NON … !

Vos journaux habituels vous ont, peut-être, transmis cette information où le sordide le partage à l’ignominieux : une fillette brésilienne (à 9 ans, on ne peut user d’un autre terme), violée depuis l’âge de 6 ans par son beau-père, enceinte de jumeaux alors qu’elle a maintenant 9 ans, a subi un avortement. Le fait, dans sa brutalité, fait déjà mal : on verrait plutôt la fillette en train de câliner une poupée… Eh bien non ! Il y a d’horribles personnages qui volent l’enfance !  Si le fait est douloureux, la suite pour le croyant que je suis l’est encore plus : l’évêque du lieu, l’archevêque de Recife, n’a pas hésité à excommunier l’équipe médicale qui a pratiqué l’avortement et la mère de la fillette, arguant de ce que « la loi de Dieu est au-dessus de la loi des hommes ». Loin de moi de le dénier, mais en moi la certitude que la miséricorde de Dieu n’emprunte pas toujours les canaux ecclésiaux et qu’elle est toujours(et heureusement !) plus infinie que celle des hommes souvent étroite.  

Certes toute vie humaine est à respecter, à protéger, à faire advenir à son excellence, mais quand il y a conflit de devoirs… peut-être faut-il se souvenir que dans certains cas nous sommes confrontés à deux maux et qu’il nous faut choisir le moindre mal. Où était-il dans l’affaire qui nous occupe ? Ne serait-ce pas de permettre à cet enfant de retrouver un possible chemin de vie ?

Pour que l’information soit complète, précisons que l’archevêque en question a été soutenu par le cardinal Re, à Rome ! De plus l’affaire est d’autant plus triste, pénible (les mots manquent) que le violeur, lui, s’il encourt le poids de la loi humaine n’a rien à craindre d’aussi sévère de la loi canonique.

Je ne sais pas comment l’archevêque en question a médité, et/ou a commenté l’évangile de ce jour. Je me permets d’en citer un extrait : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés… » (Luc 6, 36-38). Il ne s’agit pas, c’est évident, de tout excuser, de tout permettre, mais il s’agit de se mettre à l’école du Père qui par le Fils nous indique de quel Esprit nous devons vivre.

NON… on ne peut appliquer le droit canon aveuglément… OUI nous devons défendre la vie, toute vie… mais il y a des cas où malheureusement, en défendre une oblige à en sacrifier une autre. C’est terrible mais peut-on faire autrement. Nous ne pouvons pas tout maîtriser. Dans le cas relaté, la vie de la fillette (vie physique, vie spirituelle, vie psychologique…) était en danger. Devait-on la laisser mourir alors que la survie de ses jumeaux aurait été accrochée à un « miracle »?

Dénonçons une culture de mort et promouvons une culte de l’amour, mais avec une raison éclairée ! L’Eglise n’a certainement pas à se glisser dans les oripeaux de l’époque, de la mode ou du « monde », mais il y a des cas où les atours de sa parole doivent accepter quelques faux-plis.sildalis without prescriptionsildalis 120 mg sildalis cheapsildalis super power cheap sildalis onlinesildalis 120mg sildalis online cheap

09/03/2009

70 Réponses pour “NON … !”

  1. Redigé par Marie-Noëlle Christien:

    J’ai été contente, moi qui vis qu Chili depuis 19 ans, de pouvoir lire ce commentaire de l’actualité suer le cas de la fillette du Brésil. Il donne d’autres éléments de discernement dans une « histoire » où la tentation est d’être fondamentaliste. Bien sûr, l’avortement ne résout pas le problème. Au Chili actuellement, la lutte parlementaire est d’accepter l’avortement « thérapeutique » et l’Eglise officielle dit carrément non. Personnellement, je m’interroge et remercie le P. Ragonneau de donner des éléments de réflexion à partir d’un fait comme celui-là.

  2. Redigé par PERROT Yvon:

    Merci beaucoup de vos paroles sans détour, des paroles qui, contrairement à celle de Mgr Sobrinho, ouvrent un chemin de vie, des paroles qui nous rappellent qu’il convient de vivre dans l’Esprit et non dans la lettre. Cette manière de s’ériger en censeur , fermant tout débat et tout dialogue est en contradiction avec l’invitation des Evêques de France participant au groupe de travail qui a rédigé l’ouvrage « Bioéthique : propos pour un dialogue ». Au moment où notre Eglise entend contribuer au débat sur la révision des lois de bioéthique de manière constructive , les propos de Mgr Sobrinho ne font que plomber les efforts entrepris par ces hommes et ces femmes qui alertent sur les enjeux de certaines techniques médicales et entendent porter leur souci de l’homme et de sa dignité au cœur des débats et des lois en préparation, dans un climat de dialogue sincère et loyal. Ce qui exclut les positions de censeurs de ceux qui auront peut être « les mains blanches mais parce qu’ils n’ont pas de mains » . Prendre sa part des défis des hommes, mettre les mains dans le cambouis du quotidien c’est sans nul doute plus risqué que de prononcer des jugements d’excommunication du haut de sa chaire. Et puisque les faits se déroulent au Brésil et sur un continent où tant d’hommes et de femmes ont payé de leur vie les horreurs des dictatures , la facilité avec laquelle Mgr Sobrinho prononce cette excommunication rend encore plus pesants les silences de nombreux évêques durant ces heures sombres. J’ai peine à imaginer que Mgr Sobrinho est archevêque de Recife tant ses paroles et son attitude sont à l’opposé de l’archevêque de Recife qu’était Dom Helder Camara , lui qui a tant lutté pour témoigner de la tendresse et de l’amour de Dieu pour chaque homme, chaque femme et notamment les plus faibles, les plus fragiles, ceux qui subissaient les violences de tous ordres : violence politique, militaire et policière, violence économique… »Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’il l’aient en abondance  » Cette parole de Jésus, Dom Helder l’incarnait dans son combat quotidien , Mgr Sobrinho la rend simplement inaudible en l’enfermant dans une lecture aveugle du respect de la vie et du droit à la vie.

  3. Redigé par cl.cachera:

    Fallait-il que cette enfant meurt en mettant au monde ses deux bébés pour qu’une parole de compassion et de pardon soit prononcée par l’archevêque de Recife?
    Devant la barbarie qu’a subie cette petite fille on aurait aimé entendre autre chose que des paroles d’excommunication…
    J’aime mieux penser au regard plein de tendresse que le Christ a, je n’en doute pas, pour cette petite fille et sa mère .

  4. Redigé par G. Courtemanche:

    Merci pour vos propos Père Ragonneau; je commençais à me dire que l’église du Brésil « marchait sur la tête », sans parler de l’écho romain…
    Je crois que parfois il y a des paroles prophétiques à prononcer…
    Je vous dis Merci et je suis sûre que le Cœur de Dieu est plus grand que notre cœur!
    La petite aura déjà assez souffert et le beau père … =qu’en sera-t-il pour lui ?!
    = Je ne sais, mais pour tous les enfants maltraités et violés = Merci ! Fraternellement . G.C.

  5. Redigé par Anne:

    Merci infiniment de votre parole, qui touche au coeur ceux qui comme moi sont en chemin et ne peuvent que crier de désespérance quand des hommes d’Eglise tel que l’évêque de Recife commettent dans leur parole l’innomable au nom de Dieu et du Christ.
    Mais peut-être suis-je plus choquée encore par le soutien apporté par Rome. Où est le Saint-Père dans tout cela, lui si prompt et si engagé dans la voie de l’accueil pour les intégristes, voie que je comprends, qui me semble un chemin possible.
    Comment ceux qui sont « sur le sueil » peuvent-ils avec tout cela ne pas douter que l’Eglise catholique est bien l’une des plus belles maison du Dieu qu’ils cherchent et entrevoient dans le visage du Christ ?

  6. Redigé par Anne:

    Désolée pour la coquille, il faut lire bien sûr « sur le seuil ». Merci par avance pour la correction.

  7. Redigé par leblanc catherine:

    merci au Père Ragonneau d’apaiser ma souffrance de catholique devant l’horreur de la décision prise par un cardinal au sommet de ses certitudes !
    est-il vraiment exact que le violeur qui, par ailleurs, a eu également l’aînée, handicapée de 14 ans, comme victime, n’encourt aucune condamnation religieuse ?
    je prie pour ces soeurs dont la vie est bouleversée.

