Mercredi 10 juin 2009


Il y a des chiffres qui font froid dans le dos. Ainsi, celui relevé dans le quotidien La Croix de ce jour [10 juin 2009, p. 10] :  » Le conflit du Darfour, qui oppose les forces gouvernementales aux mouvements rebelles, a fait, depuis 2003, 300 000 morts « . Certes, périodiquement, nous sommes informés sur ce conflit, sur les tentatives de règlement, sur les moyens mis en oeuvre pour s’efforcer de l’endiguer… Mais il se poursuit ! Ce chiffre recouvre, sûrement, les victimes des combats entre les forces armées, mais aussi celles civiles qui sont mortes de faim, de soif, de traitements défiant la dignité de la personne, des suites des exactions, … Comment ne pas penser aussi aux hommes et femmes de tous âges, aux enfants qui, déplacés, vivant dans des camps, à la merci d’incursions de l’une ou de l’autre des forces armées [avec parfois celles d'autres armées régulières de pays voisins], tentent de survivre en manquant de tout [nourriture, enseignements, mais aussi paix, sérénité,... cela n'est pas distribué par les ONG !]. Des ONG, confessionnelles ou non, essaient de subvenir à certains besoins, mais combien de fois il arrive qu’elles sont empêchées, menacées, rackettées, mises à mal… Un peu comme si des hommes étaient aveuglés et ne comprenaient plus que leurs manières de faire étaient  » in-humaines  » [au sens de non-humaines], niaient leur possible manière d’être.

En réfléchissant à cela, je pensai à un verset retenu dans l’évangile de ce jour [Matthieu 5, 17-19] :  » avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passera de la Loi que tout ne soit réalisé  » [verset 18]. En effet, il est trop fréquent que nous nous accomodions avec les exigences évangéliques, estimant que tel point ou tel autre ne sont que des détails [" un i " ou " un point sur l'i "] et que leur non-observation ne prête pas à conséquences. Il serait bon de vérifier, si ce qui nous paraît dérisoire, de peu d’importance, n’entraîne pas des effets non maîtrisables qui un jour se révèleront des conséquences terriblement néfastes. Bien sûr, il ne faut pas oublier ce qu’écrit saint Paul en 2 Corinthiens 3, 6, lu aussi aujourd’hui :  » La lettre tue, l’Esprit vivifie « . Il n’est pas question de prôner une observation scrupuleuse, rigoureuse, fondamentaliste. Il est important que l’Esprit, amour toujours oeuvrant, nous aide à vérifier que les détails mis de côté ne manquent pas à la totalité de l’expression de l’amour.

Il n’existe pas de grandes oeuvres d’amour ; il n’existe que de l’amour à l’oeuvre.order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

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Mardi 2 juin 2009


Ces jours-ci, au cours des liturgies, nous sommes conviés à lire, à la suite, l’histoire de Tobit. Juste pour rappel, le commencement : Tobit est un homme juste, pieux, déporté, qui enfreint la loi du pouvoir en place, par souci non seulement d’obéissance à Dieu, mais par souci du respect dû aux défunts : il enterre les morts. Alors qu’il se repose un jour sous un arbre, de la fiente d’oiseaux lui tombe sur les yeux, le rendant aveugle. Tout comme pour Job, ses amis ne s’apitoient pas sur lui, mais  » les parents et les proches de Tobit se moquaient de sa conduite en disant : Où est-elle donc cette espérance pour laquelle tu faisais l’aumône et enterrais les morts ?  » [Tobit 2, 16]. Sa femme, elle-même, agacée par des remontrances concernant un chevreau, reçu en rémunération, susceptible d’une origine délictueuse, lui dit :  » On voit bien que ton espérance n’a servi à rien, et tes aumônes ont montré ce qu’elles valaient !  » [Tobit 2, 22].

Peut-être à tort, je pensai à ce texte de Tobit en découvrant, avec retard, la catastrophe aérienne du vol Rio-Paris. Combien de parents,  d’époux, de proches, d’enfants, d’amis, de collègues, de relations…d’un [ou plusieurs] victime[s] peuvent s’interroger :  » A quoi bon espérer ? « ,  » Quel sens la vie a-t-elle ? « ,  » Pourquoi croire [ou avoir cru] en un Dieu Amour ? « ,  » Pourquoi prier ? « ,  » Pourquoi faire confiance si… ?  » Toutes ces questions qui disent la souffrance devant cette fracture de la mort de l’être cher, mais aussi de l’inconnu. Quelle parole d’espérance adressée ? Comment retrouver la façon d’être de Tobit sans faire injure à ce qui déchire, tout en proclamant ce qui unife la Vie ?

