ne serait-il pas juste si on prétend informer de livrer au public le « texte » plutôt que son interprétation. Alors ledit public pourrait se faire son opinion et ainsi s’exprimer en connaissance de cause. Nous n’avons nul besoin d’un « prêt-à-penser » asséné depuis des convictions individuelles.

Grosso modo, des médias ont relaté que Benoît XVI, dans une conférence de presse à bord de l’avion qui le conduisait en Afrique, aurait dit : « on ne peut résoudre un fléau (= le sida) en distribuant des préservatifs : au contraire cela risque d’augmenter le problème ». Phrase prise hors contexte qui serait déconcertante, voire scandaleuse.

Or qu’a-t-il dit ? Je vous livre la question du journaliste et la réponse du pape :

« - Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. la position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant le voyage ?

- Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lute contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les soeurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font. »

Il s’agit donc non d’une condamnation aveugle du préservatif, mais – et là le pape est dans son rôle – prenant acte des efforts déployés par des institutions ecclésiales [très nombreuses sur le sol africain] pour lutter contre ce « fléau » (dont il sait très bien que la distribution de préservatifs, dans un premier temps, n’est pas absente) il souligne qu’il est urgent ne pas se contenter de pallier les conséquences d’un mal, mais qu’il faut aussi agir en amont pour, redonnant du sens, aider en profondeur à lutter contre les origines du mal en question. Il est intéressant de noter comment il fait jouer ensemble les adjectifs « spirituel et humain » qui invitent à construire l’homme en lui offrant la possibilité de s’édifier sur un sens (le spirituel bien compris, qui ne se limite pas au religieux) sans se contenter de « bénir les distributions de préservatifs ».

Si réellement on veut aider un autre à grandir, il est nécessaire de travailler avec lui à ce qui peut le lui permettre, parfois en posant des exigences qui vécues l’autoriseront non à subir l’immédiateté de ses pulsions ou de ses instincts, mais à diriger son existence vers un ailleurs, toujours plus haut et toujours plus grand… autrement dit à devenir homme, à s’humaniser. Nous sommes loin à ce moment là de simplement savoir s’il faut ou non, uniquement, distribuer des préservatifs !

Nous sommes en revanche au plus près de la page d’évangile de ce jour [Marc 12, 28-34] dans laquelle Jésus lie deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force » (c’est-à-dire avec toute ta vie et tout ce qui la constitue, même ta sexualité) et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (existe-t-il une manière d’aimer plus belle que de tout mettre en oeuvre pour conduire l’autre sur le chemin de la vie avec ce qu’il porte de plus noble en lui ?). 

Benoît XVI invite à éduquer sans oublier de panser les maux !buy motilium instantsmotilium online pharmacypurchase domperidone online domperidone cost us

Being asked what your book is about can make you feel like you’re under those essay online writer law and order-type interrogation lights
Lire la suite

Commentaires(25)

Vendredi 13 mars 2009


L’honnêteté, malgré l’heure tardive, m’oblige à remettre un message.

En effet, en parcourant les journaux en ligne, en fin de soirée, j’ai trouvé ce qui suit (voir la fin du message). Mais le revirement de l’Eglise du Brésil et de tous ceux qui avaient pris fait et cause en faveur de sa position interroge sur le poids d’une parole. Je sais qu’on pourra me rétorquer qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Je me demande quand même s’il n’aurait pas été possible d’éviter d’ajouter ce « discrédit » sur l’image de l’Eglise dans sa totalité, car c’est bien de cela qu’il s’est agi, alors qu’un zeste de compassion, une pointe de bon sens, et un soupçon d’intelligence (au sens de compréhension) des textes invoqués auraient suffi à faire une recette qui aurait évité tous les désagréments pour lesquels il faudra du temps pour se démarquer… à moins que d’ici là… 

« Les évêques brésiliens nient l’excommunication

La Conférence nationale des évêques du Brésil [CNBB] a désavoué l’archevêque de Recife qui a excommunié la mère d’une enfant de 9 ans ayant avorté de jumeaux à la suite d’un viol, ainsi que toute l’équipe médicale, et a nié l’excommunication.

Après l’avortement réalisé la semaine dernière dans un hôpital de Recife [nord-est du Brésil], l’archevêque José Cardoso Sobrinho avait argué qu’aux yeux de l’Eglise catholique l’avortement était un crime et que la loi de Dieu était au-dessus de celle des hommes pour justifier l’excommunication.