  8. Redigé par jejomau:

    On se souvient que Mère Teresa avait déclaré lors de la réception de son prix Nobel, à Oslo, le 10 décembre 1979 :

    « Le plus grand destructeur de la paix aujourd’hui est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entre-tuer les uns les autres ? »

    Faut il citer jeremie dans l’A.T. condamnant sans équivoque l’avortement ou Barnabe,contemporain de Jesus-Christ condamnant « l’avortement et l’infanticide comme un crime abominable ».Barnabe savait certainement mieux que nous ce qu’aurait fait le Christ que certains ne cessent d’invoquer…Quand cela les arrange pour attaquer l’Eglise.

    L’EGLISE est gardienne de la FOI et défend la Vie dès son commencement.L’excommunication,est automatique dans certains cas .L’eglise ne fait que le rappeler.Ni plus ,ni moins.
    Mais ,certains s’ingénient a rechercher ce qui pourrait porter a caution afin d’attaquer l’AUTORITE de l’eglise.Ce sont les loups dans la bergerie.Le pire ,c’est lorsque cela provient de clercs ….Et surtout de ceux qui ,en plus de leurs voeux ont fait voeu d’obéissance!!!

    Qu’ils ne s’imaginent pas que « les brebis » sont toujours pretes a etre tondues! elles ont tres bien compris…et savent que leur pape est un bon pape.

  9. Redigé par Joinville-Plisson Chantal:

    Bonjour,

    votre commentaire est extraordinaire et je travaille cettte question depuis plusieurs années, car confrontée continuellement à des histoires semblables dans ma pratique professionnellle.

    J’admire quand vous osez dire que la miséricorde n’emprunte pas les canaux éclésiaux, j’en suis convancue par ce que je vois continuelllement.
    J’aimerai pouvoir travailler cette question avec des religieux qui ont votre courage de pensée et de parole vraie sur ce qu’est la vie , justement alors que se discutent les questions de bioéthique.

  10. Redigé par Marie Anne loreau:

    Merci de ces paroles d’amour vis à vis cette petite fille de 9 ans, prions ensemble pour sa future vie et prions aussi pour Mgr Sobrinho archevêque de Recife .

  11. Redigé par Liliane:

    Que peut-on dire devant l’horreur ?
    Mais, ne faut-il pas être vigilant : quand je lis les déchaînements de certains catholiques contre l’Eglise catholique (d’abord avec la levée de l’excommunication de la FSSPX), puis avec cette histoire de Recife, je me dis « attention, ne règlons pas nos propres comptes avec l’Eglise -je pense à certaines personnes divorcées-remariées et « en haine » – ne nous vengeons pas au coin du bois, ne mélangeons pas les sujets.
    Je connais bien ce terrain puisqu’un membre proche de ma famille est au Brésil, et que sa compagne est vénézuélienne (c’est d’ailleurs lui qui va écrire l’article du journal « Le Monde » sur ce sujet aujourd’hui) : bien sûr qu’il est révolté, bien sûr qu’elle est révoltée, bien sûr que je suis révoltée mais vous êtes-vous posé la question : pour combien d’enfants, tués, vendus pour la prostitution, violés en Amérique du Sud, sommes-nous au courant de la réalité.
    Que la mère soit en prison : je serais ravie : depuis trois ans elle ne s’est rendue compte de rien ? Qu’elle soit excommuniée : était-elle seulement pratiquante ????? Dans les favellas, ils ont souvent un pied chez Dieu et un pied chez le Diable : ceci expliquerait d’ailleurs cela.
    Car n’ayons pas peur des mots c’est bien d’une affaire diabolique dont on parle.
    Et il eût été sage que l’archevêque de Recife attende un peu pour se prononcer : tout ce qui est
    fait ou dit dans la hâte quant un sujet est à la une des medias aboutit à l’impasse totale.
    Qui va prendre dans tout ça : notre Saint Père : que d’injures déjà (intégriste, trop vieux, facho), si, si de soi-disants vrais catholiques. C’est Benoit XVI le dindon de la farce. Devons-nous alors hurler avec les loups ou nous taire et prier.
    Nous ne savons que ce que l’on a bien voulu nous dire pour cette petite fille. Je prie pour elle. C’est une enfance détruite. Mais que savons-nous du métier de la mère, de son origine, du beau-père ?????? Je suis au regret de vous dire que des viols comme celui de Recife il y en a tous les jours dans le Monde. Doit-on couper la tête du Saint-Père pour autant ?
    Il y a deux sujets en un seul : sauvegarder l’enfance : donc que les O.N.G. se bougent un peu plus et que tous se mobilisent, et sauvegarder la tête de notre Eglise.
    Que Dieu veille sur tous les enfants du monde.

  12. Redigé par Nic:

    Deux enfants, deux fillettes, deux victimes de la religion, de la tradition, de la domination des hommes sur les femmes, des hommes sur les femmes en devenir… ces deux fillettes, « la petite qui ose » et cette petite brésilienne » … et combien d’autres femmes ou fillettes? En temps que femme, je suis profondément outrée, choquée, scandalisée, les mots ne sont pas assez forts… pourtant je n’ai jamais dressé aucune barricade ni défilé en bradissant un drapeau féministe. Et pourtant j’ai envie de crier « abat tous les docteurs de la loi! »

  13. Redigé par Petit Monique:

    Merci Père de prendre le temps de votre blog pour faire passer vos messages forts. Oui c’est horrible pour une enfant de ne pas vivre son enfance et le Seigneur aurait sans aucun doute
    délivrer cette fillette d’un poids bien trop lourd à porter et dont elle n’était pas à l’origine.

  14. Redigé par Jeandon:

    Pauvre église…pécheresse et inhumaine …Si l’excommunication a un sens ( ce dont je doute : Jésus n’a excommunié personne !)Bien sûr que c’est le violeur et l’archevêque qu’il faut excommunier! Quelle image de l’église ! Si « Le Vatican » ne connait pas l’évangile, il est temps qu’il se recycle et qu’il se convertisse, en accueillant le Message de la Miséricorde et de la Tendresse de Dieu ! « Le Droit Canon » n’est pa

  15. Redigé par Jeandon:

    Je continue : on m’a coupé… »Le Droit Canon » n’est pas chrétien ! Ou on le réforme de façon évangélique ou on le « jette  » aux orties ! Assez de dégâts!

  16. Redigé par F. Nallet:

    Merci de nous donner la possibilité de réagir, car depuis lundi, je suis comme un insecte ds un bocal, ne sachant où me tourner pour exprimer ma profonde tristesse devant cette Eglise d’hommes (masculins) si peu miséricordieux. Et je pense aux « entrailles » de Dieu qui doivent se tordre Là-Haut devant les malheurs de cette petite fille… et la dureté de ses écclésiastiques.
    Il faut prier pour que se lèvent dans notre Eglise (et au Vatican) des prophètes qui tels Amos dénoncent ces faits inacceptables.
    J’ai de plus en plus « mal à mon Eglise » qui bafoue la Bonne Nouvelle du Christ.

  17. Redigé par Marie-Anne:

    J’ai vraiment été très choquée par l’attitude de l’évêque de Recife à l’égard des personnes qui ont pris soin de cette enfant violée, et une attitude validée par le Cardinal Re du Vatican ! Pense-t-il que c’est ainsi qu’il va attirer vers l’église catholique tous ceux qui vont vers d’autres églises au Brésil ? L’Eglise excommunie-t-elle aussi tous ceux qui commettent des meurtres, volontaires ou involontaires ? des crimes comme le viol ? Et le pardon dans tout cela ? J’ai vraiment du mal à comprendre ces hauts dignitaires de l’Eglise dans leur tour d’ivoire…. Comment est-il possible d’aider matériellement cette famille en détresse et de lui manifester toute notre compassion ?

