Un chemin de nouveauté

Ces jours-ci, sous l’égide de la Communauté Sant’Egidio, s’est tenu un rassemblement interreligieux à Cracovie, avec un temps de prière et de recueillement, certainement très fort, à Auschwitz. Le quotidien « La Croix » de ce jour [9 septembre 2009]en parle longuement. Jean-Claude Eslin, à la page 3, pose une question qui est celle de beaucoup depuis un demi-siècle : « Qu’est-ce que l’homme pour que, si facilement, il soit pris d’une folie meurtrière ? » Question qui trouve sa pleine actualité dans le présent, il suffit de parcourir un journal ou un magazine, de regarder la télévision  ou d’écouter la radio. Certes, cela ne prend pas la même ampleur systématique qu’hier, mais sur tous les continents et, chaque jour [je ne pense pas exagérer], cette folie s’empare d’un homme, d’un groupe d’hommes, d’une ethnie, d’une nation… Il est bon que retentissent des appels émouvants comme celui du rabbin Meïr Lau, à Auschwitz: « Plus jamais ! [...] Que plus jamais aucune usine de la mort ne puisse être construite ! » Mais cela peut-il suffire pour transformer ce fond de l’homme où naît cette folie ?

Peut-être cela doit-il commencer par une prise de conscience dont les chrétiens sont porteurs [et non les receleurs, la conservant dans un coin sombre de leur existence]. Aujourd’hui, Paul, dans la lettre aux Colossiens [3, 1-11], nous y invite : « Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en-haut… Débarrassez-vous de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers. Débarrassez-vous des agissements de l’homme ancien qui est en vous, et revêtez l’homme nouveau, celui que le Créateur refait toujours à son image pour le conduire à la vraie connaissance ». Le texte de l’évangile de ce jour [Luc 6, 20-26] invite à reconsidérer notre échelle de valeurs dans la lumière du Christ qui luit pour nous ouvrir le chemin de la vie, de la dignité,… du salut. Sont déclarés « heureux », ceux qui ne sont pas enfermés dans leur avoir, leur paraître, leur volonté de puissance, leur aveuglement de la réalité de l’autre… ceux qui ne succombent pas à la fascination des « faux-prophètes »: « l’homme nouveau » qu’est le Christ et que nous sommes appelés à revêtir, c’est celui qui reçoit la vie d’un Autre, qui laisse conduire sa vie par la Parole d’un Autre, qui travaille au coeur de sa vie à édifier un monde nouveau… le Royaume !

Le chemin est encore long certainement, à titre personnel ou communautaire. Mais, face au mal, à l’échec, à la violence individuelle et/ou collective, … la promesse du prophète Isaïe [Isaïe 35, 4-7a] retentit : « Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver ».     

La revanche de Dieu, c’est la vie de l’homme. Participons à son combat !motilium to buybuy domperidone in canadamotilium ordermotilium sale

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09/09/2009

8 Réponses pour “Un chemin de nouveauté”

  1. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et Paix
    L’homme a besoin d’une certaine dose d’agressivité pour vivre, mais il l’emploie non seulement pour dominer la nature, essayer de la comprendre et de l’utiliser, mais pour dominer l’autre. Parce qu’il est jaloux de l’autre. Il trouve toujours que l’autre a qq chose de plus que lui, et c’est tj vrai! Mais au lieu de s’enrichir de ce qu’a l’autre, il en profite pour le combattre! Le nier, le tourner en dérision, l’empêcher de l’exprimer. Dans nos pays développés, celui qui veut exprimer une opinion, une revendication, doit descendre dans la rue, pour que les médias le remarquent. Dans d’autres pays, on tue tout simplement.
    La croyance est ce qui alimente le moteur, le coeur de l’homme, c’est donc ce qu’il admet le plus difficilement différent chez autrui. C’est donc ce qui le rend le plus agressif! Ces misssionnaires qui se sont rendus sur les plages ont découvert qu’en s’exprimant simplement les personnes abordées écoutent. Parce qu’ils leur ont donné l’impression qu’ils ne se voyaient pas supérieurs à elles. Mais il y a tout de même un petit nombre qui ne l’ont pas compris et qui sont devenus tout de suite agressifs: qu’a-t-il de plus que moi pour venir me dire …Et ce sont ces agressifs qui tiennent les postes de direction dans notre monde!
    La prière de l’ermite vous accompagne

  2. Redigé par Jacqueline Viltard:

    Dimanche dernier, lors de cette lecture, ce mot revanche de Dieu m’avait paru « inapproprié » en parlant de Dieu, ma compréhension n’allait pas jusque-là.
    Et cette violence, la mienne, elle a réapparu, s’est insinuée et je suis étonnée d’avoir pu l’ignorer en la recouvrant de fausses valeurs.
    Il ne s’agit pas de meurtres ni de passages à l’acte, mais l’intention guerrière était là.
    Rien à faire, inutile de se lamenter mais reconnaître dans la « lumière du Christ » faiblesses et méconnaissance de mes fermetures d’esprit, de ces fermetures à l’autre si différent, pour mieux œuvrer au changement que seul, l’Autre en moi, qui Lui, sait ce qu’il fait, opère.