Je pensai : le silence de l’espérance qui parle sans mots, et qui devient action.order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

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Mardi 26 mai 2009


Ce matin, dans le métro, en parcourant un  » gratuit  » [20 minutes, édition de Paris], j’ai été un peu surpris par un titre :  » Le repli sur soi est tel que vouloir aider quelqu’un est suspect « . Il s’agissait d’une interview de Atanase Périfan, créateur de la fête des voisins et président de l’association  » Voisins solidaires « . Je ne retiens que quelques mots :  » Nous sommes dans un  monde qui privilégie la transaction financière à la gratuité des échanges. La tendance au repli sur soi est telle que vouloir aider quelqu’un est suspect. C’est en partant de ce constat d’échec que nous avons eu l’idée de créer un prétexte, un catalyseur du lien social, en rendant les habitants acteurs de cette initiative ».

C’est bien là le paradoxe, il  » faut «  maintenant créer du lien social. Terminer les relations de voisinage naissant d’un emprunt de beurre, d’un manque d’huile ou de la fermeture inopinée de la boulangerie… Il faut maintenant organiser ce lien. Je trouve, à défaut de ne pouvoir vivre cela dans le spontané, merveilleuse cette idée de la fête des voisins, surtout si partant d’une soirée passée ensemble à boire un verre, à partager la tarte du 2ème et la cochonnaille du 5ème,… des liens se nouent, se tissent, perdurent… surtout si, demain dans l’ascenseur, c’est un bonjour détendu, chaleureux, voire complice, qui retentit, même si la voix est un peu rauque à avoir trop veillé. Alors la fête aurait atteint son but : instaurer des relations de confiance au lieu de la méfiance, de la peur, de la suspicion,…

Il me semble que, ce faisant, nous serions dans la droite ligne de l’évangile de ce jour [Jean 17, 1-11], en particulier du premier verset :  » Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie « . Cela peut s’interpréter : le Père en ressuscitant le Fils manifeste la gloire qui est celle du Fils, reflet de la sienne propre et le Fils en vivant de la vie donnée par le Père dit la gloire originaire.

Fils, nous  le sommes aussi, pourquoi chercher à  » faire des choses compliquées  » comme si plus c’était compliqué, plus nous serions auprès de Dieu. Pourquoi pas être plutôt ce que le Père nous donne d’être, ses enfants, qu’il met en rencontre les uns des autres.

La gloire de Dieu, c’est le petit service rendu comme la grosse machinerie mise en oeuvre !order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

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Mercredi 20 mai 2009


Ces jours derniers, nous lisons ou entendons des informations, des réactions à celles-là [les contestant ou les approuvant], à propos du phénomène sectaire et du rapport de la Miviludes [Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les sectes]  chargée d’en prendre la mesure et de nous en protéger.

Il est vrai que ce phénomène a tendance à se démultiplier. Hier, au vu d’agissements, de comportements ou de doctrines exposées, il était possible, en se trompant parfois, de pointer ce qui était secte ou ce qui ne l’était pas. Aujourd’hui, cela devient plus difficile, surtout lorsqu’un amalgame est réalisé entre les religions [que l'on mêle sans souci de leurs particularismes] et des données psychologiques, par exemple, lorsqu’une confusion est entretenue entre le bien être [que chacun recherche... à bon droit] et des moyens suspicieux pour l’atteindre, lorsque des mouvements pseudospiritualistes se cachent sous des couvertures de formation [pour adultes ou pour jeunes], d’aide [spirituelle ou psychologique], de travail sur soi… Il est évident qu’il n’est pas facile de distinguer [même dans les Eglises certains intitulés de session ou de retraite interrogent]. Peut-être que certains critères [la Miviludes parle de " référentiels "] peuvent être d’un bon secours pour opérer un tri : quelle place ou quelle main mise a le gourou, le père fondateur ? comment ce qui est proposé favorise-t-il l’épanouissement de la liberté personnelle ? comment cela invite-t-il la personne à s’engager dans la société pour travailler à l’accomplissement de chacun, à l’avènement d’une justice pour tous, de la paix,…, c’est-à-dire comment cela met-il en relation ? comment la gratuité trouve-t-elle sa place ou au contraire comment les biens sont-ils captés ?… En fait, le meilleur critère n’est-il pas que, quand une question se pose, elle puisse être  » parlée  » non avec un gourou ou un de ses sbires, avec un envoyé ou … mais un parent, un collègue, un ami, une relation, un voisin, un ami… avec l’autre qui n’est pas prisonnier de ce dont je me méfie.