  18. Redigé par mjeanne1:

    AMERIQUE/BRESIL – Les évêques expriment leur entière désapprobation de l’avortement pratiqué sur une petite fille et se montrent solidaires avec tous les enfants victimes d’abus
    Rome (Agence Fides) – La Présidence de la Conférence des évêques catholiques du Brésil (CNBB), réunie à Rome ces jours-ci, a diffusé une note pour la presse dans laquelle elle exprime son indignation suite à la nouvelle qu’une petite fille brésilienne de 9 ans a été contrainte à l’avortement des jumeaux qu’elle portait comme fruit de la violence sexuelle subie par son beau-père, un fait qui a ému la société brésilienne toute entière. Les évêques repoussent vivement cet acte, se plaignant en même temps du fait qu’il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé, vu l’augmentation du nombre d’attentats contre la vie des enfants, victimes d’abus sexuels. „L’Eglise –continue le texte- exprime sa solidarité envers cette enfant et toutes les victimes de ces actes brutaux, et envers leurs familles”. Le texte rappelle que l’Eglise est toujours en faveur de la vie.
    De même les évêques de la région Nord-est 2 de la CNBB ont diffusé un communiqué suite à ce fait, rappelant que l’ „Eglise est toujours en faveur de la vie, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle”. Un principe qu’elle a toujours maintenu, même à l’époque du Régime militaire instauré en 1964, pendant lequel elle a défendu les droits de l’homme des persécutés, des torturés et des réfugiés politiques.
    „Nous vivons dans une société pluraliste –lit-on dans le texte- dans laquelle les Etats se structurent et se donnent une législation qui reflète la culture dominante, qui ne respecte pas les principes éthiques naturels”. C’est pourquoi „ce qui est protégé par la loi ne peut pas toujours être identifié avec les principes éthiques et les valeurs morales”. Pour les catholiques, rappellent les évêques, „le commandement du Seigneur ‘tu ne tueras pas’ a toujours la priorité”.
    Quant au cas concret de cette enfant, les évêques expriment leur totale désapprobation, se plaignant qu’on n’ai pas procédé avec la tranquillité nécessaire, avec sérénité, et qu’on n’ait pas respecté le temps demandé par la situation. (RG) (Agence Fides 9/3/2009 Lignes 25 Mots 346)

  19. Redigé par Albert Masson:

    J’ai eu l’occasion de rencontrer Don Elder Camara qui a été aussi évêque de Recife , c’était un saint homme à la parole profonde mais juste et modérée. Comment en est on arrivé à le remplacer par un extrémiste aussi intransigeant ? J’imagine le contre témoignage que celà doit représenter pour la population pauvre du Nordeste brésilien. La cause noble de la défense de la vie s’avère complètement dénaturée par les positions intransigeantes du Vatican et de certains prélats qui manquent totalement de discernement. Je m’en trouve profondément attristé.

  20. Redigé par Pierre:

    Chretien pratiquant j’avoue que j’ai eu honte pour la premiere fois a cause des prises de positions et sanctions de mon eglise
    Ils lient de pesant fardeaux et en chargent les epaules des gens ;mais eux- mêmes ne veulent pas les remuer du doigt Mt 23,1-12
    merci au père Ragonneau mais j’espere que nos eveques et cardinaux feront de même et s’exprimeront fortement sur ce sujet
    je suis contre l’avortement mais il y a des circonstances ou il faut choisir et non pas comdamner uns gamine de 9 ans

  21. Redigé par patrick dumas:

    Cela fait chaud au coeur de constater que la position de cet évêque brésilien soulève de l’indignation au sein de l’Eglise, car au vu des derniers évènements on pourrait avoir le sentiment que le Royaume est avant tout une affaire de juridisme. La compassion, la miséricorde, le pardon, l’attention aux plus pauvres, l’écoute, tout cela semble bien oublié. Merci de rappeler que cela a de l’importance: ne serait-ce pas, même, ce qui a le plus d’importance?
    Cet épisode suscite en moi deux réflexions. La première est que le combat pour la vie ne se partage pas. Si en son nom on excommunbie ceux qui pratiquent un avortement, pour quelles raisons n’excommunierait-on pas tous ceux qui s’adoonnent à des crimes contre les paysans brésiliens (et d’ailleurs) qui résistent à la spoliation de leur terre? Plus généralement le combat pour la vie ne devait-il pas entraîner un combat farouche pour l’abolition de la peine de mort? Lorsque l’on adopte des attitudes jusqu’au boutistes, il faut veiller être parfaitement cohérent.
    Ma deuxième réflexion concerne le cardinal Re. Après s’être lourdement fouvoyé dans la préparation de la nomination de deux evêques (celui de Varsovie et l’auxiliaire de Linz) et être impliqué dans la levée de l’excommunication des evêques intégristes, sa dernière prise de position le discrédite définitivement. Dans toute autre institution humaine, il aurait été contraint à la démission.

  22. Redigé par A.P.:

    Je suis profondément attristée de cette nouvelle d’excommunication pour la fillette victime de son beau-père. Après l’affaire Williamson, je me sens encore blessée d’être catholique et j’en ai honte. L’image d’une Eglise machiste, misogyne se confirme. L’Esprit Saint repose-t-il sur ces religieux?????!!!!!! Quelle crédibilité pour ces personnages qui font preuve d’un discernement bien limité?!

  23. Redigé par Christiane A. d'OLIVEIRA:

    Non, non on ne peut pas laisser cette fille portée deux enfants. Peut être qu’elle mourra et les enfants aussi. L’Eglise doit tolérer certaines choses dont celle là par exemple. Dieu est Miséricordieux, il ne pourra pas punir cette fille et sa mère comme l’Evèque. Pensons un peu à la tendresse de celui que nous suivons.

  24. Redigé par JASSERAND Françoise:

    Bonjour,
    Merci de votre développement sur ce drame humain, doublé d’un drame « canonique » si je peux m’exprimer ainsi.
    Je me pose une question, comment se fait-il que cette enfant aie été violée durant 3 années, sans que personne ne réagisse?
    Trois ans durant( c’est long trois ans) cette petite fille a subi l’horreur,et c’est à la révélation de l’avortement que les yeux des adultes se sont ouverts…sur son calvaire…Cela fait trois victimes innocentes: l’enfant et les deux « petits  » qu’elle portait.
    « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens , c’est à moi-même que vous le faites; »dit Jésus.
    Mon Dieu est-ce ainsi que les Hommes vivent?

  25. Redigé par J-Pierre Givaudand:

    Merci pour votre saine réaction face à cette excommunication qui m’a attérré. Ces dernier temps l’institution semble accumuler les faux pas, si bien que je me demande si c’est bien l’Esprit qui la guide encore ou bien si a force de vouloir si bien balayer la maison elle n’a pas fini par être investie par ce qu’elle redoute tant (Matt 12,43-45).

  26. Redigé par Louis Antoine:

    Dans les forums de Croire.com, un sujet de réflexion est intitulé « J’ai mal à mon Eglise » et ce fil chaque semaine est alimenté par des « bavures » de la hiérarchie catholique . Ce dernier scandale montre à quel point de fracture nous sommes parvenus entre le clergé que nous côtoyons et celui qui, en haut lieu, devraient être le guide. Le « NON » énergique du père Ragonneau nous réconforte et nous encourage à persévérer dans l’espérance d’un aggiornamento de la hiérarchie de notre Eglise. « Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt … » Mat 23, 1-12

  27. Redigé par Marie-Thérèse Chalumeau:

    le plus incompréhensible est le « soutien » du cardinal Re. N’est-ce pas lui qui aurait du tenir le discours si réconfortant du père Ragueneau?

  28. Redigé par Bogaert:

    Il est important que des paroles évangéliques soient dites dans des situations de détresse humaine que certains « notables » de l’église semblent incapables de ressentir.Chez les évêques,est-on toujours aussi « respectueux » de la morale et empressés de prendre des mesures radicales (non pas contre les victimes !) quand il est question de pédophilie chez des adultes, fussent-ils prêtres ?

  29. Redigé par hugues:

    Merci à croire.com de nous soutenir, nous catholiques pratiquants qui essayons de vivre l’amour du Christ dans cette société un peu folle où nous serions en droit d’attendre de l’Eglise des paroles apaisantes et non pas des rejets tranchants qui me font penser aux juifs bien pensants du temps de Jésus qui respectaient la lettre de la loi, et non son message d’amour. Merci au Père Ragonneau, et à vous tous hommes et femmes de bonne volonté qui acceptent de donner leur avis même s’il est contraire aux autorités religieuses. Le pape et les évêques de France et du Brésil devraient prendre la suite de Jésus et rencontrer la foule des malheureux qui sont violés et humiliés, cela les aiderait peut-être à ne pas condamner ceux qui aident la petite brésilienne à vivre un peu plus sereinement que dans la maternité après un viol !
    « aux appels de ton peuple en prière, réponds seigneur avec bonté. Donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. »

  30. Redigé par steiger:

    tous nous pensons au jugement et non à l’amour de l’évangile , tous nous sommes indigniés , tous nous avons envie de faire parvenir notre incompréhension à cet évêque et à Rome… Tous que nous soyons croyants ou pas . Dans l’evangile de Matthieu au chapitre 23 ( 1 -12 ) / Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens; mais eux -mêmes ne veulent pas les remuer du doigt … Nous attendons tous d’être fiers de notre Eglise , nous attendons tous de voir l’Evangile se lire , surtout chez les « pères » et
    les » maîtres « que Jésus dénonce dans ce même Evangile … Quand nous aurons partagé ne serait-ce qu’un instant la vie de cette enfant, alors nous pourrons prendre une position de jugement et encore LUI ne juge
    pas ! Qui sommes nous pour le faire et où écrire notre interrogation à l’Eglise ?

