La vérité vous rendra libres

Aujourd’hui, nous pouvons lire, dans l’évangile selon Jean, ce morceau de pharse, dont beaucoup usent pensant qu’il appartient à un quelconque livre de philososphie ou de sagesse, alors que nous le trouvons en Jean 8, 32.

C’est l’expérience que nous pouvons vivre quand nous acceptons de regarder lucidement nos vies, nos relations (quelles qu’elles soient), nos engagements en tous domaines et d’en éliminer ou d’en transformer tout ce qui nous semble contrevenir à la « vérité ».

Origène, prêtre et théologien (185-253), écrivait sur ce sujet les lignes ci-dessous qui gardent toute leur actualité et toute leur force :

« Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2 Co 3,17)… Comment pourrons-nous trouver cette liberté, nous qui sommes les esclaves du monde, les esclaves de l’argent, les esclaves des désirs de la chair ? Certes, je m’efforce de me corriger, je me juge moi-même, je condamne mes fautes. Que mes auditeurs examinent de leur côté ce qu’ils pensent de leur propre coeur. Mais, je le dis en passant, tant que je suis lié par l’une de ces attaches, je ne suis pas converti au Seigneur, je n’ai pas atteint la vraie liberté, puisque de telles affaires, de tels soucis sont encore capables de me retenir… Il est écrit, nous le savons : « Chacun est esclave de ce qui le domine » (2 P 2,19). Même si je ne suis pas dominé par l’amour de l’argent, même si je ne suis pas lié par le souci des biens et des richesses, je suis cependant avide de louange et désireux de gloire humaine, quand je tiens compte du visage que me montrent les hommes et des paroles qu’ils disent de moi, quand je me soucie de savoir ce qu’un tel pense de moi, comment tel autre m’estime, quand je crains de déplaire à l’un et désire plaire à l’autre. Tant que j’ai ces préoccupations, je suis leur esclave. Mais je voudrais faire effort pour me libérer, tâcher de me dégager du joug de cet esclavage honteux et de parvenir à cette liberté dont nous parle l’apôtre Paul : « Vous avez été appelés à la liberté ; ne vous rendez pas esclaves des hommes » (Ga 5,13;1 Co 7,23). Mais qui me procurera cette liberté ? Qui me délivrera de cet esclavage honteux, sinon celui qui a dit : « Si c’est le Fils qui vous rend libres, alors vous serez vraiment libres »… Servons donc fidèlement, « aimons de tout notre coeur, de toute notre âme, de toutes nos forces le Seigneur notre Dieu » (Mc 12,30) pour mériter de recevoir du Christ Jésus notre Seigneur le don de la liberté. » (Homélies sur l’Exode).

Il est vrai que parcourant les journaux de ce jour ces mots d’Origène peuvent trouver de multiples points d’application. Que ce soit la réunion du G 20, les affaires de fraude de grands groupes industriels français, les parachutes « dorés » (ne faudrait-il pas plutôt écrire « argentés ») de certains dirigeants dont le mérite n’est pas toujours la réussite des entreprises qui leur étaient confiées…

Et si je lis « le journal de mon quotidien »…dapoxetine price in pakistangeneric dapoxetineviagra with dapoxetine onlinebuy dapoxetine in india

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01/04/2009

6 Réponses pour “La vérité vous rendra libres”

  1. Redigé par annie:

    Cette phrase méditée ce matin m’a réjouie. J’aime beaucoup St Jean et « la vérité » est un de se thèmes préféré, mais il ne faut pas séparer cette phrase de ce qui éclaire « …Donc, si c’est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres » ….. puisqu’il est le chemin – la vérité et la vie ! mais pour nous que de chemin à parcourir, et je crains que le carême ne soit pas suffisant.
    Avons-nous en plus à nous préoccuper du monde, de ses médias, de ses excès ?

  2. Redigé par Jean-Luc:

    Eh oui ! La liberté que le Christ nous propose ne fait pas l’économie de l’engagement dans le monde et au service du monde. Sinon, « notre liberté » occulterait des « esclavages » qu’il nous faut avoir le courage de regarder en face, « lucidement » : l’homme est engagé dans la société à l’image du Fils qui s’est fait homme. L’incarnation du Fils se poursuit dans notre propre manière d’être présence de Dieu dans le monde!

  3. Redigé par fraber:

    C’est invariablement le même discours. Nous sommes esclaves. Pauvres humains que nous sommes, imparfaits, esclaves de la chair, de l’argent, de la recherche de la notoriété.
    Etre libres ce serait être délivrés de tout appétit charnel, de toute curiosité, de toute envie, de tout désir?
    Que ce projet est triste, peu dynamique.
    Je n’apprécie pas cette façon de discourir: l’esclave et le chrétien libre.
    Il ne s’agit pas de ne pas avoir de désirs mais d’en faire quelque chose d’intéressant.
    La liberté s’acquiert non par le renoncement mais par la créativité.
    Picasso, Einstein, Hugo, Michel-Ange étaient des hommes libres parce qu’ils consacraient leurs vies à la découverte, la recherche, l’invention, la création.
    Ils étaient des hommes en entier pas des morceaux d’hommes. Pasteur inventa le vaccin. Bravo. Il ne renonça pas. Il fut créatif. Oui, créatif.

  4. Redigé par Jean-Luc:

    Vous le trouvez triste et peu dynamique, ce projet… C’est votre droit.
    Mais d’autres peuvent estimer que se libérer d’un certain nombre de chaînes suscitent en eux un maximum de vie. Il n’est pas dit que l’argent, le plaisir, … bref la vie soient des fardeaux dont il faudrait se soulager ; mais bien plutôt il importe de savoir en user pour vivre mieux. C’est me semble-t-il le contraire de votre lecture, où on peut retrouver ce que vous nommez la créativité. Il me semble bon de rappeler que ce qui compte ce ne sont pas les « choses » mais la manière dont on s’en sert qui peut aliéner.

  5. Redigé par JacquelineViltard:

    Je crois venir de comprendre pourquoi ce mot esclave ne me convenait pas non plus, c’est précisément parce que l’esclave est celui qui ne peut pas se libérer.
    Du moins, ne peut-il pas se libérer seul. Et de petits efforts ont pu me faire croire que se libérer seule n’était pas si difficile.
    J’avais oublié seulement ces appels que je Lui adressais, des années en arrière, pour qu’il vienne à mon aide et me sorte de là.
    J’avais oublié la prière du psaume.
    D’avoir pu oublier ainsi me fait presque peur mais tout de suite aussi je retrouve ma confiance en l’amour de Dieu, de Christ.
    Je ne sais pourquoi, je crois ne pas vivre avec intensité cette période de Pâques qui approche, comme si elle se dérobait à moi, m’effleurait seulement, alors même que je ne le voudrais pas.
    Peut-être est-ce encore avoir à se déposséder.

  6. Redigé par jejomau:

    La liberté des enfants de Dieu est de faire sa Volonté .Banal? Cet « esclavage »pour l’Amour finit en fait de nous libérer de toutes nos passions,de nos chaines terrestres et nous entraine définitivement vers la Liberté totale du coeur pour le Bien . »La croix est folie aux yeux des hommes ». Exact : et la sagesse des hommes ne nous libere en rien . Les hommes cherchent d’ailleurs toujours quelle « sagesse », quel systeme philosophique à inventer pour se perdre encore…Ainsi donc la vraie liberté consiste à se rendre esclave volontairement de Dieu ,tandis que le vrai esclavage consiste à se croire libre en décidant de ne faire que ce que l’on a envie de faire….

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