Un des dangers serait de prétendre pouvoir affirmer ce qui convient ou ce qui ne convient pas, car certainement ses propres peurs, ses propres désirs ou envies, ses besoins… interfèreraient dans les choix [même dans ceux d'une commission ad hoc]. En réfléchissant à cela, je me remémorai la page d’évangile d’aujourd’hui [Jean 16, 12-15] :  » Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité entière « . De cet Esprit, saint Cyrille de Jérusalem écrit :  » Pour quelle raison le don de l’Esprit est-il appelé une  » eau  » ? C’est parce que l’eau est à la base de tout ; parce que l’eau produit la végétation et la vie ; parce que l’eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce que, tombant sous une seule forme, elle agit pourtant de façon multiforme… Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait tout à tous. Elle n’a qu’une seule manière d’être, et elle n’est pas différente d’elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là, mais en s’adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient. L’Esprit Saint agit ainsi ».

Face au questionnement de ce temps qui est important du fait des maux que certains peuvent provoquer au nom de leurs profits [argent, pouvoir, volonté de domination,...], il nous faut apprendre à goûter  » l’eau  » qu’est l’Esprit pour ne pas trop vite stipendier les uns et s’aveugler sur d’autres… tout en oubliant de balayer devant nos portes.order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

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Mercredi 13 mai 2009


Il y aurait certainement beaucoup à réfléchir sur le voyage/pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte. Je ne retiens qu’un point qui m’a beauoup touché : durant la journée d’hier, Benoît XVI a pu se rendre tout d’abord à l’intérieur de la Mosquée du Rocher [signe déjà important en soi, puisqu'en octobre avec un groupe nous n'avions pu y pénétrer : il nous avait été répondu que depuis l'intrusion de Monsieur Sharon - entraînant l'intifada - elle n'était ouverte que pour les heures de prières; l'esplanade restant " libre " d'accès], puis devant le Mur…  Il s’est tenu, ici et là, en fils d’Abraham, priant l’unique Père. Comme l’écrit le journal La Croix [mercredi 13 mai 2009, p. 9] :  » quel croyant, aujourd’hui, peut passer ainsi de l’esplanade des Mosquées au Mur ? Ce fossé de violence et d’incompréhension qui sépare désormais ces deux lieux, si proches pourtant, seul, sans doute, l’évêque de Rome pouvait ainsi le franchir…  »

Ces jours-ci, la liturgie nous propose de lire le  » discours d’adieu  » chez saint Jean, et aujourd’hui plus particulièrement l’annonce du commandement fondateur [Jean 15, 9-17] :  » Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés « , qu’il est possible de traduire : « Aimez-vous les uns les autres parce que je vous ai aimés « . Or, c’est bien cet amour prenant sa source dans l’amour divin révélé dans le Fils, qui, seul, peut [pourra] combler  » le fossé de violence et d’incompréhension  » et faire tomber les obstacles que nous – les hommes – ne cessons de dresser.

Ce que Benoît XVI a vécu, médiatiquement relayé, est pour moi une invitation à vivre – avec la discrétion requise – dans le souci d’être acteur de réconciliation.  » Parce que  » le Christ a aimé, le choix de le suivre nous appelle à aimer… Un long chemin à parcourir, mais, ô combien, nécessaire quand on constate que les distances entre les hommes peuvent être si grandes alors qu’elles sont si courtes géographiquement [dans nos familles, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail... nos communautés... nos Eglises...] !order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

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Mercredi 6 mai 2009


Dans le quotidien La Croix d’hier [5 mai 2009], il y avait une information qui, malheureusement, est passée sous silence dans les autres médias… français, car elle a connu un certain retentissement au-delà des Pyrénées. Comme c’est une image positive de l’Eglise, je ne résiste pas au plaisir de la transmettre. Cela change et cela fait du bien.