  31. Redigé par G.Simon:

    L’archevêque de Recife peut-il se revendiquer comme disciple du Christ ?
    Comment la cananéenne, comment Marie-Madeleine, comment la femme adultère sont-elles jugées par un homme ?
    La vie de la fillette était lourdement menacée par la venue en elle de deux jumeaux conçus à cause d’un viol. L’archevêque de Recife est-il pour la peine de mort d’une personne déjà née pour privilégier deux embryons qui de toute façon n’auraient pas pu se développer jusqu’à naître ?
    L’Eglise est contre la peine de mort. Sans doute alors devrait-on excommunier Mgr José Cardoso Sobrinho pour sa condamnation à mort d’une fillette de 9 ans ?

  32. Redigé par jean-pierre:

    le grand miracle, c’est d’arriver à garder la foi malgré l’Eglise, ou en tout cas malgré certains évêques et certains prélats du Vatican qui se prennent pour l’Eglise.
    Merci au père Ragonneau d’avoir osé dire NON sans tourner autour du pot ; peut-être bien mérite-t-il l’excommunication pour cela ?

  33. Redigé par Florence Corpet:

    Merci ! Merci pour votre « NON ! » à cette parole d’un évêque, confirmée par un autre, que je ne peux accepter comme venant de l’Eglise du Christ. Je ne doute pas de leur compassion pour cette enfant qui traverse des épreuves si horribles. Mais quel besoin d’affirmer la loi canonique sans son accompagnement pastoral ? J’ose espérer que la petite fille et sa mère ont entendu de la part de l’Eglise, une autre parole que celle qui nous est transmise par les journaux, qu’elles ont pu sentir la compassion de tant de chrétiens qui prient pour elles et pour les deux bébés qui n’ont pu vivre.

    Prions aussi pour notre Eglise, qu’elle sache chaque jour davantage marcher derrière le Christ, compatissant et aimant. Et que les tristes années prévues dans le roman « Vatican 2035″ nous soient épargnées !

  34. Redigé par patricia:

    Laisser aux hommes ce qui appartient aux hommes et à DIEU ce qui appartient à DIEU. Seul le seigneur est souverain dans cette affaire. La loi brésilienne qui appartient aux hommes dit que l’avortement est possible en cas de viol. A cause des risques de santé jugés par les medecins qui ont aussi ce don de soigner, nous ne pouvons pas les en vouloir d’avoir fait le choix de sauver au moins un des 3 êtres (la petite au détriment des jumeaux) pour ne pas tous les perdre. L’église catholique devrait reconsidérer avec ce archevèque de Recife cette excommunion, en regardant vraiment le seigneur Jesus qui n’a jamais rejeté les lois civiles à son époque, mais a toujours laisser aux hommes en se basant sur la loi morale de comprendre ce qui est bon pour Dieu et jugé mauvais par le même DIEU

  35. Redigé par Bettina:

    “Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés…” (Luc 6, 36-38).

    Cela s’applique également pour chacun de nous. Dieu seul est parfait. L’Eglise tente de nous montrer le Chemin, n’oublions pas tout ce que nous lui devons.

  36. Redigé par Henri MOUAHA:

    Il y a parfois des décisions tellement lourdes de conséquences qu’elles nous conduisent à nous interroger sur les fondements de notre foi, sur les dogmes enseignés par l’église catholique romaine. Et, quelques fois, il nous arrivent de comprendre pourquoi et comment certains en arrivent à se détourner de leur bapteme. Dans le cas d’espèce, nous avons un homme adulte donc responsable de ses actes. Il pose un acte contraire à la loi divine et à la loi des hommes. On voudrait nous convaincre d’accepter ce fait et de le comprendre. En face, il y a l’innocence. L’innocence d’une enfant de neuf ans! perdue à jamais par la faute d’un homme. Cet enfant-là, je voudrais que cet éveque m’explique à moi père d’une enfant de ce age comment lui expliquer dans son langage d’enfant, dans sa compréhension d’enfant le drame physique,moral physiologique, le drame qu’elle vivra tout le restant de sa vie.
    Le message christique est amour. Amour pour le genre humain, mais surtout pour les tout petits. Le laissez venir à moi les enfants devrait nous interpeller à chaque instant de notre vie, lorsque nous avons des décisions à prendre qui impliquent les enfants.
    Je voudrais que ce écclésiaste m’explique enfin le bien-fondé d’une telle rigidité lorsque nous savons que de par le monde il ya des pretres violeurs que le VATICAN couvre, des pretres homosexuels qui ne sont pas excommuniés. Fait plus grave, Ce VATICAN qui est prompt aujourd’hui à prendre des mesures draconniennes, l’on a en vain attendu qu’il se pronnonce fermement en des circonstances plus dramatiques, comme lors de l’extermination des juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Mais en vain! Ce sont ses clergymen qui signent des pactes avec les dictatures… Alors sur le plan de la morale, je crois que les laics peuvent aussi leur faire la leçon.
    Pupille de l’Eglise catholique, fervent croyant et pratiquant, il m’arrivent parfois d’etre en colère face à certaines injustices, comme c’est le cas de cette enfant§

  37. Redigé par Michel NAQUET-RADIGUET:

    Tout a été dit ps bloggueurs précédents.
    J’ai honte pour mon Eglise et je suis en colère.
    Que pouvons nous répondre à ceux qui en permanence attaquent les chrétiens (qui pourtant font pas mal de bonnnes choses sur le terrain!) et qui dénigrent le Pape et l’institution dépassée qui l’entoure, dont la communication se délecte dans les ambiguités?
    Jusqu’à maintenant je soutenais mème contre mes convictions.
    Maintenant?
    Que faire ?
    J’ai honte et en plus j’en ai marre.
    Michel NR

  38. Redigé par Jean-Claude:

    Quel placage légaliste sur un drame humain touchant les plus pauvres des pauvres, l’innoncence d’un enfant! Quelle accumulation de violences enfouissant cet enfant dans un tombeau, espace cultivant la mort. Le Christ est descendu dans ces enfers pour en libérer les prisonniers, les esclaves. Aucun excommunication! Aucun jugement sinon l’Amour de son Coeur ouvert sur la Croix, source d’une naissance nouvelle.
    Oh! que nous sommes loin de l’action compatissante du Christ qui, pourtant, poursuit fidèlement sa mission dans notre monde. Il est activement présent auprès de ceux et celles qui aspirent à sortir du tombeau dans lequel la malveillance et la violence injuste des hommes les ont ensevelis. Le don de l’Esprit du Christ vivant est trahi. La charité est trahie. Et l’appel se renouvelle, sans cesse, envers ceux qui président et encouragent la pratique de la charité. A l’archevêque de Récife et au Cardinal Ré est posée la question de Jésus à Pierre: M’aimes-tu? M’aimes-tu plus que ceux-ci?
    Que devient la Loi de l’Eglise si elle ne promeut plus l’action aimante de Dieu miséricordieux?

