Fruit d’un dialogue

Admirable et déconcertante, la scène d’évangile proposée à notre méditation en ce jour [Marc 7, 24-30]. Jésus s’est retiré à l’écart, discrètement, « mais il ne réussit pas à se cacher ». Une mère, dont l’enfant [une petite fille] est « possédé », vient jusqu’à lui pour qu’il fasse quelque chose. Or, cette femme, nous précise le texte de l’évangile, est « païenne », « de nationalité syro-phénicienne ». Jésus rappelle sa mission auprès des enfants du peuple élu et de la femme jaillit un cri de foi : « C’est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants ». Les « petits chiens » dont il est question sont à identifier avec les païens ; les « enfants » avec les fils et les filles du peuple élu. Les miettes, c’est ce « grain de sénevé » que peut être la foi de cette femme. Elle n’est certainement pas à même de confesser le « credo » du peuple, mais elle est prête à reconnaître que celui à qui elle s’adresse est celui qui dans sa lumière peut tout pour elle… et pour sa fille. Jésus ne s’y trompe pas et admire la foi de cette femme : « A cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille ».
Insistance de cette mère qui s’accroche et qui provoque Jésus a manifesté le plus qu’il est venu révéler : le salut est aussi offert aux païens… Tout cela parce qu’un dialogue s’est noué, une parole a circulé de l’un à l’autre, un souffle a donné la vie.
Et si les dialogues que nous tissons au fil de nos rencontres, de nos travaux professionnels, de nos échanges familiaux… se découvraient des lieux
d’une part où nous nous apprenions invités à aller au-delà, plus loin que nous le pensions,
d’autre part où, à travers nous, le salut s’incarnerait, rejoindrait nos interlocuteurs parce qu’irradiant notre vie.
Comme dans l’évangile, il faut certainement de l’audace, de la patience, du désir, de la disponibilité… et la volonté d’être la présence de Dieu pour que l’autre se tienne en sa présence.purchase sildalissildalis kaufen purchase sildalis onlinesildalis bestellen sildalis purchase onlinebuy sildalis onlinesildalis buy

11/02/2010

2 Réponses pour “Fruit d’un dialogue”

  1. Redigé par Denise Lep:

    En ce jeudi 11 février où nous sont proposés au choix l’Evangile de Cana ou celui de la syro-phénicienne, une chose me frappe …
    A Cana après le « Ils n’ont plus de vin » de Marie, la réponse de Jésus : « Femme, que me veux-tu ? mon heure n’est pas encore venue « , survient le « Faîtes tout ce qu’Il vous dira » de Marie qui semble délier Jésus et l’envoyer commencer sa vie publique….
    Dans l’Evangile ci-dessus, idem, Jésus rappelle d’abord sa mission auprès du peuple élu, mais la femme « l’oblige  » par sa foi à révéler que « le salut est offert aussi aux païens »…
    Quelle joie de constater que Jésus, comme chacun de nous se sent, quasi provoqué pour exercer sa mission, Oui Il est bien notre modèle ! La mission, on ne la choisit pas, elle nous est donnée.
    Pour nous c’est parfois une mission que nous n’envisagions pas du tout (et puis un coup de téléphone nous suggère un discernement…) ou pas à ce moment là… une mission conséquence d’événements imprévus… mission qui surgit de l’Inattendu de Dieu pour sa plus grande Gloire… mission parfois douloureuse… mission, dont les fruits nous échappent souvent mais qui, un beau jour, nous vaut une série de questions d’une amie qui se posent des questions.
    Ecoute du Seigneur, écoute des autres, être passeur telle est mon désir profond.
    Denise Lep

  2. Redigé par Jacqueline Viltard:

    C’est la dernière phrase de dialogue que je retiens.
    Mercredi dernier, je crois je lisais une phrase des lectures du jour, qui disait à peu près que nous étions « ambassadeur » du Christ.
    Cela s’adressait aux prêtres en premier, mais, j’ai reçu cette phrase en pleine face si je peux parler ainsi, car je devais faire une célébration d’obsèques au crématorium.
    Et le premier moment passé, je fus remplie de joie…et j’ai essayé… que se ressente cet amour qui nous meut.

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