La faim… encore !

Hier, nous avons pu lire dans les journaux des compte-rendus du sommet de la FAO qui s’est tenu à Rome, ces jours derniers. Je vous livre quelques points qui m’ont arrêté, car ils m’apparaissent comme récurents et pourtant si importants. Ils sont à mes yeux une question de justice. J’en ai retenu trois, une volonté et deux chiffres:
- « Les dirigeants se sont fixés pour objectif de nourrir chaque bouche de la planète ».
- « 1,2 milliard de personnes souffrent de la faim aujourd’hui ».
- « Dans le monde, une personne meurt de la faim toutes les six secondes ».

L’intention est louable et doit être louée. Il reste à trouver les moyens qui permettent de l’atteindre dans le respect de la dignité de ceux qui seront les bénéficiaires des actions. Il est nécessaire d’assister pendant un temps, mais il urge de mettre en oeuvre des techniques de culture qui autorisent chacun à se nourrir. Comme il était dit dans un temps pas si lointain, dans le « Petit livre rouge » [si ma mémoire est bonne] : « Plutôt que de donner un poisson, il vaut mieux apprendre à pêcher ». Il me semble qu’oeuvrer pour que cette situation ne perdure pas est une urgence pour laquelle nous devons peut-être accepter quelques « sacrifices » dans notre monde nanti. Je me suis permis de relever les chiffres car pour moi ils étaient plus que parlants ! Cette réflexion ne doit pas susciter de la « mauvaise conscience » mais provoquer notre agir !

Aujourd’hui, nous pouvons lire la paraoble des talents dans la version lucanienne [Luc 19, 11-28]. Comment ne pas l’interpréter en écho à ce fait [l'objectif] et ces chiffres. Dieu nous a confié la création ; il nous en a donné la responsabilité. Nous sommes invités à la « dominer » [comme l'écrit l'auteur de la Genèse], à la « cultiver » [transformer], chacun avec les dons qui sont les nôtres : tout le monde n’est pas ingénieur agronome pour consacrer quelques années de sa vie à l’agriculture tropicale dans un pays en voie de développement… mais chacun, là où nous sommes, nous pouvons mettre notre [nos] talent[s] au service du bien commun [cf. Caritas in veritate]. L’important n’est pas de faire de « grandes choses » mais de faire ce que nous pouvons, ce qui est à notre portée, pour que, se multipliant, cela devienne une oeuvre pour tous et que peu à peu le goût de la vie ne soit plus amer pour les uns ou pour les autres.

Il faut du temps, c’est bien pourquoi l’évangile parle d’un départ et ensuite d’un retour… l’entre-deux, c’est le temps du possible qui est le nôtre !

P.S. : Fêter le Christ-Roi, c’est vivre dans cette volonté de construire un monde différent, cf. La vidéo ci dessous.

 

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18/11/2009

2 Réponses pour “La faim… encore !”

  1. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et Paix
    Il existe des associations où les bénévoles ne reçoivent rien de leur association y compris pour leurs déplacements, et où les seuls salariés sont du pays où elles sont implantées. Si une promotion des ces associations pouvait se faire? Des bénévoles qui apportent leur compétence et l’argent nécessaire pour transférer leur compétence aux salariés et à ceux qui sont aidés. Qui font du travail efficace et peu de publicité onéreuse!
    Il existe aussi une loi dans le Lévitique que Jésus n’a pas abolie me semble-t-il, qui demande à chacun de donner 10% de son revenu à ceux qui sont « pauvres »; pour nous en dessous du seuil de pauvreté défini suivant le pays. Je n’en entends pas bp parler! Et dans une réunion, il vaut mieux ne pas l’évoquer! Qui osera dire qu’il y a péché???
    Alors restons au niveau des voeux pieux pour tous et d’une véritable mobilisation pour qqs uns!
    Ma prière vous accompagne

  2. Redigé par Denise Lep:

    Raisonnez sur un pourcentage peut être un piège, c’est évident, 10% peut être énorme pour certains, et « que du superflu » pour d’autres, en plus la fiscalité relativise la position de chacun…

    Si nous sommes soumis à l’impôt sur le revenu, ce qui est quand même le cas de beaucoup des français, chacun sait qu’en fait chaque don ( dans la limite des 20 % du revenu imposable) ne coûte que 1/3 de la somme versée et donc si nous souhaitons donner effectivement 10% ou plus de nos revenus, n’oublions peut-être pas de multiplier certains dons par 3… car ce que nous gagnons éventuellement sur nos impôts est en fait payé par la communauté, c’est évident….alors évitons d’en gagner si nous le pouvons…

    Ceci dit, cette mesure est bonne car elle permet de faire que les dons aux associations ont augmenté et qu’elle nous permet de « choisir » qui aider plus spécialement…

    Dans la mesure du possible sâchons donner gratuitement !

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