  39. Redigé par Monique LOHR:

    Merci Père , merci à vous mes frères… Je me sens terriblement triste et lasse devant tant d’atteintes à l’Homme, d’atteintes à ce que nous Eglise sommes sensés être pour le monde: courroies de transmission de l’Amour et de la Miséricorde de Dieu pour chaque homme… Vos paroles me réconfortent … J’ose continuer à croire que l’Esprit reste à l’oeuvre, même si ceux qui devraient en témoigner le plus évidemment semblent s’enfoncer dans une rigidité sans coeur… Où est le regard du Christ , lui qui a toujours su relever, guérir, redonner confiance et courage?
    les textes d’aujourd’hui ne font qu’accentuer le ravin…
    j’en pleure de tristesse et de honte
    pardon à tous ceux qui ont à souffrir dans leur coeur ou dans leur corps à cause de paroles, d’actes qui viennent de nous Eglise…Que le Christ nous vienne en aide…
    Monique

  40. Redigé par Solange:

    Etre contre l’avortement provoqué, dans le cas de cette enfant, n’implique pas un manque de compassion à son égard, ni à l’égard du violeur. Ce n’est pas non plus attenter contre sa vie.Je connais un autre cas de grossesse chez une enfant de 9 ans dans lequel les deux ont survécu. Dans le cas présent, la situation est plus grave certes. Cependant quoiqu’il en soit, Dieu n’est.Il pas le Maître de la Vie? N’est-il pas en son pouvoir de la conserver quelque soit la difficulté de la situation, fut-elle impossible humainement? Marthe Robin n’a-t-elle pas vécu un nombre considérable d’années ne s’alimentant que de l’Eucharistie?

  41. Redigé par Michel:

    Etant en démarche de rapprochement avec la foi chrétienne, la décision des deux hauts représentants de l’Eglise et le mutisme des instances supérieures du Vatican au regard de l’avortement d’une enfant de 9 ans me trouble profondément. La lecture des commentaires parvenus à ce blog est dès plus intéressante mais en même temps exprime une impuissance face à une décision aberrante.

  42. Redigé par LEBELLE:

    Françoise et moi sommes profondément choqués de l’attitude de l’évêque du lieu et du soutien qu’il a reçu du cardinal Re.
    Celà crève les yeux que la moins mauvaise décision était bien d’avorter.
    Si on craint la jurisprudence, on peut amener le pardon et l’apaisement en rappelant les objectifs supérieurs de la l’amour divin.

    Je ne peux manquer de rapprocher ces faits de l’Evangile d’hier:

    Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.

    Alors Jésus déclara à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé.

    Je ne veux pas en tirer de jugement mais je trouve qu’il y a là matière à réflexion, pour nous tous.

  43. Redigé par Marie JP:

    Quand je lis mes commentaires de tous ceux qui explosent devant le manque d’humanité d’une Eglise qui est sensée protéger les plus faibles, j’en arrive à souhaiter la fin de l’Eglise actuelle, inhumaine et sans compassion pour ce qui est la réalité du vécu des humains.

    Cette enfant, en étant violée régulièrement, a notamment été déjà tuée dans la structure psychologique de son être, en plus des violences physiques reçues. Ce n’est pas pour rien que l’inceste est considéré comme un crime. Comment oser proposer à cette fillettte d’accoucher et ensuite d ‘être dans la capacité d’aimer le fruit du viol ? Elle qui n’a reçu que violence dans ce qui a fait d’elle une femme, comment imaginer qu’elle puisse développer des capacités d’amour maternel envers ces enfants, objets visibles d’un crime ?

    Certes l’avortement est interdit dans l’Eglise catholique, et mais ces prélats semblent oublier la parole de Jésus dans l’Evangile qui dit (Mathieu 5, 21-22) que certes il est interdit de tuer, mais qu’il y a plus grave qui est de se mettre en colère contre son frère, d’insulter de maltraiter ou d’envoyer à la « géhène » qui veut dire envoyer au diable. Comment imaginer que les enfants ainsi venus au monde pourront être aimés par cette fillette » et qu’elle pourra leur donner l’exemple de la structuration indispensable à toute éducation ? Est-ce humain de lui imposer une mission d’éducation et de mère, alors qu’elle n’a même pas pu être une enfant normale et se fonder sur l’amour qu’elle aurait du recevoir pour povoir être en capacité de transmission ? Ces enfants courrent le risque d’êre rejetés et maltraités, ce que Jésus explique et réprouve fermement dans Ma 5, 21-22. Alors quel est le crime le plus grave ? L’avortement ou l’inceste et la maltraitance ?

    Comment continuer à croire quand la faibilité d’une église se fait aussi peu au service des pauvres et de l’humanité blessée ? Comment continuer à croire quand CETTE INSTITUTION BALAYE LA CONNAISSANCE en matière de psychologie de la maltraitance et de sa reproduction infernale ?

    J’ai hâte que beaucoup de chrétiens se lèvent et construisent enfin une Eglise différente :
    La création d’une nouvelle Eglise faite par ceux qui auraient le soucis des plus pauvres ET NON L’OBÉÏSSANCE A LA PURETÉ DU DOGME …..

  44. Redigé par brigittemonja:

    Marthe robin avait quel âge quand elle a vécu sa passion? De plus c’était son choix de ne vivre que de l’eucharistie! l’enfant de 9 ans n’a rien demandé, elle, d’abord elle subit le viol « crime épouvantable » puis elle attend des jumeaux, sa physiologie n’ est pas faîte pour cela, ni son psychisme, bien sûr, il y a des cas, dans certaines ethnies où cela se passe, mais nous sommes au brésil dans une favella, dans un pays pauvre déjà plein de misère n’en rajoutons pas, et puis Jésus est d’abord miséricorde, avant d’être institution canon!

  45. Redigé par Elisabeth:

    Merci pour tous les témoignages de compassion, d’ouverture et d’amour : ils mettent un peu de baume sur nos blessures, toujours à vif et réactivitées. Quel visage consternant montre l’Eglise officielle depuis tant et tant d’années (je suis de la génération qui a tout quitté .. après Humanae Vitae notamment). Comment justifier, à nos amis athés, la pertinence, la valeur d’une appartenance de coeur (fusse-t-elle lointaine) à cette église qui nous quitte autant que nous la quittons. Dans quel monde vivent tous ces vieux mâles qui ne comprennent rien à l’existence misérable des plus humbles, des plus bafoués, et des femmes courageuses qui luttent pied à pied pour leur survie. Où est la dignité des femmes… quand on ne condamne pas le viol et les violeurs. Où est la dignité quand on lève l’excommunication de ceux qui soutiennent des assassins ? Quel sentiment d’écoeurement aujourd’hui encore !

  46. Redigé par MC:

    “Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés…” (Luc 6, 36-38).
    C’est une phrase qui fait écho en moi, ayant moi même été violé par un beau père il y a maintenant trs longtemps, j’ai été profondément déçu par les paroles de cet évêque, et par la réaction de Rome, j’ai eu mal à ma foi, et en cette église, pourtant si je suis encore debout aujourd’hui c’est grâce au Christ et à son église et ses représentants . quand on est violé pendant longtemps, on pense que c’est nous les coupables et pas l’autre, pourquoi ? parce que le monde condamne sans savoir ce qui se passe dans la vie d’une petite fille, qui reste la tête haute, mais qui est meurtrie dans son coeur et dans son âme et son corps pour elle n’exite plus,mais grâce à des prêtres et des religieuses ont su remettre la valeur de la dignité humaine, et par leur parole, leur regard redonnent confiance.
    Faut-il encore croire dans ses hommes, qui soit disant représente le Christ sur terre, et qui condamne

  47. Redigé par jeanninebv:

    Merci père Ragonneau Vos textes sont très nourrissants et utiles en cette période. Continuez à nous instruire. Vous nous éclairer et nous motiver dans le bon chemin à suivre. Merci.

  48. Redigé par François BLEUZE:

    Merci au Père Ragueneau pour sa parole et ses pistes de refléxions.

    « L’Homme est le prénom de Dieu »,  » Laissez venir à moi les petits enfants » en ces jours ces 2 paroles retentissent en moi comme un appel, une question.
    Dans cette tragédie une enfant est détruit par un homme. La mère, des médecins sont excommuniés et le violeur qu’en est il ?
    Il est difficile de comprendre pourquoi la vie de cette enfant n’a pas plus de prix pour ce responsable de notre Eglise, il est difficile de voir, de lire des raisonnements intellectuels prendre le dessus sur le coeur, sur l’humain. N’oublions pas celle qui a eu connaissance de la Bonne Nouvelle « Christ est réssucité », une femme à qui Jésus a pardonné ses fautes et c’est cette femme qui a annoncé à Pierre (le 1er pape) cette Grande et Bonne Nouvelle ».
    Père pardonne nos paroles qui tuent, nos actes qui condamment ta Parole, ouvre nos oreilles à la détresse de l’Homme et mets dans nos paroles un peu de ta sagesse.