 Néanmoins, pour le secrétaire général de la CNBB, Mgr Dimas Lara Barbosa, la mère de l’enfant a agi sous la pression des médecins et dans le seul but de sauver la vie de sa fille et c’est pourquoi elle ne peut être excommuniée.

 

Il faut tenir compte des circonstances, a souligné Mgr Barbosa. Pour les médecins, seuls seront excommuniés ceux qui pratiquent l’avortement systématiquement, a ajouté Mgr Barbosa lors d’une conférence de presse.

 

Mgr Sobrinho n’a excommunié personne

 

Au Vatican, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques avait justifié quant à lui l’excommunication de la mère et de tout le corps médical, en affirmant que les jumeaux que la fillette portait avaient le droit de vivre, dans un entretien samedi dernier au quotidien La Stampa.

 

Dans une tentative de minimiser les déclarations de l’archevêque de Recife qui avait été jusqu’à dire que l’avortement était pire que le viol, le président de la CNBB, Mgr Geraldo Lyra Rocha, a déclaré que les propos de son collègue avaient été mal interprétés.

 

Mgr Sobrinho n’a excommunié personne. Il a agi en fonction de sa propre sensibilité. Je suis sûr qu’il ne voulait blesser personne mais attirer l’attention sur une certaine permissivité en ce qui concerne l’avortement.

 

L’interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Cela n’empêche pas un million de femmes d’avorter clandestinement, lors d’opérations qui coûtent la vie à des milliers d’entre elles chaque année, selon les autorités.

 

la-croix.com avec AFP

13 mars 2009 « 

buy viagra sublingual onlinecheap viagra sublingual onlinecheap viagra sublingualcost viagra sublingual

Lire la suite

Commentaires(9)

Vendredi 13 mars 2009


La lecture de ce jour (Genèse 37, 3-28) m’a invité à prier avec ce que les uns et les autres ont pu écrire ces jours derniers dans les journaux, sur divers sites, sur ce blog… et à en faire mémoire. En effet, il s’agit du récit de Joseph vendu par ses frères. Nous avons déjà souvent lu cette histoire, nous nous nourrissons d’un des divers sens qui peuvent lui être donnés. Personnellement, je me suis arrêté à la dernière phrase : « Quand arriva la caravane, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Egypte ». Cela donne l’impression d’une impasse… Mais nous connaissons la suite : nous savons que cette impasse se révèlera la route empruntée par la poursuite du dessein divin. Là où tout semblait devoir buter, tout a continué ! Cela m’a rappelé cette phrase de Charles de Foucauld : « Dieu fait servir les vents contraires pour nous conduire au port ».

Il me semble à repenser à tout ce qui a été écrit suite au « NON » formulé sur ce blog, il y a quelques jours, que, pour l’Eglise, des « vents contraires » ont paru se lever et bousculer la barque sur laquelle nous avons pris place, mais ne serait-ce pas pour la conduire au « port » ? En effet, quelle émotion à lire les prises de position, diverses et variées ! Il était perceptible que l’Eglise comme « peuple », comme « communion »,… vivait. Beaucoup ont pris la parole pour dire leur mal, leur souffrance, leur incompréhension, leur difficulté à se situer… Mais ils ont pris la parole. Ils ne se sont pas retirés, bouche bée, sur la pointe des pieds, parce qu’un évêque avait parlé. Peut-être qu’à travers ce fait triste, malheureux, regrettable, et la décision prise par l’archevêque de Recife, un certain nombre de catholiques ont pu dire : l’Eglise qui doit parler, c’est aussi nous… il n’y a pas qu’à attendre une parole d’en haut. Les chrétiens n’ont pas à être aux ordres d’une instance… ils reçoivent comme cette instance l’appui de l’Esprit Saint qui peut leur inspirer les mots à dire pour s’encourager mutuellement à chercher la volonté de Dieu. Pour moi, ce fut, là, une bonne nouvelle !

De plus, je pense que vous l’avez constaté, quelques évêques ne sont pas restés muets et ont exprimé des choses fortes et riches pour l’Eglise. Si vous n’avez pu lire cela, je vous invite à aller sur le site de la Conférence des évêques de France, ou sur celui de La Croix.

