Paroles dures de l’Evangile

La page d’évangile de ce jour [Luc 12, 49-53] appartient à ce que certains auteurs ont appelé « les paroles dures de l’Evangile ». Pour les goûter, il faut se remettre en mémoire le conseil que saint Ambroise [v. 340-397] donnait dans son « Commentaire sur l’évangile de Luc » : « Dans presque tous les passages de l’Evangile le sens spirituel joue un rôle important ; mais dans ce passage surtout, pour ne pas être rebuté par la dureté d’une explication simpliste, il faut chercher dans la trame du sens la profondeur spirituelle… ».

De Jésus, on attend [ou plus exactement, on a l'habitude d'entendre] des paroles apaisantes, des paroles de tendresse, des paroles de miséricorde. Là, éclatent des mots forts : « Je suis venu jeter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il soit allumé… Pensez-vous que je suis apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division ». Ces mots pourraient être récupérés pour servir d’excuses à toutes sortes de comportements peu enclins au respect, à l’amour…

Le feu que Jésus est venu allumer sur la terre, c’est le feu du salut dont la croix est le signe. Ce salut se répandra et a vocation à embraser la terre pour que du passage par le feu sorte un homme renouvelé, comme l’or passé au creuset. La division qui peut en naître est liée aux choix que l’accueil du salut dans la vie de chacun peut favoriser. Ces choix risquent de diviser, car mettant à mal les intérêts particuliers, les quêtes individualistes, la sauvegarde de privilèges… pour conduire à faire la vérité en soi et autour de soi… Et donc, parfois dans l’incompréhension, le désaveu, le refus ou l’indifférence.

La décision que le conseil presbytéral du diocèse de Lyon vient de prendre est de cet ordre. Il propose à tous les prêtres de donner un mois de leur traitement [ou ce qu'ils peuvent ou veulent] à une association caritative, en faveur de ceux qui sont blessés par la crise. Ce feu de la solidarité va-t-il s’étendre ?

Ce don sera une façon de vivre le salut au quotidien, que les prêtres sont invités à vivre liturgiquement dans l’eucharistie. Mais peut-on se contenter de mots quand les maux sont présents ? Ce que je retiens de cette proposition, c’est qu’elle peut être une invitation pour chacun à trouver un moyen adapté à sa réalité, à ses ressources, à ses convictions… pour témoigner de ce qui le fait vivre. La suite du Christ passe aussi par l’attention à tous les frères.cost of domperidonemotilium ordermotilium costopurchase domperidone onlinemotilium buy onlinecheap domperidoneorder motilium online

22/10/2009

4 Réponses pour “Paroles dures de l’Evangile”

  1. Redigé par Annie:

    Mais pour celà il faut d’abord « ouvrir » son coeur, se laisser transpercer, choisir le Christ, se laisser embraser, accepter la Croix ! sans cela tout acte généreux, tout acte de partage est presque impossible.
    Heureusement, dans notre quotidien, si le fait de vivre le mieux possible l’Evangile entraîne des jugements peu « charitables »….ces jugements n’entraînent pas de division radicale. Faut-il s’en réjouïr, ou constater que l’indifférence règne ?
    Je crois que l’on doit se réjouïr que même les non chrétiens, etc…..peuvent brûler d’amour pour leurs semblables, et être généreux – l’Esprit est à l’oeuvre, soyons à son écoute et dociles à ce feu qu’Il nous, qu’Il « me » donne à vivre, même si c’est difficile.

  2. Redigé par Denise Lep:

    Réviser notre échelle de valeurs… faire passer la part des dons aux autres avant un certain superflu ou même avant ce que nous considérons comme absolument nécessaire et qui ne l’est peut-être pas…

    Nous laisser atteindre par les images de détresse, de manque de tout dans certains pays, et aussi de certains de nos concitoyens au plus près de nous…

    Si nous savions ne pas fermer les yeux ou ne pas détourner nos têtes, le CCFD , le Secours Catholique et autres… devraient voir leur budget exploser… et ce serait un beau témoignage de solidarité anonyme car, certes, il n’y a pas que les chrétiens qui savent regarder autour d’eux…et donner.

    j’aime bien le principe de Lyon qui a donné aux prêtrs une idée de grandeur du don : un mois de revenu (tout en laissant chacun libre de faire plus ou de faire moins), c’est une ouverture à une grande générosité éventuelle « dans le secret », et une mise à l’aise pour ceux qui ne pourront faire que moins mais « sans culpabiliser ».

    Oui, c’est peut-être « une opération à cœur ouvert », que nous devons vivre…mais elle est nécessaire et urgente mais sans être endormis…

    Denise Lep

  3. Redigé par NICOLAS:

    de site en site …me voila où ?

    la seule question que je pose à Jean Luc est celle-ci :

    comme j’ai souvent envie de réagir aux articles de la CROIX , je cherche toujours la rubrique  » laisser un commentaire »

    et là curieusement , cette occasion de bonne convivialité n’existe pas dans ce journal …

    de quoi la croix a-t-elle peur ?

  4. Redigé par Jean-Luc:

    Si vous allez sur le site de La Croix, il y a un certain nombre de blogs attitrés [dont un du rédacteur en chef] et des forums où vous pouvez laisser des commentaires.

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