  49. Redigé par KAROL SEQUEIRA:

    Comme beaucoup de chrétiens j’ai été abasourdie lorsque j’ai entendu la position de cette homme d’église mais bien au-delà c’est l’absence de réaction de la part de notre St Père qui m’a le plus bouleversée.
    Comment accepter qu’un homme d’église, au nom de la Vie, puisse ainsi juger du calvaire de cette enfant ? La vie doit être protéger mais à condition qu’elle ne mette pas en péril une autre vie.
    Dieu seul saura apporter ce regard d’amour à cette petite fille pour apaiser ses souffrances passées et toutes les peurs indiscibles qu’il lui faudra combattre à venir. Puisse notre Dieu lui apporter la Paix en son coeur …
    Je prie pour elle et pour sa maman : ce courage d’une mère face à l’horreur.
    Une maman triste

  50. Redigé par Bernard Ollivier:

    La citation de Matthieu chapitre 23 est tout à fait appropriée et nous interroge tous d’ailleurs. Un mot m’est venu : inhumanité ! Les femmes de tous âges sont encore plus choquées que les hommes … Une fracture de plus.
    J’ai dit ces jours-ci – et très sérieusement – que certains responsables de l’Eglise ont l’air d’avoir organisé un concours de « conneries » ( excusez le terme !!! ) et c’est à celui qui fera la plus grosse.
    Plus sérieusement, le « jugement moral » demande un discernement … ce qui n’apparaît pas. Alors c’est très facile de se réfugier derrière une position intangible qui a l’air de donner automatiquement la lumière sur toutes les situations. Je refuse une morale de situations, mais je refuse aussi une morale qui ne fait aucun discernement et ne regarde pas les situations. Si Evangile est le contraire de humanité, il va devenir « mauvaise nouvelle ».

  51. Redigé par lambert:

    Il me semble que la réaction de Mgr paraît disproportionnée, mais votre article n’est-il pas aussi trop rapide, trop immédiat ?
    Que savons-nous de la situation réelle de ces gens, des enjeux locaux,… Les attaques contre l’Eglise sont toujours violentes, aussi serait- il honnête de prendre du recul.
    Il faut maintenant prier pour ces deux fillettes et ces deux avortés.

  52. Redigé par Pierre Paul:

    Quelqu’un a déjà écrit: «L’Église a la délicate mission de porter un message qui, plus souvent qu’autrement, la condamne.» C’est un cas additionnel ici.
    Il me semble aussi que c’est la dernière période de cette façon d’être chrétien qui consiste à établir un code de morale, qui par définition évite d’avoir à réfléchir (car réfléchir sur la morale devient la pratique de l’éthique). Vatican II a travaillé très fort pour faire passer la façon d’être chrétien de appliquer ce qu’on considère être la loi «immuable de Dieu» vers l’exercice du discernement et de la liberté éclairée; ce que devaient faire les premières communautés chrétiennes car ils n’avaient pas de droit canonique (Paul a déjà eu à reprendre Pierre devant la communauté. Bien sûr c’était avant l’infaillibilité.

    Il y a une fracture irréconciliable aujourd’hui entre 2 façons d’être chrétien
    1. la facon moraliste (pré concile). Lois, morale, noir et blanc, bien sûr nous aurions le blanc et les autres le noir; l’Église n’aurait rien à apprendre de l’évolution de l’humanité, religion de pratiques extérieures (idéalement avec un voile sur la tête); attitude «Dieu nous sauve et il damnera les autres» Lers partisans de cette voie qui sont répartis sur le globe refusent Vatican II, et ceux qui sont à Rome en majorité l’ont «tabletté». Et ce n’est pas seulement une question de génération. Des jeunes aujourd’hui deviendront prêtres et il y en aura qui seront plus confortables dans cette voie. les partisans de cette voie ont mal à la société, mal à la religion

    2. l’approche éthique. Ceux qui partagent cette approche ont aujourd’hui très mal à leur Église, mal à leur spiritualité qui est blessée par l’autre approche. (l’institution catholique n’est qu’une partie de l’Égliise du Christ; celle-ci étant plus large que celle-là.

    J’ai demandé une fois à un théologien de grande réputation expert du concile vatican II, lequel des deux groupes avaient le plus l’Esprit Saint. Il m’a répondu qu’il ne pouvait pas dire exactement car il n’avait pas d’instrument de mesure. Il a continué en disant que cela avait beaucoup plus à voir avec la personnalité de l’individu qu’avec l’Esprit Saint. Dans l’institution catholique, comme dans toutes les organisations et tous les partis politiques il y les libéraux et les conservateurs, les démocrates et les républicains, la droite, le centre droit, le centre, le centre gauche et la gauche. L’Esprit semble inspirer, patienter et prendre en pitié les uns et les autres. Nous n’avons pas encore vu la dernière bêtise de l’institution ni la dernière bêtise d’un chrétien; et je confesse ici en faire régulièrement (j’ai la chance cependant d’avoir moins de visibilité que Mrg Re).

    Je suis très heureux que des chrétiens et des religieux de la tendance éthique prennent la parole et questionnen Rome et la tendance exclusivement morale sur ses motivations et sur sa lecture de la voie évangélique, cela contribue à soulager le mal que jai à mon Église, envers qui j’ai de moins en moins d’attente.

  53. Redigé par tayo:

    Je remercie Jean-Luc Ragonneau pour son propos qui me redonne espoir et confiance dans la religion chrétienne.
    Primo, la vie de la fillette étant en danger, j’approuve sans réserve que l’avortement ait été fait. Faut-il perdre une vie pour en sauver une autre pas certaine? Là est toute la question.
    D’aucuns avanceraient qu’il eut fallu laisser le miracle (de voir la fillette accoucher saine et sauve) se produire. Mais comment s’accrocher tant à un miracle du genre quand on sait des femmes dont le corps est soit disant préparé à recevoir en son sein un foetus perdre la vie et celle de leur bébé?
    Secondo, l’église n’a pas à juger, seul le Miséricordieux est doté de ce pouvoir. Alors je désapprouve l’excommunion. Par elle l’église a jugé et ce n’est pas ce qu’ensigne l’anseignement biblique.
    Encore merci à Ragonneau.

  54. Redigé par Question au Père RAGONNEAU:

    Après avoir réagi à votre propos dont j’ai beaucoup apprécié la teneur, j’ai eu la curiosité de consulter le Catéchisme de l’Eglise dans lequel le terme excommunication , dans l’index thématique, renvoie à trois articles 1463, 2272 et 2322.
    L’article 2272 (que « résume » l’article 2322) prend place dans un ensemble qui traite de la question de l’avortement, dans laquelle l’Eglise réaffirme pleinement que la coopération à un avortement est un acte grave. Ce que je ne conteste pas. Elle entraîne si j’ai bien compris l’excommunication de fait (l(excommunication latae sententiae). L’ouvrage « le catholicisme pour les nuls  » ajoute que cette sanction s’applique dans des conditions qu’il rappelle en ces termes :
    - Il faut que les personnes aient été averties de l’existence de cette sanction
    - Il faut que les personnes réalisent pleinement de quoi il s’agit. En particulier qu’il y a mort d’un enfant à naître.
    - Il faut que la décision soit prise de façon pleinement consciente et libre

    L’article 1463 s’insère lui dans un ensemble sur le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation et plus précisément dans un sous-ensemble sur le ministre du sacrement. Il énonce que « certains péchés particulièrement graves sont frappés de l’excommunication, la peine ecclésiastique la plus sévère, qui empêche la réception des sacrements et l’exercice de certains actes ecclésiastiques, et dont l’absolution , par conséquent, ne peut être accordée, selon le droit de l’Eglise, que par le Pape, l’évêque du lieu ou des prêtres autorisés par eux. En cas de danger de mort tout prêtre, même dépourvu de la faculté d’entendre les confessions, peut absoudre de tout péché et de toute excommunication ».

