Généalogie, un lieu d’incarnation

La liturgie nous propose d’entrer dans une « dernière ligne droite » pour notre préparation à Noël, comme chaque année à partir du 17 décembre, c’est-à-dire aujourd’hui. Pour accompagner cette démarche, elle nous invite à lire un texte d’évangile qu’aisément nous « zapperions » : c’est l’ouverture de l’évangile selon Matthieu [1, 1-17], la généalogie concernant Jésus. Il est vrai que la lecture n’en est pas facile et ne parlons pas de son écoute. Pourtant, il nous faut dépasser notre recul et entrer dans le mouvement de ce texte, à propos duquel une connaissance même succincte de l’écrit biblique repère les inexactitudes et le côté artificiel de la construction. Mais, là n’est pas l’essentiel.

En positionnant cette généalogie, comme ouverture à son évangile, Matthieu [ou l'école matthéenne] transmet un message à accueillir : Jésus le Christ est « fils de David, fils d’Abraham », il est vraiment homme, c’est-à-dire inscrit dans une histoire qu’il récapitule et dans une humanité dont il épouse même les faiblesses [cf. la présence, par exemple, de Rahab la prostituée dans la liste]. Cette inscription est une invitation à chercher dans notre humanité la présence de la divinité. Luc procédera autrement : « Lorsque Matthieu nous parle de la « généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham », il dessine, à partir de l’origine de l’humanité, la lignée des générations jusqu’à Jospeh à qui Marie était fiancée. Luc, au contraire, remonte les degrés successifs pour aboutir au commencement du genre humain, et il montre ainsi que le premier et le dernier Adam sont de la même nature [Luc 3, 23 ss]. [Saint Léon le Grand]

Saint Léon le Grand éclaire le sens de cette généalogie, en écrivant dans une lettre : « Si l’homme nouveau ne s’était assimilé à la chair du péché et chargé de notre vieillesse, s’il n’avait daigné, lui, consubstantiel au Père, prendre substance de sa mère et assumer notre nature – hormis le péché -, l’humanité serait maintenue prisonnière à la merci du démon, et nous ne pourrions jouir de la victoire triomphale du Christ, car elle aurait eu lieu en dehors de toute nature. C’est donc de l’admirable participation du Christ à notre nature que jaillit sur nous la lumière du sacrement de la régénération. »

Relisant le texte biblique et le commentaire cité ci-dessus, force est de regarder en face notre monde et notre société… et d’apprendre à les aimer, non parce qu’ils posséderaient telles qualités, tels mérites ou… mais comme ils sont, dans leur actualité ambivalente à tout le moins ! De même que Dieu a épousé notre humanité [mon humanité] avec ce qu’elle est, de même j’ai à vivre avec eux tels qu’ils sont, pour à mon tour faire resplendir une lumière, celle que Dieu dépose en chacun de nous par le fait même de son incarnation.

 

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17/12/2009

Une Réponse pour “Généalogie, un lieu d’incarnation”

  1. Redigé par Tétraèdre:

    Notre Seigneur Notre Sauveur Jésus le Christ rétablit l’immortalité du premier Adam du seul créé non procréé . Même Jésus vrai Fils de Dieu incarné se trouve procréé-incarné en Marie l’Immaculée par les grâce divines .
    Donc une seule et unique humanité vers un seul et unique destin = la sanctification suite à la résurrection et la glorification
    Jésus le dernier Adam de toute l’humanité est cet unique Chemin dans la Vérité révélée vers la Vie Éternelle indestructible au sein de l’unique Église catholique dont Jésus est la Tête
    Jésus à vraiment vaincu la mort provoquée par le péché, permettant ainsi à toute l’humanité d’avoir de nouveau accès à la Vie éternelle
    Imitons Jésus

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