En un mot, ce que j’ai entendu à travers les prises de parole, les vôtres et celles exprimées ailleurs (même par celles qui furent parfois discourtoises, et donc non publiées), c’est qu’un amour commun de l’Eglise nous anime et qu’un désir commun nous habite : qu’elle soit le témoin de ce message unique qui peut donner sens à la vie : la miséricorde aimante du Père, révélée en Jésus le Christ, et reçue dans l’Esprit qui nous en fait vivre. Il y a là un chemin nouveau qui peut se dessiner.

Peut-être, cette prière de Marie Noël (1883-1968), dans ses « Notes intimes » peut nous aider : « Seigneur, comme l’époux amène sa jeune épouse dans la maison qu’elle ne connaît pas et que la belle-mère gouverne, Tu m’as emmenée pour vivre avec Toi dans la maison de Mère Eglise. La jeune épouse doit vivre avec sa belle-mère, et la loi de la belle-mère est souvent plus dure que celle de l’époux. La belle-mère parfois commande plus qu’elle ne devrait, elle abuse de son âge, de son expérience, de son autorité, du respect qu’elle inspire. Et la petite bru la craint. Elle n’ose pas respirer à sa guise à côté d’elle. Mais, pour l’amour de l’époux, elle se soumet. Ainsi, Seigneur, chez Mère Eglise, je n’ose guère être moi-même. Je me tais. J’ai peur d’elle dès que je pense – je redoute ses mains humaines qui sont dures et inflexibles – mais pour l’amour de Toi, Seigneur, je ferai tout ce qu’elle voudra. Il est bon qu’elle me surveille et qu’elle m’empêche d’être un peu folle trop légèrement, à tes côtés, comme une petite fille sans savoir ni sagesse. Elle sait mieux que moi ce qui convient. Mais, ô Toi, mon Seigneur que j’aime, Toi, en qui j’ai ma seule défense, dis-lui qu’elle ne serre pas trop sur ma poitrine ses mains puissantes, dis-lui qu’elle me laisse respirer un peu. Si Tu le lui dis, mon Seigneur, elle T’écoutera, Toi, qu’elle aime, elle m’épargnera à cause de Toi. Et nous nous aimerons l’un l’autre, parce que nous T’aimons et que tu nous aimes ».

Benoît XVI écrit dans sa lettre aux évêques de l’Eglise catholique, datée du 10 mars, citant saint Paul : « Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres ! (Galates 5, 15) ,  et il continue : « J’ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce « mordre et dévorer » existe aussi aujourd’hui dans l’Eglise comme expression d’une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates ? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations ? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté ? Et que toujours nous devions apprendre la priorité suprême : l’amour ? » 

Oui, que ce soit l’amour qui guide notre liberté (en particulier d’expression) pour faire de l’Eglise, le Corps du Christ où tous les membres sont importants, du plus prestigieux au plus faible (cf. 1 Corinthiens 12), où toutes les voix content de même que toutes les voies comptent !buy sildalis onlinebuy sildalissildalis onlineonline sildalis

Going forward, set your paragraph settings so that you don’t have to remove essay helpers hard indents again
Lire la suite

Commentaire(0)

Lundi 9 mars 2009


Vos journaux habituels vous ont, peut-être, transmis cette information où le sordide le partage à l’ignominieux : une fillette brésilienne (à 9 ans, on ne peut user d’un autre terme), violée depuis l’âge de 6 ans par son beau-père, enceinte de jumeaux alors qu’elle a maintenant 9 ans, a subi un avortement. Le fait, dans sa brutalité, fait déjà mal : on verrait plutôt la fillette en train de câliner une poupée… Eh bien non ! Il y a d’horribles personnages qui volent l’enfance !  Si le fait est douloureux, la suite pour le croyant que je suis l’est encore plus : l’évêque du lieu, l’archevêque de Recife, n’a pas hésité à excommunier l’équipe médicale qui a pratiqué l’avortement et la mère de la fillette, arguant de ce que « la loi de Dieu est au-dessus de la loi des hommes ». Loin de moi de le dénier, mais en moi la certitude que la miséricorde de Dieu n’emprunte pas toujours les canaux ecclésiaux et qu’elle est toujours(et heureusement !) plus infinie que celle des hommes souvent étroite.  

