Porter son fardeau

Ces derniers jours, les colonnes de nos journaux ont été envahies par quelques « affaires », pour lesquelles la multiplicté d’articles aurait voulu nous faire croire que l’avenir de notre société en dépendait vitalement [même s'il est vrai, il y a un enjeu sociétal d'importance] :

les dix ans du Pacs ;

la nomination/élection/désignation… de Jean Sarkozy a un poste où son jeune âge peut faire sourire sur sa capacité à tenir la fonction du « sage blanchi sous le harnais » [peut-être sa fougue juvénile trouverait mieux à s'exprimer en donnant l'exemple de l'assiduité aux cours qu'il est sensé suivre : il n'y aurait pas besoin de promettre des places pour des matches de foot-ball, voire de l'argent... Il serait un modèle !] ;

le procès pour lequel on se perd si on s’essaie à le nommer puisque l’on passe des protagonistes [divers et nombreux] à ce qui est mis en cause…

Pour toutes ces « affaires » il y a des partisans  »pour »… et d’autres « contre »… Quelle que soit la position adoptée, elle s’accompagne de jugements, de dénigrements, de mots blessants, de personnes atteintes dans leur image,…

L’évangile de ce jour [Luc 11, 42-46] apporte une lumière qui peut modifier notre façon de lire ces commentaires. Pour cela, il faut prendre en compte le contexte [c'est-à-dire la page lue hier, Luc 11, 37-41]. Jésus est invité à partager le repas de midi chez un pharisien ; il se met à table sans pratiquer les ablutions rituelles. Le regard posé par le pharisien doit être lourd de reproches. Jésus l’interpelle et avec lui ses compères, pour l’inviter à distinguer le secondaire de l’essentiel, de façon à mettre en oeuvre ce dernier, plutôt que de se donner une bonne conscience en pratiquant le premier. Cela ne signifie pas que le « secondaire » n’a aucune importance, mais il ne faut pas lui en donner plus que ce qui est la sienne. En revanche, il importe de s’attacher à favoriser l’essentiel qui donne sens à l’agir secondaire. Dans la mesure où le discernement se fait en chacun, les jugements sur les autres tombent et s’estompent… car, très vite, nous nous rendons compte que là où nous pensions notre perfection aboutie [respect des règles, normes, lois...] commence, en fait, un chemin largement ouvert de conversion encore nécessaire.

Peut-être que ces mots qui nous viennent des Pères du désert peuvent nous aider :   Un frère fauta une fois à Scété. On tint un conseil, auquel on convoqua abba Moïse. Mais celui-ci refusa de venir. Alors le prêtre lui envoya dire : « Viens, car tout le monde t’attend ». Il se leva, et vint avec une corbeille percée qu’il remplit de sable qu’il mit sur son dos, et qu’il porta ainsi. Les autres, sortis à sa rencontre, lui dirent : « Qu’est-ce que cela, père ? » Le vieillard dit : « Mes fautes sont en train de s’écouler derrière moi et je ne les vois pas ; et moi, je suis venu aujourd’hui pour juger les fautes d’autrui ! » Entendant cela, ils ne dirent rien au frère, mais lui pardonnèrent. »

Que conclure ? Allégeons le fardeau des autres, non pour alléger le nôtre ; mais pour permettre à chacun [et donc à nous-mêmes] de porter uniquement ce que le Seigneur lui demande, lui qui est si soucieux de notre fragilité, de notre faiblesse.buy motiliumorder motilium onlinemotilium generic namegeneric motiliumdomperidone for salebuy domperidone in canadadomperidone cost

14/10/2009

Une Réponse pour “Porter son fardeau”

  1. Redigé par Jacqueline Viltard:

    Hier, je participai à une réunion, où je vis se défaire les a priori inamicaux dus à des paroles entendues précédemment, et pouvoir se former une équipe en devenir de fraternité.
    Et cela, grâce au prêtre responsable, dont j’admire le charisme, l’écoute, l’humilité et la clairvoyance.
    Nous ne nous réduisons pas à nos actes, ratés, irréfléchis ou qui pouvaient être meilleurs et cependant ils suffisent parfois à nous disqualifier.
    J’étais sûre de ne pas être dans le jugement (au-dedans de moi-même) mais que j’étais seulement dans l’objectivité…
    Alors, sur « ce chemin largement ouvert de conversion encore nécessaire », je m’engage.
    Merci.
    jacqueline

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