Lors de la messe chrismale [messe au début de la Semaine Sainte qui, d'ordinaire réunit tout le clergé d'un diocèse autour de son évêque et, bien sûr, tous les fidèles qui le désirent], l’évêque de Ségovie a invité le clergé du diocèse à verser, à la Caritas, 10 % de son salaire du mois de mai [la plupart des prêtres " gagnent " entre 600 € et 900 € par mois], pour contribuer à aider ceux qui sont victimes de la crise. La directrice de la Caritas locale commente :  » Nous avons déjà eu des dons, non pas des curés mais de laïcs qui étaient présents à la messe chrismale « . Le diocèse de Ségovie a fait des émules puisque deux autres diocèses ont emboîté le pas. Dans un autre diocèse espagnol, celui de Gérone, l’évêché a demandé  » que les chefs d’entreprise et les élus de sa région réduisent leur salaire. Selon lui, la pauvreté croissante et la hausse du chômage méritent que les entrepreneurs montrent l’exemple. Une intervention rare dans le champ social et politique  » [La Croix].

Cette information m’est revenue à l’esprit , en lisant ce matin, la première phrase de la lecture de ce jour [Actes des apôtres 12, 24-13, 5] :  » La Parole de  Dieu était féconde et se multipliait « . Cette fécondité de la Parole ne se limite pas à la croissance du nombre de baptêmes, du nombre de communions,… même pourrait-on dire cela n’est que conséquences. La fécondité première, n’est-ce pas que la vocation fondatrice de l’homme s’accomplisse, vocation qui consiste à s’accueillir comme fils d’un unique Père et à accueillir les autres comme frères, et donc à considérer que tout ce qui nous est donné l’est comme don à partager, même les revenus, pour que tous bénéficient du  » bien commun « . C’est dans la mesure où les chrétiens s’engagent [s'engageront] dans la société de la sorte, que la Parole  » se multipliera « , et, elle se multipliant, qu’un monde autre adviendra.

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Mardi 28 avril 2009


Avec un peu de recul, et guidé par la page d’évangile de ce jour [Jean 6, 30-35], je reviens sur un point d’achoppement pour certains catholiques. En me déplaçant dans différents diocèses, j’ai pu entendre une même constatation, qui exprimait une consternation : suite aux prises de position de  » l’Eglise, du pape, ou de tel évêque « , prises de position réelles ou supposées [!], un certain nombre de personnes écrivent à leur paroisse de baptême [c'est déjà beau qu'ils s'en souviennent], ou à défaut à l’évêché dont ils pensent qu’elle dépend ou sur le territoire duquel ils habitent. Ils écrivent pourquoi ? Là, l’expression varie : certains demandent à être  » débaptisés « , d’autres à être rayés des listes de baptême. Certes, tous expriment leurs souffrances, leurs incompréhensions, leurs peurs de voir advenir une Eglise ou une autre dans laquelle ils disent ne pas se reconnaître. Nous nous retrouvons en 1996, lorsque Jean-Paul II était venu célébrer le 1500ème anniversaire du baptême de Clovis : cela avait entraîné un mouvement semblable. Il est vrai que cette réaction peut surprendre. Elle témoigne d’une méconnaissance de ce qu’est le baptême, que l’on peut approcher de bien des manières.

Sans juger, je dirais que ces hommes et ces femmes se trouvent dans la situation des interlocuteurs de Jésus. Tout se passerait bien si Jésus donnait à voir un signe qui convienne, qui soit adapté à ce qu’ils recherchent… Jésus déplace son auditoire, le bouscule en lui affirmant : le pain que vos pères ont mangé… Moi, je suis le pain de vie. Il ne prononce pas la parole attendue, ni n’accomplit le signe voulu, mais il provoque pour leur permettre d’avancer sur un chemin possible d’humanisation, en se coupant d’images religieuses obsolètes.

Ceux qui veulent se retirer, parce qu’ils ne voient ni n’entendent ce qu’ils aimeraient, peut-être que le Christ les invite à se recentrer sur l’essentiel : l’Eglise n’est pas un club d’initiés, ni un groupement d’intérêts… L’Eglise est le rassemblement de ceux à qui le Christ dit avec force :  » Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif « . Etre d’Eglise, ce n’est pas être couché sur un registre, mais c’est être mis debout dans ce monde !online fluoxetinegeneric fluoxetinefluoxetine genericBuy fluoxetine online