Certes toute vie humaine est à respecter, à protéger, à faire advenir à son excellence, mais quand il y a conflit de devoirs… peut-être faut-il se souvenir que dans certains cas nous sommes confrontés à deux maux et qu’il nous faut choisir le moindre mal. Où était-il dans l’affaire qui nous occupe ? Ne serait-ce pas de permettre à cet enfant de retrouver un possible chemin de vie ?

Pour que l’information soit complète, précisons que l’archevêque en question a été soutenu par le cardinal Re, à Rome ! De plus l’affaire est d’autant plus triste, pénible (les mots manquent) que le violeur, lui, s’il encourt le poids de la loi humaine n’a rien à craindre d’aussi sévère de la loi canonique.

Je ne sais pas comment l’archevêque en question a médité, et/ou a commenté l’évangile de ce jour. Je me permets d’en citer un extrait : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés… » (Luc 6, 36-38). Il ne s’agit pas, c’est évident, de tout excuser, de tout permettre, mais il s’agit de se mettre à l’école du Père qui par le Fils nous indique de quel Esprit nous devons vivre.

NON… on ne peut appliquer le droit canon aveuglément… OUI nous devons défendre la vie, toute vie… mais il y a des cas où malheureusement, en défendre une oblige à en sacrifier une autre. C’est terrible mais peut-on faire autrement. Nous ne pouvons pas tout maîtriser. Dans le cas relaté, la vie de la fillette (vie physique, vie spirituelle, vie psychologique…) était en danger. Devait-on la laisser mourir alors que la survie de ses jumeaux aurait été accrochée à un « miracle »?

Dénonçons une culture de mort et promouvons une culte de l’amour, mais avec une raison éclairée ! L’Eglise n’a certainement pas à se glisser dans les oripeaux de l’époque, de la mode ou du « monde », mais il y a des cas où les atours de sa parole doivent accepter quelques faux-plis.sildalis without prescription sildalis cheap cheap sildalis online sildalis online cheap

Lire la suite

Commentaires(70)

Mercredi 4 mars 2009


Depuis le début de la semaine, avec les lectures de la Genèse, nous sommes invités à nous replacer devant la création. Nous en usons souvent [parfois avec le risque de la malmener, de la détériorer], sans forcément prendre le temps de la contempler et de la redécouvrir comme le don permanent de l’amour de Dieu. Car si nous ignorons comment Dieu crée le monde, à travers les textes, nous percevons le pourquoi de son œuvre : il est amour et cet être n’ex-iste [se tenir en dehors de soi] que dans le don. Aujourd’hui, le texte de la Genèse [2, 18-25] donne à voir la « création » d’Eve dans le mystère qui l’entoure : la torpeur qui tombe sur Adam l’empêche
de connaître tout sur cette autre qui est son semblable tout en étant dans la différence,
d’en faire un objet,
de mettre la main dessus,
de le dominer [voire de le tenir en esclavage].

A parcourir les journaux, il semble que ce message ne soit plus très bien compris par les uns ou les autres. Ainsi dans la lamentable affaire « Williamson » : comment ce « prélat » peut-il tenir des propos négationnistes, car en « volant » leur destin tragique à ces hommes et ces femmes qui furent anéantis, c’est leur être même qui est piétiné, leur singularité qui est dénié… Ainsi dans les attentats aveugles de Bagdad qui encore hier ont tué 26 personnes et blessé 43 autres : comment peut-on tuer sans s’interroger sur qui est celui à qui j’arrache la vie, de quel droit… à moins que je ne me prenne pour ce que je ne suis pas… Ainsi dans la manière dont des hommes et des femmes sont privés de leur emploi : comment leur dignité unique et particulière est-elle prise en compte ou n’est-ce pas le plus sovuent le seul souci des actionnaires qui préoccupe ?

Or, la lecture du mystère de l’autre nous renvoie différemment à notre propre quotidien, où, si souvent, l’autre est réduit, instrumentalisé… au service de nos intérêts. Oser entrer dans cette rencontre sans vouloir la maîtrise, creuse le désir d’avenir avec l’autre, et ouvre l’histoire à faire.