    Question :
    Si la compassion et le tendresse ne sont pas l’apanage de Mgr Sobrinho et de Mgr Ré, s’ils sont à ce point rivé sur le droit, le droit canon précisément ne leur laissait-il pas suffisamment d’espace pour affirmer à la fois l’importance du respect de la vie et éviter de prononcer l’excommunication? Voire même pour affirmer publiquement que dans une telle situation tellement exceptionnelle le droit canon ne pouvait s’appliquer : viol d’une enfant, danger de mort pour cette fillette si sa mère et l’équipe médicale n’avaient pas réagi…sans compter comme vous le soulignez que la survie des deux jumeaux aurait été accrochée à un « miracle médical ». Même si je crois, , comme vous l’avez magnifiquement exprimé que le seul langage qui vaille en ces circonstances est celui de l’amour et de la tendresse de Dieu .

  55. Redigé par MT:

    Merci, Père, de votre article. Il replace les choses où et comme il faut, car cette histoire est triste à pleurer… Triste d’abord pour le fait et ses conséquences, et triste pour l’Eglise… Heureusement, l’évèque de Recife et le Cardinal dont il est question ne sont pas toute l’Eglise…

  56. Redigé par JacquelineViltard:

    Merci, Père Ragonneau,

    Il serait bon que les responsables ecclésiaux comprennent que, non, cela ne passe plus les messages d’autorité de légistes déshumanisés, sans doute coupés depuis longtemps du reste des hommes de ce monde.
    Dans la parabole du bon samaritain, le vrai « chrétien » n’est pas le religieux, plein de suffisance, qui passe son chemin, pour ne pas se souiller au contact de cet homme à terre et blessé.
    Encore ne jette-t-il pas l’anathème sur lui.
    Je suis en colère et de plus, tellement dans l’incompréhension de certains de cet entourage du Pape.
    Oui, je choisis de penser à ce qu’il y a encore de beau, d’inattendu et de vrai dans notre vie de croyant d’aujourd’hui, dans ces religieux qui sont plein de compassion et de bonté, et de rigueur aussi, mais cela ne supprime pas la souffrance due à ces décisions incompréhensibles.

  57. Redigé par LEBELLE Claude:

    Je repense à la réaction de Mgr Re et me revient ce passge de Saint Paul:

    Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1Co 13, 1-12)

    13

    01 J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
    02 J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
    03 J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
    04 L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
    05 il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;
    06 il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
    07 il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
    08 L’amour ne passera jamais.

    Le droit canon n’est qu’une œuvre humaine et ne peut être opposé à l’Amour qui nous est révélé.
    Il nous faut être humble dans nos certitudes et accepter l’inconfort de devoir aller plus loin dans nos réflexions.

    J’ai mal à ceux qui ont subi cette injustice de l’excommunication.
    J’ai mal à cette petite fille.

  58. Redigé par Daniel Nagant Follet:

    Quelques réflexions. Le rôle de l’Eglise est de défendre la foi et de maintenir la vérité, quoi qu’il en coûte . Bien sûr il y a la manière, un commentaire explicatif et plein de compréhension et de charité n’aurait pas été de trop ! La solution n’est pas de déplacer le phare qui doit guider les navires. L’excommunication est automatique dans ce cas très douloureux. Une excommunication n’est pas un chute en enfer absolue et définitive , mais le sacrement de la réconciliation est là pour ces personnes qui ont agi avec beaucoup de circonstances atténuantes. La petite fille et les deux jumeaux sont des victimes d’un crime ignoble, il ne faut pas l’oublier.
    Nous ne connaissons presque rien de ce triste évènement, même pas le degré de responsabilité morale de l’individu coupable de ce crime. La volonté de Dieu de faire l’histoire avec les hommes, en prenant le risque de leur liberté , doit parfois rendre notre Père du ciel perplexe. Ne prétendons pas en savoir plus que Lui.

  59. Redigé par Denise Lepetit:

    Un grand merci, Père, pour la justesse de votre analyse !

    Elle met un peu de baume sur les blessures ressenties, particulièrement ces dernières semaines, dans notre vie en Eglise.

    Vous nous aidez à vouloir regarder les réalités monstrueuses qui se vivent aux quatre coins du monde et à ne pas accepter de les recevoir dans une utopie coupable…

  60. Redigé par jejomau:

    Pere ragonneau…Il n’est pratiquement pas un endroit sur certains blogs ou l’on nous parle des pharisiens : »ceux qui lient de pesants fardeaux et qui en chargent les épaules des autres… ».Bien entendu ,l’attaque concerne cette église « qui n’est pas vivante » et qui n’ »est pas de la base »,qui ,comme le sait chacun d’entre nous ,n’est constituée que de bonne ames charitables…
    Ce discours est un discours soixante-huitard!!
    Qu’est ce qu’un pharisien???Celui,dit-on pour ces catholiques,qui serait fidele a la Loi contre « Christ »…venu tout pardonner et apporter l’amour sur terre…Et ce que personne n’avait compris pendant 1966 ans avant l’arrivée de Saint vatican II !!!
    Que nenni,Pere.(Si tant est que vous vous faites encore appeler « pere »).Le pharisien est celui qui a DETOURNE la Loi a son profit.C’est cela que condamne Notre Seigneur.Il le dit lui-meme : « JE ne suis pas venu abolir la Loi ».
    Or que faites vous vous-meme sinon :d’interpréter la loi de l’eglise (qui ,soi-dit en passant ,est celle de Jesus-Christ)pour IMPOSER VOTRE POINT DE VUE.Pour résumer :nous sommes ceux qui pensons droit et juste,nous disons « la loi d’amour »de « Christ » …et,vous,vous autres etes vraiment sclérosés,passéistes,etc..J’en passe et des meilleurs!! »Comment un eveque au Bresil a-t-il pu ainsi se conduire!!!??? »N’est ce pas scandaleux!!!! »(notez:presque les memes termes que les pharisiens dans les évangiles ! )
    Or que faites vous vous-meme?Sinon de détourner tres subtilement les faits de telle maniere qu’en prenant pretexte d’un drame vous attaquiez l’autorite de l’Eglise????Non seulement ici,en ce domaine mais déjà ailleurs ,par exemple avec l’affaire des excommunications levées pour les 4 évèques intégristes…
    C’est vous qui exprimez le pharisaïsme.Vous et d’autres comme les récents évèques qui en Fance s’autorisent également a parler sur cette affaire.
    Je n’aurai pas cette virulence s’il ny avait pas S Y S T E M A T Q U E M E N T deux poids,deux mesures.Mais si,mais si :vous voit on jamais défendre les laïcs engagés contre l’avortement ???Votre discours ,a ce moment là ,est souvent très ..sirupeux…du style : non a l’avortement bien sûr ..mais … »peut- on oublier toutes ces détresses, »etc….etc….Voit on ces meme évèques engagés au cotés des parents ,qui eux défendent l’avenir de leurs enfants????Non…Voit on ces « braves ames « soutenir le Saint -Pere ??Oui,bien sur….Mais.. « cette hiérarchie est tellement éloignée et coupée du monde qui change » ,etc…etc…
    Je ne fais reprendre que votre dialectique avec vos « mais » dans l’article attaquant l’eveque du Bresil..Je suppose donc que vous apprécierez que,nous laÏcs ,avons bien appris de vous depuis les années soixante…
    Quand le Saint-Pere Jean-Paul II est venu en Fance il nous a dit : »N’ayez pas peur!! »J’étais là. J’ai aimé .Je retourne,en tout humilité cet argument a notre bon pape Benoit XVI.Qu’il n’ait pas peur …de vous,des courtisans…Nous savons tres bien ce qu’il en est,nous les parents .NOUS ,LA BASE .Nous ne laissons pas nos enfants entre n’importe quelles mains….
    Un sarment de la vigne,quoiqu’il en paraisse…est déjà mort.Il ne produit plus de fruits…Encore un peu de temps et le printemps fleurira,encore un peu de temps….
    Mais la chute de vos lecteurs ne confirme t-il pas déjà tout celà????

  61. Redigé par Jean-Luc:

    Je crois que vous avez fort bien compris ce qui est en jeu et qu’une autre voie aurait été possible.