    Comme le rappel d’un vaccin, pour éviter une maladie grave.
    Merci à vous, à bientôt.

    jacqueline

  3. Redigé par annie:

    Panora de septembre consacre 6 pages à la communauté de Sant’Egidio et à son action au service des plus pauvres – au service de la Paix. C’est ce que Jésus a fait tout au long de sa vie.

    Depuis que je suis adulte dans la foi, je suis portée en tout premier lieu par le double commandement de Jésus  » Tu aimeras le Seigneur ton Dieu………et, tu aimeras ton prochain comme toi-même…. », mais je suis portée aussi par ces paroles de St Paul : « ….Revêtez l’Homme Nouveau, celui que le Créateur refait toujours à son image….. », et encore : « Dieu ne permettra pas que vous soyiez tentés au-delà de vous forces ».
    Comment, seule, pourrais-je me débarrasser de tout ce qui fait obstacle à l’action créatrice de Dieu en moi : toutes ces pensées, tous ces agissements parfois plus difficiles à discerner que les colères, les propos grossiers….mais bien réels.
    Seule, les réalités d’En-Haut pourraient me paraître inaccessibles. Seule, comment revêtir le Christ, comment aimer comme lui, comment construire ou participer à la construction d’un monde moins violent, comment être plus attentive aux pauvres et aux malheureux ?
    « Mais je suis sûr, dit St Paul à Thimotée, qu’Il (le Seigneur) est assez puissant, pour sauvegarder jusqu’à sa venue, l’Evangile » Alors courage, n’ayons pas peur, nous ne sommes pas seuls – prenons appui sur le Seigneur.

  4. Redigé par Alina:

    « Qu’est-ce que l’homme pour que, si facilement, il soit pris d’une folie meurtrière ? »

    C’est une question que pose la littérature. Cette folie meurtrière, c’est aussi ce que la littérature peut montrer… au risque d’être violemment rejetée, car l’homme ne supporte pas ces miroirs – on a vu par exemple combien il était difficile, voire impossible, aux rescapés des camps de la mort, de témoigner. On ne veut pas voir « ça » !

    Pourtant c’est en le voyant qu’on peut le connaître et donc s’en défendre.

    Sans oublier que « ça » se nourrit des petits compromis et mensonges des uns et des autres, qui participent au mal et l’aggravent en s’imaginant faire du bien, parce qu’ils sont complaisants à l’égard d’une parole et d’actions dont ils ne voient pas la fausseté.

  5. Redigé par fraber:

    Je pense que la grande faiblesse du christianisme vient de ce qu’il s’adresse aux individus espérant que chacun des 7 milliards d’êtres humains vont se convertir au message de paix de Jésus.
    On sait bien que c’est une utopie. La question est: mais pourquoi le Mal l’emporte-t-il toujours sur le Bien? Pourquoi le Mal est si attirant? On dirait que Dieu a créé le monde en oubliant d’y mettre selon les besoins le sucre ou le sel et que Satan est passé derrière et a ajouté ces condiments qui donnent le goût aux aliments. La première question devant Auschwitz c’est pourquoi Dieu tolère-t-il cela? Comment fait-il pour VIVRE cela dans son esprit? Qu’on ne me dise pas que Dieu ne veut pas intervenir dans la folie des hommes. Il est intervenu, ô combien et fort, par son Fils cloué sur le Golgotha. Dites-moi pourquoi Dieu a laissé la vie sauve à Satan et lui a-t-il permis d’initier Adam et Eve au Mal.
    Le Mal est partout. Plus puissant que le Bien. La lecture des journaux nous le prouvent. Il faudra plus qu’une gentille conversion individuelle pour en venir à bout.

  6. Redigé par Alina:

    Bonjour, de nouveau. J’avais laissé un commentaire qui a disparu, la faute à quelque bug sans doute. Ce que j’essayais de dire, c’est que le mal se répand à cause de nos milles petits manquements à la vérité, qui malgré nous s’associent aux entreprises de personnes qui agissent délibérément en vue du mal. C’est ainsi que nous avons vu, que nous voyons, dans l’Histoire, des millions de personnes participer comme malgré elles au crime organisé.

    Cela se produit à l’échelle individuelle, aussi. Par exemple, si quelqu’un me poursuit en manipulant les gens par une parole fausse, en faisant passer le mal qu’il veut et sait faire pour un bien qu’il prétend faire, le fait que ces personnes acceptent d’entrer dans son jeu de façon occulte, sans savoir ce qu’il en est vraiment, participe en réalité à l’extension du mal. Si, en retour, je nourris un ressentiment envers ces personnes, moi aussi je participe à l’extension du mal : heureusement, la vision de l’Amour, du Christ, nous demeure pour empêcher que nous ne nous laissions prendre dans un tel cercle vicieux, ou pour nous en sortir.