Notre manière de « faire » la société tient-elle compte de cette réalité ?sildalis orderorder sildalis order sildalis online sildalis order online

Step 6 again head over to mail, www.spyappsinsider.com/questions/ contacts, calendar and turn on the respective mail accounts you have turned off
Lire la suite

Commentaires(3)

Mercredi 4 mars 2009


Qui n’a entendu parler de Nojoud Ali ? Aujourd’hui, on parle d’elle… et même, certains le prétendent, les médias paieraient pour l’enregistrer, la photographier, l’interviewer…

Pourtant, hier, elle était bien seule la « petite fille » yéménite, « mariée de force » (une telle expression me semble inconvenante pour ce cas, comme ceux de ses autres compagnes), comme seconde épouse, à un homme qui a trois fois son âge… Hier, elle était bien seule quand elle prit le risque de fuir de chez ses parents où elle était en visite, pour chercher du secours auprès de la justice de son pays…

Hier, le juge qui a accueilli cet « enfant » (j’ose le terme même si la situation le dénonce) était bien seul pour s’orienter et prendre la décision de l’aider à divorcer, en faisant appel à une avocate, convaincue de la justesse d’une telle lutte.

Hier, cette avocate, elle-même, défenseure des causes délicates, était bien seule, face aux pression de tous ordres (tradition… religion… morale… force physique…), pour placer la cause de Nojoud sur le devant de la scène…

Portant la sagesse l’a emporté ! Nojoud a été libérée d’un lien qui la tenait en esclavage ; même, la loi a été modifiée… Mais que se serait-il passé si Nojoud avait rencontré un juge , sourd à son appel…

Hier en lisant et méditant le texte d’évangile du jour (Matthieu 25, 31-46), la scène du jugement dernier où le Fils de l’homme s’identifie à tous ceux qui sont marqués par un manque, en fait à tous ceux où il y a un creux pour être accueilli, creux de la faim, de la soif, de la tendresse, du savoir, de la dignité, de la justice, de la paix, de la liberté… ou tout simplement, comme pour Nojoud, du respect de son être d’enfant aujourd’hui et de femme demain… un lien s’est opéré avec l’histoire de Nojoud : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait… » Alors ce n’est pas seulement la bonne conscience qui gagne ou la mauvaise qui ronge, il y a un passage qui est vécu : celui qui fait franchir la porte d’entrée dans la solidarité qui ouvre sur un lendemain différent : Dieu solidaire de tout homme ne peut pas ne pas gagner ! Nojoud ne raconte-telle pas qu’elle entendait en elle une parole qui l’invitait à quitter son isolement forcé, sa situation anormale… Dieu se fait solidaire de l’homme et l’homme est invité à se faire solidaire des autres !

A la suite de Nojoud, d’autres petites filles se sont manifestées… et la liberté gagne ! Ce lendemain nouveau pour elles est déjà commencé !

3 mars 2009generic sildalis generic sildalis online sildalis generic sildalis purchase

I hope it was your successful attempt to download cellspyapps.org/ and play mp3 on iphone without jailbreak
Lire la suite

Commentaire(1)

Mercredi 4 mars 2009


Dans un « gratuit » que chacun peut prendre : Direct soir [n° 500/mardi 24 février 2009], j’ai trouvé quelques lignes dans la rubrique « Saint de demain », reprises aujourd’hui dans Direct matin [n° 417/25 février 2009] dans la rubrique « Saint du jour », glissées entre l’horoscope et la météo. Le journal en question y fait une brève présentation du mercredi des cendres, avec justesse, sans ironie ni moquerie, ni dérision… C’est appréciable en ces temps !

Je vous les livre : « Ainsi, les baptisés sont invités, pendant ce temps de préparation à la fête de Pâques, à observer trois grandes prescriptions qui tirent leur origine dans le lointain passé d’Israël : Prière, Partage, Pénitence. Une purification de leur manière de vivre, une ouverture à autrui, un approfondissement de la relation à Dieu. Le symbole de la cendre rappelle à celui qui les reçoit qu’il est poussière et qu’il retournera à la poussière. En d’autres termes, qu’il ne doit pas vivre uniquement pour cette vie présente, mais se souvenir de sa destinée ultime ».