    Jean-Luc Ragonneau sj

  62. Redigé par Jean-Luc:

    Il ne s’agit nullement d’attaquer l’autorité de l’Eglise, il s’agit d’être l’Eglise en communion avec le pape et les évêques, comme l’a si bien rappelé le concile Vatican II voir la constitution dogmatique Lumen gentium. Lien d’obéissance que j’assume et dont je vis très bien. De plus, le pape n’est nullement attaqué car il n’a pas pris part à ce débat publiquement et après la lecture de sa dernière lettre aux évêques de l’Eglise catholique j’imagine qu’il doit souffrir de ce nouvel accroc à l’unité. De même que n’est nullement remise en cause la position bien fondée du magistère quant à la réalité de l’avortement, il est simplement rappelé – et je vous invite à consulter Evangelium vitae, ainsi que le Catéchisme de l’Eglise catholique – que dans ces domaines la compassion ne doit pas être absente et qu’avant d’exclure il faut vérifier que toutes conditions sont réunies, ce qui apparemment n’était pas le cas.
    C’est donc dans la fidélité à ce qu’est l’Eglise envers et dans laquelle je me suis engagé que je me suis exprimé, en veillant à respecter tous et chacun, me semble-t-il…

  63. Redigé par benoit:

    Pour en avoir déjà longuement discuté dans le forum de croire.com, je ne rajouterai rien d’autre que ceci :

    Cette triste histoire ne concerne pas directement le problème de l’avortement. Ce n’est pas l’opposition à l’avortement de l’Archevêque de Recife et du Cardinal Re qui fait problème.
    Nous sommes tous ici opposés à l’avortement par principe.
    C’est leur manque total d’humanité.

    C’est l’image de l’Eglise qui se revendique « experte en humanité » que ces deux prélats ont salie.

  64. Redigé par odile:

    scandalisée par les propos de l’evêque de récif ;où sont la charitél’amour du prochain;? devant cet enfant martyrisee par l’homme ? quel vie a-elle-eue?ce n’est qu’un bebe !monseigneur ne juger pas,si vous ne vouluez pas êtrejuger vous-mêmes!mais cette fois : par Dieu

  65. Redigé par Jean-Luc:

    Chrétien, peu pratiquant, pas assez certainement au sens où l’entend l’église, j’ai lu les commentaires précédents. J’ai lu l’inquiétude de personnes coincées entre leurs convictions et le dogme. je dis cela en toute modestie, car je méconnais la théologie chrétienne mais aussi celle des autres religions. Je ne suis pas un saint mais j’écoute mon coeur, ma conscience. La confusion des réponses, des réactions devant l’histoire affreuse de cette petite fille n’est pour moi pas acceptable. on mélange tout, le viol, l’avortement, le droit cannonique, la politique…… Tout le monde comprend bien que la seule solution était d’essayer de la sauver et de la protéger car elle ne demande certainement qu’à vivre ou revivre enfin. Je ne suis pas favorable à l’avortement mais je sais le traumatisme de celles et ceux qui y sont confrontés. Au risque de choquer, je pense qu’il n’y a pas d’un côté les « bons » qui sont contre et les mauvais qui sont « pour » ou l’inverse. Je suis certainement naïf mais, à mon sens, il y au milieu de notre multitude autant de vies humaines, autant d’histoires uniques, chaque fois un cas particulier, un déchirement, un drame. Facile de généraliser et de jeter l’opprobe sur les uns ou les autres, trop facile. L’intolérance mène à l’aveuglement donc à rien. Pas à Jésus, cela j’en suis sûr. Dans une famille, tout le monde n’est pas toujours d’accord sur tout, mais pour autant on vit ensemble. Ce matin, je pense à la petite fille dont je ne connais même pas le prénom. J’espère qu’elle se remet de son opération et qu’elle va reprendre goût à la vie, que Jésus veille sur elle et qu’elle surmontera cette épreuve terrible. Le reste importe peu. Ce qui compte c’est ce qu’elle a dans son coeur et le soleil que sa foi pourra lui apporter. Qui est en droit de juger? personne. Pas même les évêques ou le Pape qui pensent surement bien faire . Dieu a voulu qu’elle vive..après l’enfer qu’elle a vécu, c’est comme une nouvelle naissance pour elle et je m’en réjouis. Merci mon Dieu.

  66. Redigé par Elisabeth Molle:

    Je me joins aux voix qui denoncent ce scandale et aimerais poser une question : l’eglise n’autorise.t.elle pas l’avortement en cas de viol entrainant une grossesse, laissant la personne concernee ou sa famille decider?

    C’est ce que j’ai toujours entendu dire, de la part de pretres, et je comprends d’autant moins la reaction de l’eveque de Recife.

    La lettre qui tue l’esprit…. malheur a celui par qui le scandale arrive….

    Je suis entierement de l’avis de MgrDaucourt, qui constate que l’opinion publique ne comprend rien a l’excommunication qu’elle considere comme une condamnation des personnes et, dans cas precis, le probleme c’est bien le manque total d’humanite de l’archeveque et du cardinal, merci benoit : le crime ce n’est pas l’avortement, c’est l’inceste, le viol entrainant une grossesse.

  67. Redigé par philippe:

    Je félicite ce prêtre qui a le courage de ses convictions et juste un minimum de bon sens. Je suis baptisé mais non pratiquant car je n’ai pas confiance au système ecclésiastique. En tout cas je n’ai vu aucun religieux, à quelque niveau que ce soit, se lever et clamer haut et fort que ce qui se passait là était un scandale, une honte. Je félicite de nouveau cet Homme qui sans renier la foi en Dieu sait remettre en question les certitudes d’humains qui du haut de leurs fonctions pensent détenir la bonne et vraie parole.
    Etre un vrai chrétien , c’est ce que vient de faire ce prêtre…pour les autres c’est se comporter en moutons avec des bergers aux compétences toutes relatives.

  68. Redigé par Jean-Luc:

    Pour répondre à Elisabeth

    Non l’Eglise n’autorise jamais l’avortement. Elle ne dit jamais que c’est un bien. Car en rigeur de termes, l’avortement (l’acte) reste toujours une atteinte à la vie à venir. Mais il y a toujours la possibilité de lire le droit en tenant compte des circonstances. Tout en refusant l’acte en lui-même, aucun jugement n’est porté sur la personne. Comme lorsque Jésus rencontre la femme adultère, il n’approuve pas l’adultère, mais il rend la femme à sa vocation de femme / Moi non plus je ne te condamne pas … Va et ne pèche plus !

    Il n’y a pas à reconnaître l’acte mais à se soucier de la personne, des circonstances qui l’ont conduite à poser un tel acte… et donc à s’intéresser à elle en tant que personne et à lui faire découvrir de quel amour elle est aimée par Dieu.

    De plus dans le cas présent, il faut tout mettre en oeuvre pour aider la fillette à se construire, la maman à prendre en considération comment elle peut être mère, et l’équipe médicale à soutenir dans des décisions certainement pas failes à prendre (surtout, si j’ai bien compris la situation au Brésil, que ce cas n’est pas rare !).

    Jean-Luc Ragonneau

  69. Redigé par Thérèse Tinturier:

    Je tiens aussi à dire que je suis scandalisée par l’attitude de cet évêque brésilien et par le cardinal Rey.Notre religion catholique est une religion d’amour et non pas une religion légaliste inhumaine;
    Cette petite fille si blessée a besoin de beaucoup de tendresse et d’amour et il faut espérer que sa mère l’aidera et d’autres personnes autour d’elle.
    Je pense à ces médecins qui ont commencé à l’aider en lui permettant de vivre.
    Toutes ses épreuves peuvent susciter un élan de solidarité autour d’elle.
    Quant à notre église catholique je suis trés triste bien sûr de ce contre témoignage qu’elle donne à travers l’attitude scandaleuse de ces 2 évêques et je souhaite que les évêques prennent position pas seulement individuellement mais aussi ensemble de façon collégiale pour l’honneur de notre église.
    Ce qui est positif aussi ce sont toutes ces réactions du peuple de Dieu qui peuvent contribuer à éclairer nos évêques.

  70. Redigé par Jean-Pierre LEFOL:

    Dans notre société « civilisée » , le viol est un délit ; l’avortement ne l’est pas , puisqu’il a été légalisé.
    Le viol est donc , aux yeux de la Justice , plus grave que l’avortement , alors qu’il n’est pas homicide .
    Conclusion : L’intégrité de la personne doit être respectée ; sa vie embryonnaire ne doit pas l’être .
    C’est assez dire que la Justice des hommes n’est pas la Justice de Dieu !
    L’avortement n’est pas une faute ecclésiatique ; mais le pratiquer contrevient très gravement
    à la règle morale fixée par le magistère de l’Eglise catholique , qui a parfaitement le droit , et même le devoir , de le sanctionner. L’avortement n’est-il pas beaucoup plus grave que le divorce ?

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