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Mercredi 22 avril 2009


Ces jours-ci, la liturgie nous propose de lire le récit de la rencontre de Jésus avec Nicodème [dont le nom peut se traduire par "victoire du peuple"]. Le texte nous situe la « scène » en précisant que Nicodème vient trouver Jésus de nuit. Quelle est donc cette nuit ? Peut-être, celle liée au coucher du soleil… Pourquoi pas ? Celle des doutes, des questions, des peurs,… [qui vient après la clarté des évidences, des certitudes,...] qui habitent Nicodème devant cet homme dont l’enseignement le surprend et le dérange, devant cet homme qui pose des signes dont le sens est assuré :  » personne ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n’est avec lui… «  [Jean 3, 2]. La suite du long discours que Jésus tient pour répondre à une question de Nicodème est toute orientée vers le passage à la lumière. La  » nuit  » de Nicodème sera déchirée par la lumière qu’est le Christ, comme la nôtre peut l’être.

En parallèle avec ces réflexions, je rumine depuis deux jours ce qui s’est passé à la Conférence de Genève, conférence de l’ONU réunie pour dénoncer le racisme, l’intolérance… c’est-à-dire pour sortir d’une certaine nuit de l’obscurantisme. Or, le président iranien – qui s’en étonne ? – a d’entrée de jeu manifesté son choix. Il ne s’agit pas de donner un aval à tout ce qui se dit ou se fait en Israël et dans les Territoires palestiniens. Mais croit-on vraiment pouvoir construire la paix en  » éliminant  » verbalement – à défaut de ne pouvoir le faire physiquement – celui qu’on pourfend comme son ennemi ? L’intérêt d’une telle discussion comme celle de la Conférence réunie aurait été non de convaincre les différents partis [ne rêvons pas !], mais de prendre conscience qu’on ne peut vivre et se développer qu’en reconnaissant l’autre et son altérité et partant en voulant réellement co-exister. Cela n’est pas le cas de Monsieur Ahmadinejad.

Plongés dans cette  » nuit « , il nous est difficile d’affirmer où est la bonne route, où se trouve le chemin des possibles qui peuvent conduire au croisement du réalisable. Ce n’est certainement pas celui de la négation ! Pourtant il urge de se mettre en route, car il suffit de tendre, un tant soit peu, l’oreille pour percevoir que le « vieux démon » [l'horrible bête] du racisme rôde et n’hésite pas, quand les circonstances s’y prêtent, à se manifester. Combattre le racisme sous toutes ses formes [et elles sont nombreuses] est un devoir … humain ! Ce dernier devient une exigence pour ceux qui se disent chrétiens : peut-on affirmer que Christ est  » la  » lumière pour tout homme et exclure de ce  » tout homme  » une catégorie ou l’autre de l’humanité ? Certainement pas !

Aussi, à défaut d’un texte clair et fort, émanant de la Conférence de Genève [du fait de l'absence de certains pays], chacun pourrait là où il vit, habite, travaille, étudie, se détend,… poser des jalons qui seraient un contre-discours de Monsieur Ahmadinejad, non plus excluant tel peuple ou tel autre, mais annonçant la volonté de reconnaître l’universalité du désir de respect, de tolérance, de vivre-ensemble : être rassembleur au lieu d’être diviseur !

La  » nuit  » se déchirerait… Le jour poindrait…Buy fluoxetinefluoxetine Buyfluoxetine costcost fluoxetine

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Mardi 14 avril 2009


Hier, près de la tombe ouverte d’un ami, une femme pleure. Pour  elle, tombeau ouvert et corps disparu équivalent à un enlèvement dont les motifs peuvent être multiples et irrémédiables. Elle se tient là, désespérée. Une voix se fait entendre, l’appelant par son nom :  » Marie « . Cette voix, elle la reconnaît… c’est la voix de la vie, celle qui, il y a quelque temps, l’a tirée de l’enfermement où elle se fourvoyait, celle qui lui a réouvert le chemin des rencontres, celle en fait qui l’a fait naître ! Là, près de ce tombeau, cette voix, c’est comme si elle sortait du chaos [des sentiments, des doutes, des questions, des peurs,...] pour se retrouver dans la paix de la vie parce que lui est là.  Son regard l’a fait vivre !

