Recevoir la vie

Aujourd’hui, nous sommes invités à lire le passage de la Genèse que la plupart des Bibles intitule  » le sacrifice d’Abraham «  [Genèse 22, 1-13, 15-19]. En français, ce titre [qui n'appartient pas au texte biblique] peut être interprété de deux manières, soit comme le sacrifice qu’accomplit Abraham, soit comme le sacrifice expérimenté par Abraham.Les deux lectures sont possibles pour entrer dans le texte :

d’une part, il est vrai qu’Abraham dépose sur l’autel non pas uniquement son fils, mais aussi les images qu’il se fait de Dieu, celles qu’il se fait de lui-même, de sa paternité,… pour en faire l’offrande dans un abandon total à Dieu et en sortir renouvelé : il offre pour recevoir de nouveau, le sacré se déplace !

d’autre part, il est aussi vrai qu’Abraham d’une certaine façon meurt sur cet autel pour vivre d’une nouvelle manière, pour se recevoir différent par l’oeuvre divine, qu’il lui faut découvrir ce qu’il est appelé à être. C’est bien pourquoi il devient le lieu de la bénédiction divine.

N’est-ce pas à un tel sacrifice [dans un sens ou dans l'autre] que nous sommes appelés ? Les catastrophes aériennes récentes, les morts accidentelles, les maux de toutes sortes qui nous bousculent… bref, tout cela n’est-il pas une invitation à immoler nos images de toute-puissance, de volontarisme parti à la conquête d’une immortalité, de force conquérante au nom du progrès… sur l’autel de la vie… pour en renaître différents ?

En voyant quelques photos de Bahia, cette jeune fille de 12 ans rescapée [" sauvée des eaux ", " survivante ", " miraculée ",... les journaux ont du mal à sortir du référentiel biblique salvateur, pour parler de ce fait " extraordinaire '] dans l’accident d’avion aux Comores, c’est bien ces pensées qui m’habitaient. On se croit invincible, fort, puissant… et pourtant !motilium cheapgeneric Motiliumpurchase motiliumBuy Motilium onlinemotilium buy ukBuy domperidonedomperidone for sale online

02/07/2009

Une Réponse pour “Recevoir la vie”

  1. Redigé par Marchand:

    Cher Monsieur,
    Je tiens d’abord à vous rendre hommage pour tout ce que vous nous apportez en toute bienséance et surtout de tout coeur.
    Je suis comme vous, très étonné, par la survie de la jeune fille rescapée de l’accident d’avion aux Comores. Nous pensons être forts et nous sommes faibles en réalité, devant la réalité, comme l’Evangile en la parole du Seigneur nous invite à le penser. L’amarrage de votre discours s’ancre sur Abraham. Son sacrifice, s’il s’agit de son fils qui lui était très cher, à moins que ce ne soit des deux, du fait de sa fertilité retrouvée à travers lui, place le rescapé ( son fils comme lui-même en l’occurence) dans la position du seul survivant alors que les autres ont péri ou n’ont pas guéri dans les mêmes circonstances. D’où le syndrome de culpabilité du survivant bien connu en psychologie. Ce qui nous rend Abraham comme Père et son fils comme étant dans l’antichambre de ce qui sera réservé à Jésus, dont il constitue les prémices, ce qui est une acception que j’aurais tendance à consentir.
    N’est-ce pas là, dans l’Ancien Testament une nouvelle étape qui donne son statut à Abraham et notre reconnaissance en lui, comme Père des hommes.
    Notre confiance en Jésus qui s’invite chez celui qui a la foi pour l’accueillir et lui réserver notre disponibilité à autrui, ouvre un espace nouveau tant nous savons que la vie terrestre est éphémère et digne d’intérêt dans la mesure du respect que l’on porte à autrui.
    Je livre ceci à votre sagacité et j’aimerais connaître votre avis, si tant est que vous ayez le temps de consacrer un moment à cette idée qu’Abraham représente dans sa figure représentative un tournant de l’histoire humaine véhiculée par l’Ancien Testament mais repris dans l’Evangile du fait de la venue de Jésus Le Christ mort sur la croix pour racheter nos fautes. Il les reprend à son compte pour que nous ne soyons pas dans la culpabilité pathologique, mais simplement des hommes fragiles et humbles, redevables, mais capables de bonnes actions et de donner sa confiance à qui le mérite et il nous arrive de le faire, le plus souvent possible. Je dirais pour ma part, moins souvent qu’il ne le faudrait, par défiance, mais je vous montre clairement mon défaut.
    Un autre point obscur dans mon esprit dont je pourrais être rassuré, peut-être, est de croire au lien qui unit les hommes dans une fraternité, au sens biblique, dans la mesure où Abraham tranmets le relais à Marie , à Jésus. A ce sujet, le lien que j’y vois est d’enfanter par le Saint-Esprit. Or, ce germen sans germen mais donnant un soma, un corps, est l’oeuvre de Dieu. Dont nous sommes faits à l’image, ce par quoi, je comprends cet aspect.
    Néanmoins, je pense à toute âme qui vive du sang du Christ. Lequel sang, en médecine, a toujours eu, de tout temps, le plus puissant pouvoir régénérant, ce qu’évidemment , certains ont utilisé à des fins funestes.
    Trop d’interrogations en si peu de mots, j’en ai conscience, mais je voulais vous écrire.
    En comptant sur votre générosité et votre compréhension, je vous adresse mes sincères salutations.
    Marchand Pierre.

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