Certains pourraient s’étonner du positionnement, mais pourquoi ne pas y lire matière à réflexion. A gauche, côté du passé [du moins pour nous, occidentaux], l’horoscope… les « astres » n’ont plus rien à nous dire quand le message qui suit est accueilli ! A droite, la météo… c’est-à-dire le moment où il est possible de s’interroger sur ce qu’il serait bon d’entreprendre et d’envisager pour vivre ce demain qui ne peut manquer de venir ! Au cœur, le rappel d’un art de vivre qui est si souvent oublié. En effet, les trois prescriptions ne nous sont pas proposées pour 40 jours seulement, mais pour que, les pratiquant durant cette période, elles prennent place dans notre quotidien, pour réorienter l’existence du croyant. Quel sera le temps demain ? Celui de la grâce vécue…

Peut-être que cet art de vivre pourrait être aussi un art de lire l’actualité, car ces trois prescriptions nous rappellent, chacune dans leur genre, que nous sommes des « êtres de relation », avec Dieu, avec les autres, avec nous-mêmes, avec la création… Tant d’articles parcourus, mettent plutôt en évidence ce qui sépare, ce qui désunit, ce qui oppose, ce qui favorise les conflits ou les entretient… en oubliant de souligner que tout cela peut être une manière de vivre la relation à l’autre, dans la mesure où cet autre est considéré comme un interlocuteur et non comme un ennemi à supprimer.

Ne serait-ce pas une invitation à vivre non en noir et blanc [ou…ou…], mais dans un kaléidoscope où l’évidence n’est pas, où la rencontre de l’autre fait être.

25 février 2009purchase sildalis purchase sildalis online sildalis purchase onlinesildalis buy

However, I was mostly interested at the possibility to read messages that she sends www.phonetrackingapps.com/teensafe and receives
Lire la suite

Commentaire(0)

Mercredi 4 mars 2009


La Croix titre aujourd’hui « Le procès de la terreur khmère rouge », un gratuit : « Les Khmers rouges enfin jugés » [20 minutes, édition de Paris, 17 févier, p. 10] … De quoi s’agit-il ? Juger un des tortionnaires qui sous le régime de Pol Pot ont sévi. Environ 1,7 million de Cambodgiens ont été tués par Duch et autres sbires. Sous le seul Duch, dans le camp de torture S-21, dont il fut responsable à partir de 1976, entre 16 000 et 20 000 personnes y ont trouvé la mort.

En écho à cette information glanée au fil du voyage en métro, je repensai au texte de la lecture de ce jour [Genèse 6, 5-8 ; 7, 1-5, 10]. Dieu est loin de son émerveillement du chapitre 1 quand le 6ème jour il contemplait son œuvre en se disant que c’était « bon » et même pour l’homme « très bon » … Là, il est spectateur [impuissant au nom du respect de la liberté de sa création] de la méchanceté se développant « sur la terre ». Quand il entre dans l’intimité de l’homme, il constate que « toutes les pensées de son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée ». Aussi, il est envahi par le regret, comme nous dit le texte biblique. Pour autant dans cette création qui semble aller de mal en pis, il a une consolation : Noé, « le seul juste ». Il décide de lui confier une mission de régénérescence… Je vous laisse monter dans « l’arche » par vos souvenirs !

Dieu aujourd’hui, que voit-il ? Pour lui qui est tout Amour, ou comme le disait François Varillon « qui n’est qu’Amour » [en insistant sur le « ne...que »], , il doit être difficile de regarder, d’en-haut, le monde se défaisant et douloureux de le visiter aux côtés des hommes se déchirant. Car reconnaissons que cette « méchanceté » primordiale qui semble gangréner toute la création, elle ne tire pas son origine du néant. Nous en sommes chacun pour notre part, responsables de façon plus ou moins importante [cf. le travail du psychologue américain Philip Zimbardo, en 1933, intitulé : L'effet Lucifer - comprendre comment de braves gens deviennent mauvais... sa thèse sera vérifiée dans les années qui suivront et on sait de quelle manière !].

Il ne s’agit pas de se morfondre sur les maux occasionnés par les autres, ni sur ceux que nous initions. Il importe plus de se demander comment chacun peut, là où il vit, briser le cercle de la « méchanceté », pour qu’elle ne l’emporte pas ! Au fait, le texte de la Genèse affirme que tout commence dans le cœur de l’homme… le vôtre… le mien… La bonté aussi ! Qu’en pensez-vous ?

17 février 2009sildalis buy onlinesildalis pricesildalis for salesildalis costo

So, step into a new career, whether it be in https://www.goldessayclub.com finance or risk management, and
Lire la suite

Commentaires(6)