Jérusalem, ville de la paix…

Il y aurait certainement beaucoup à réfléchir sur le voyage/pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte. Je ne retiens qu’un point qui m’a beauoup touché : durant la journée d’hier, Benoît XVI a pu se rendre tout d’abord à l’intérieur de la Mosquée du Rocher [signe déjà important en soi, puisqu'en octobre avec un groupe nous n'avions pu y pénétrer : il nous avait été répondu que depuis l'intrusion de Monsieur Sharon - entraînant l'intifada - elle n'était ouverte que pour les heures de prières; l'esplanade restant " libre " d'accès], puis devant le Mur…  Il s’est tenu, ici et là, en fils d’Abraham, priant l’unique Père. Comme l’écrit le journal La Croix [mercredi 13 mai 2009, p. 9] :  » quel croyant, aujourd’hui, peut passer ainsi de l’esplanade des Mosquées au Mur ? Ce fossé de violence et d’incompréhension qui sépare désormais ces deux lieux, si proches pourtant, seul, sans doute, l’évêque de Rome pouvait ainsi le franchir…  »

Ces jours-ci, la liturgie nous propose de lire le  » discours d’adieu  » chez saint Jean, et aujourd’hui plus particulièrement l’annonce du commandement fondateur [Jean 15, 9-17] :  » Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés « , qu’il est possible de traduire : « Aimez-vous les uns les autres parce que je vous ai aimés « . Or, c’est bien cet amour prenant sa source dans l’amour divin révélé dans le Fils, qui, seul, peut [pourra] combler  » le fossé de violence et d’incompréhension  » et faire tomber les obstacles que nous – les hommes – ne cessons de dresser.

Ce que Benoît XVI a vécu, médiatiquement relayé, est pour moi une invitation à vivre – avec la discrétion requise – dans le souci d’être acteur de réconciliation.  » Parce que  » le Christ a aimé, le choix de le suivre nous appelle à aimer… Un long chemin à parcourir, mais, ô combien, nécessaire quand on constate que les distances entre les hommes peuvent être si grandes alors qu’elles sont si courtes géographiquement [dans nos familles, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail... nos communautés... nos Eglises...] !order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

13/05/2009

3 Réponses pour “Jérusalem, ville de la paix…”

  1. Redigé par Marcos:

    Moi, je trouve que le saint pére a été reçu avec hostilité… il manque l´humilité pour s´ouvrir en direccion de la paix! Chacun veut imposer sa volonté sans ecouter les autres. Moi, je crois que les question de conflits en terre saint n´allons jamais fini! C´est triste, mais pour moi c´est la realité!

  2. Redigé par martine:

    Aimer parce que je suis aimée, oh, oui ! cela me donne une plus grande force et c’est un aspect que je n’avais pas entrevu jusqu’ici. Merci.
    Mais personnellement je pense que la dimension quantitative si je puis dire. de aimer au point de donner sa vie, est sous-jacente aussi.
    Votre approche n’exclut pas , me semble t-il, cette autre.

    « Parce que je suis aimé » permet de donner l’impulsion nécessaire et indispensable au vrai pardon sans lequel aucune véritable réconciliation n’est possible. Le vrai pardon est hors norme humaine et ne peut être induit que par Dieu, Son désir devient nôtre. Ce pardon doit venir de tous les peuples impliqués dans le conflit. Ce sera long mais ce sera et la pix règnera enfin.

  3. Redigé par Marine:

    Les textes de ce dimanche 15 mai insistent encore sur ce commandement : « Aimez-vous les uns les autres… » Le voyage du pape en Terre sainte est terminé. Comment ne pas vouloir créer une relation entre ce voyage et ces textes ? Le saint Père a beaucoup insisté sur les notions de justice et de paix. Le mot « Amour » utilisé parfois à toutes les sauces comprend plusieurs facettes. Le désir de justice et de paix me semblent en être deux.
    Ce voyage m’interpelle et me fait dire : Comment s’aimer les uns les autres ? Qu’est-ce que l’Amour ? Comment cultiver une attitude de paix ?
    Ce questionnement me renvoie à la source qui est Dieu, source d’où peut jaillir des relations d’amour aux autres.
    Je pense que nous ne pouvons résoudre ces conflits seuls mais qu’il est indispensable d’avoir l’aide de Dieu.

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