    Ces processus, à l’échelle individuelle ou collective, peuvent s’étendre à la fois sur de très longues périodes de temps et sur des populations de plus en plus importantes, à la façon dont un cancer dévaste un corps. C’est pourquoi il est très important de savoir les identifier à la racine. Lire les mauvaises nouvelles dans les journaux, certes, mais aussi déchiffrer ce qui se passe dans notre propre vie. Et ne pas rester aveugle à la bonne nouvelle, qui est pourtant partout même si les journaux l’annoncent moins, qui est plus forte jusqu’ici que la mauvaise nouvelle (sans quoi le monde ne serait plus debout), et qui elle aussi peut se donner de proche en proche, constamment, patiemment, avec une bien plus grande puissance, celle de la vie qui toujours veut renaître.

    Pardon pour tout ce discours bien long, et merci pour vos précédentes notes, bien sincèrement.

  7. Redigé par jejomau:

    Comme elle est grande l’ignorance de ces chrétiens qui se permettent de juger Dieu qui « a laissé faire Auschwitz… Et puis c’est si facile : un petit coup de griffe par ci pour Dieu , un autre par là pour cette « utopie »qu’esdt le christiannisme… Bref , c’est tout juste si ce n’est pas la faute des chrétiens !

    Pour rappel : Dieu n’a-t-il pas envoyé La Sainte Vierge à Fatima pour nous prévenir ? Dieu n’a-t-il pas suscité soeur Faustine pour nous sauver ?

    Qui a écouté ? Personne..

    Le pape Pie XII ne s’est pas opposé de toutes ses forces quand Hitler est arrivé au pouvoir ? L’église catholique allemande n’est-elle pas intervenue publiquement ?

    Qui a écouté ? personne…

    Voici ce que dit Jean Guitton à ce sujet en parlant de ND de la Salette :

    - « Certains esprits superficiels ont été choqués par les terribles menaces contenues dans le discours de Notre-Dame de La Salette. Nous ne pouvons pas croire à un Dieu si cruel ai-je entendu dire. C’est oublier que les menaces divines ne sont que des promesses retournées.

    Dieu n’est cruel que dans la mesure où les hommes, en fermant leur coeur à sa grâce, l’empêchent d’être bon. « Je ne peux plus retenir le bras de mon fils. » Le premier refus vient de nous. Cette main de Dieu qui nous frappe, c’est la main toute miséricordieuse, pleine de dons, préparés pour nous de toute éternité, et que nous contraignons, par notre indifférence, à se refermer sur ses présents.

    Dieu n’a pas même à nous punir positivement, il suffit qu’il se détourne de nous pour qu’abandonnés à la pesanteur du péché nous roulions fatalement au fond de l’abime. Le spectacle du monde moderne, dont l’orgueil a repoussé Dieu, témoigne de cette vérité avec une féroce évidence.

    Le message de la Vierge pourrait être résumé dans ces simples mots : si vous ne cherchez pas le Ciel, vous perdrez la terre.  »

    A bon entendeur , salut !

  8. Redigé par Denise Lep:

    La revanche de Dieu, c’est la vie de l’homme !

    L’homme nouveau que nous avons à revêtir m’a semblé se préciser avec l’Evangile d’hier.

    Nous avons à revêtir l’habit du dernier de tous, l’habit du serviteur de tous, le linge dont Jésus se ceint, après avoir déposé son vêtement, lors du lavement des pieds de ses disciples ; à nous dépouiller comme Jésus le sera lors de la Passion par les soldats qui se partageront ses vêtements et tireront sa tunique au sort.

    Oui l’homme nouveau c’est celui qui reçoit sa vie tel l’enfant que Jésus plaçait hier au milieu de ses disiciples ; un enfant c’est celui qui reçoit sa vie de son père , de notre Père.
    Un enfant, c’est aussi par définition « celui qui ne parle pas », comme Jésus au long de sa Passion malgré les humiliations.

    Mais sommes-nous capables de comprendre et d’admettre cela ?, sans doute pas plus que les disiciples.

    Pour comprendre le secret de Dieu, le secret de Jésus, ses disciples, et donc nous-mêmes
    devons nous tenir en sa compagnie à la place qu’il s’est choisie pour lui-même, la dernière de toutes, celle du serviteur souffrant et rejeté…

    Oui la « vengeance de Dieu » c’est la vie de l’homme car c’est « la Croix glorieuse », la Gloire du Seigneur, la splendeur de Dieu…

    Un jour viendra où l’Esprit nous conduira sur le chemin de l’abaissement et de l’humilité, dans le rôle du serviteur et à sa place. Alors seulement nous comprendrons comment, dans le Royaume de Jésus, le dernier est vraiment premier, et aussi comment « il fallait que Jésus souffrit cette Passion pour entrer dans sa gloire. »

    Seigneur , nous sommes aussi lents, à comprendre que les disciples d’Emmaüs !

    Denise Lep

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