Est-ce une secte ou pas ?

Ces jours derniers, nous lisons ou entendons des informations, des réactions à celles-là [les contestant ou les approuvant], à propos du phénomène sectaire et du rapport de la Miviludes [Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les sectes]  chargée d’en prendre la mesure et de nous en protéger.

Il est vrai que ce phénomène a tendance à se démultiplier. Hier, au vu d’agissements, de comportements ou de doctrines exposées, il était possible, en se trompant parfois, de pointer ce qui était secte ou ce qui ne l’était pas. Aujourd’hui, cela devient plus difficile, surtout lorsqu’un amalgame est réalisé entre les religions [que l'on mêle sans souci de leurs particularismes] et des données psychologiques, par exemple, lorsqu’une confusion est entretenue entre le bien être [que chacun recherche... à bon droit] et des moyens suspicieux pour l’atteindre, lorsque des mouvements pseudospiritualistes se cachent sous des couvertures de formation [pour adultes ou pour jeunes], d’aide [spirituelle ou psychologique], de travail sur soi… Il est évident qu’il n’est pas facile de distinguer [même dans les Eglises certains intitulés de session ou de retraite interrogent]. Peut-être que certains critères [la Miviludes parle de " référentiels "] peuvent être d’un bon secours pour opérer un tri : quelle place ou quelle main mise a le gourou, le père fondateur ? comment ce qui est proposé favorise-t-il l’épanouissement de la liberté personnelle ? comment cela invite-t-il la personne à s’engager dans la société pour travailler à l’accomplissement de chacun, à l’avènement d’une justice pour tous, de la paix,…, c’est-à-dire comment cela met-il en relation ? comment la gratuité trouve-t-elle sa place ou au contraire comment les biens sont-ils captés ?… En fait, le meilleur critère n’est-il pas que, quand une question se pose, elle puisse être  » parlée  » non avec un gourou ou un de ses sbires, avec un envoyé ou … mais un parent, un collègue, un ami, une relation, un voisin, un ami… avec l’autre qui n’est pas prisonnier de ce dont je me méfie.

Un des dangers serait de prétendre pouvoir affirmer ce qui convient ou ce qui ne convient pas, car certainement ses propres peurs, ses propres désirs ou envies, ses besoins… interfèreraient dans les choix [même dans ceux d'une commission ad hoc]. En réfléchissant à cela, je me remémorai la page d’évangile d’aujourd’hui [Jean 16, 12-15] :  » Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité entière « . De cet Esprit, saint Cyrille de Jérusalem écrit :  » Pour quelle raison le don de l’Esprit est-il appelé une  » eau  » ? C’est parce que l’eau est à la base de tout ; parce que l’eau produit la végétation et la vie ; parce que l’eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce que, tombant sous une seule forme, elle agit pourtant de façon multiforme… Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait tout à tous. Elle n’a qu’une seule manière d’être, et elle n’est pas différente d’elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là, mais en s’adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient. L’Esprit Saint agit ainsi ».

Face au questionnement de ce temps qui est important du fait des maux que certains peuvent provoquer au nom de leurs profits [argent, pouvoir, volonté de domination,...], il nous faut apprendre à goûter  » l’eau  » qu’est l’Esprit pour ne pas trop vite stipendier les uns et s’aveugler sur d’autres… tout en oubliant de balayer devant nos portes.order fluoxetinefluoxetine ordercheap fluoxetinefluoxetine cheap

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20/05/2009

Une Réponse pour “Est-ce une secte ou pas ?”

  1. Redigé par annie:

    Juste quelques mots, avec beaucoup de retard : je goûte vraiment la beauté du texte de St Cyrille de Jérusalem, et cette eau qui ne peut « remonter vers le Seigneur sans avoir fait ce qu’elle avait à faire » est vraiment source d’Espérance – est l’Espérance. En ce temps où l’Esprit souffle, sachons être dociles à son action, et…vigilants !

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