En contrepoint de ce texte de Jean 20, 11-18, j’ai lu sur Internet [lefigaro.fr] la dépêche suivante, émanant de l’AFP : une jeune fille azerbaïdjanaise [21 ans] a été assassinée par deux jeunes engagés par le père de leur victime pour 2300 €. Le motif de ce meurtre [deux balles dans la tête après avoir été kidnappée en pleine rue dans les environs de Saint-Petersbourg !] :  » ce dernier [le père] voulait la punir, selon eux [les tueurs à gages], pour irrévérence envers les traditions nationales dont le port de mini-jupes « . Cette jeune-fille, elle aussi, a été hélée par une voix non pour la mener sur le chemin de la vie, mais sur celui de la mort physique, parce que, contre le champ de l’obscurantisme, du figé, du sclérosé, du refus de l’avenir, elle choisissait celui d’une certaine liberté, teintée d’un peu d’audace sur un fond de foi en la vie, mêlé à une grande espérance. Maintenant quelqu’un se tient près d’un tombeau pleurant… et c’est le silence !

Des voix appellent, nous appellent, voix de mort, voix de vie [parfois un peu maquillées en l'une ou l'autre]… Il nous faut choisir… Comme dit Dieu dans le Deutéronome :  » Choisis donc la vie !  » Mais est-ce aussi simple que de l’écrire quand on vit là ou ici, qu’on est femme et non  homme, qu’un carcan religieux emprisonne ou non…

 » Choisis donc la vie !  » pour inviter les autres à vivre malgré tout !fluoxetine priceprice fluoxetinefluoxetine cost ofcost of fluoxetine

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Mardi 7 avril 2009


La page d’évangile de ce jour (Jean 13, 21-33, 36-38), en ce mardi de la semaine sainte [semaine qui nous invite à entrer dans le mystère du Christ accomplissant notre humanité en lui révélant sa dimension divine], nous propose de rencontrer Judas dont le coeur a pris parti [pas seulement pour de l'argent] et Pierre qui est rappelé à plus de modestie : l’un va trahir, l’autre renier. Il ne s’agit pas de soupeser ce qui est le plus grave ou ce qui l’est moins, mais il faut prendre acte que l’un comme l’autre se sont détournés de celui qui pouvait leur donner sens. 

En écho, à ces deux hommes et à leurs manières de faire et d’être, je recevais la campagne proposée par la Conférence des évêques de France et relayée par le journal La Croix : « Vos idées contre la crise ». Nous sommes tous à nous interroger ou à nous inquiéter face à cette « crise » qui nous déborde de tous côtés. Monseigneur Jean-Charles Descubes a raison de rappeler :  » Mais, au-delà de ce que l’on peut dire en termes généraux, il y a une autre dimension de la pensée sociale de l’Eglise : donner des repères qui ne soient pas seulement théoriques mais qui engagent la pratique. Cette dimension pratique est même constitutive de la pensée sociale de l’Eglise  » (La Croix, 6 avril 2009). Suite à une question concernant la future encyclique sociale de Benoît XVI, il ajoutait :  » Cette encyclique ne pourra pas fournir des solutions toutes faites, mais elle permettra de faire le lien entre différentes dimensions de la pensée sociale chrétienne, avec ce maître mot : que l’homme soit au centre « .

 » Que l’homme soit au centre « , notre engagement de disciple du Christ ne doit ni le trahir, ni le renier. Il nous appelle à être au service de l’Homme, en nous mettant au service de l’autre, notre familier, notre proche, notre voisin, notre collègue, notre condisciple, nos relations… Aussi, je vous transmets la proposition trouvée dans La Croix (6 avril 2009) à laquelle chacun peut certainement apporter un bout de réponse :  » l’Esprit saint sème en nous des milliers d’idées. Il nous laisse le soin de les transformer en réalité… presque toutes à la portée de chacun  » (Jacques Turck, La Croix 6 avril 2009).

Vos idées contre la crise

Que faire contre la crise économique ? A leur niveau, les Etats cherchent encore la réponse, multipliant les plans de relance et les mesures de soutien aux secteurs en difficulté. Mais que peut-on faire à l’échelle locale, dans sa ville ou son quartier, dans son entreprise, au sein de son association ou dans sa paroisse ? Comment préserver ou créer de l’emploi, malgré tout ? Comment agir, comment aider ? Comment lutter contre la morosité ? « La Croix » vous invite à faire part de projets innovants ou à proposer des idées pour résister à la crise et pour se préparer à en sortir.

Contact : La Croix/Vos idées contre la crise, 18 rue Barbès, 92128 Montrouge Cedex.

Courriel : ou sur

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