La fête des voisins

Ce matin, dans le métro, en parcourant un  » gratuit  » [20 minutes, édition de Paris], j’ai été un peu surpris par un titre :  » Le repli sur soi est tel que vouloir aider quelqu’un est suspect « . Il s’agissait d’une interview de Atanase Périfan, créateur de la fête des voisins et président de l’association  » Voisins solidaires « . Je ne retiens que quelques mots :  » Nous sommes dans un  monde qui privilégie la transaction financière à la gratuité des échanges. La tendance au repli sur soi est telle que vouloir aider quelqu’un est suspect. C’est en partant de ce constat d’échec que nous avons eu l’idée de créer un prétexte, un catalyseur du lien social, en rendant les habitants acteurs de cette initiative ».

C’est bien là le paradoxe, il  » faut «  maintenant créer du lien social. Terminer les relations de voisinage naissant d’un emprunt de beurre, d’un manque d’huile ou de la fermeture inopinée de la boulangerie… Il faut maintenant organiser ce lien. Je trouve, à défaut de ne pouvoir vivre cela dans le spontané, merveilleuse cette idée de la fête des voisins, surtout si partant d’une soirée passée ensemble à boire un verre, à partager la tarte du 2ème et la cochonnaille du 5ème,… des liens se nouent, se tissent, perdurent… surtout si, demain dans l’ascenseur, c’est un bonjour détendu, chaleureux, voire complice, qui retentit, même si la voix est un peu rauque à avoir trop veillé. Alors la fête aurait atteint son but : instaurer des relations de confiance au lieu de la méfiance, de la peur, de la suspicion,…

Il me semble que, ce faisant, nous serions dans la droite ligne de l’évangile de ce jour [Jean 17, 1-11], en particulier du premier verset :  » Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie « . Cela peut s’interpréter : le Père en ressuscitant le Fils manifeste la gloire qui est celle du Fils, reflet de la sienne propre et le Fils en vivant de la vie donnée par le Père dit la gloire originaire.

Fils, nous  le sommes aussi, pourquoi chercher à  » faire des choses compliquées  » comme si plus c’était compliqué, plus nous serions auprès de Dieu. Pourquoi pas être plutôt ce que le Père nous donne d’être, ses enfants, qu’il met en rencontre les uns des autres.

La gloire de Dieu, c’est le petit service rendu comme la grosse machinerie mise en oeuvre !order fluoxetinefluoxetine fluoxetine orderfluoxetine prozac cheap fluoxetinefluoxetine generic fluoxetine cheap

26/05/2009

4 Réponses pour “La fête des voisins”

  1. Redigé par Denise Lep:

    Jeudi soir, rentrant tard chez moi, je découvre sur le bord de ma fenêtre de cuisine, une barquette faite de papier, remplie de cerises fraîchement cueillies,…déposée anonymement…

    Depuis, je suis dans l’expectative, car plusieurs de mes voisins sont susceptibles d’avoir fait ce geste !… hier j’ai regardé de près mon propre cerisier, toutes les cerises sont vertes!… mais il est vrai que souvent les oiseaux sont plus rapides que moi, qu’en déduire ? est-ce une amie d’un autre quartier ?

    En réfléchissant un peu : un couple de mon voisinage immédiat m’avait demandé mardi si je pouvais voter pour l’un d’eux le 7 juin, et eux-mêmes avaient relevé mon courrier la semaine dernière, geste que j’avais fait pour eux la semaine précédente…
    C’est peut-être une bonne piste !

    Cela se passe dans un petit lotisement pavillonnaire de la banlieue parisienne (7 maisons), nous ne faisons pas vraiment « la fête des voisins », mais nous nous réunissons généralement chez l’un ou chez l’autre en janvier…autour d’un feu …de cheminée.

    Oui, dans mon quartier, « la gloire de Dieu » c’est plutôt le petit service rendu…et il y fait bon vivre !
    car ces faits récents ne sont pas exceptionnels…

    Denise Lep

  2. Redigé par annie:

    Dans notre immeuble, je j’habite maintenant depuis 10 ans, nous ne faisons pas « la fête des voisins », mais nous nous connaissons et nous aidons. Il est vrai que c’était surtout mon mari qui était « le public ralation » de notre couple – d’auprès de Dieu il me donne le courage de continuer, de sortir de ma coquille….et c’est vraiment un plus.
    Dans notre paroisse, il existe depuis de nombreuses années : « les réunions de quartier » – nous essayons non seulement de porter ceux qui nous entourent dans notre prière, mais encore d’aller voir les nouveaux arrivants, d’aider telle ou telle personne en difficulté, bref de nous mettre à l’écoute de ceux qui pourraient avoir besoin de l’un de nous….ou tout simplement de favoriser une certaine « amitié », même si ce mot est trop fort. Et tout cela, sans chercher à en récolter des fruits. Fruits qui tout de même nous sont donnés, car notre équipe est vraiment amicale, solidaire et ouverte.

  3. Redigé par Dan:

    Les petites attentions discrètes sont toujours les bienvenues, mais attention au proverbe : « Ne rends pas trop souvent visite à ton voisin, sinon il sera lassé de toi au point de te haïr ». [Prv 25, 17] ;~)

  4. Redigé par Joseph Le Cornec:

    Vous écrivez pour des jeunes qui voient clair. J’ai 81 ans. J’ai peine à vous lire. Votre texte m’arrive en gris sur fond blanc. Je voudrais qu’il arrive sur mon écran en lettres noires sur fond blanc.

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