Construire l’avenir dans le respect du mystère de l’autre

Depuis le début de la semaine, avec les lectures de la Genèse, nous sommes invités à nous replacer devant la création. Nous en usons souvent [parfois avec le risque de la malmener, de la détériorer], sans forcément prendre le temps de la contempler et de la redécouvrir comme le don permanent de l’amour de Dieu. Car si nous ignorons comment Dieu crée le monde, à travers les textes, nous percevons le pourquoi de son œuvre : il est amour et cet être n’ex-iste [se tenir en dehors de soi] que dans le don. Aujourd’hui, le texte de la Genèse [2, 18-25] donne à voir la « création » d’Eve dans le mystère qui l’entoure : la torpeur qui tombe sur Adam l’empêche
de connaître tout sur cette autre qui est son semblable tout en étant dans la différence,
d’en faire un objet,
de mettre la main dessus,
de le dominer [voire de le tenir en esclavage].

A parcourir les journaux, il semble que ce message ne soit plus très bien compris par les uns ou les autres. Ainsi dans la lamentable affaire « Williamson » : comment ce « prélat » peut-il tenir des propos négationnistes, car en « volant » leur destin tragique à ces hommes et ces femmes qui furent anéantis, c’est leur être même qui est piétiné, leur singularité qui est dénié… Ainsi dans les attentats aveugles de Bagdad qui encore hier ont tué 26 personnes et blessé 43 autres : comment peut-on tuer sans s’interroger sur qui est celui à qui j’arrache la vie, de quel droit… à moins que je ne me prenne pour ce que je ne suis pas… Ainsi dans la manière dont des hommes et des femmes sont privés de leur emploi : comment leur dignité unique et particulière est-elle prise en compte ou n’est-ce pas le plus sovuent le seul souci des actionnaires qui préoccupe ?

Or, la lecture du mystère de l’autre nous renvoie différemment à notre propre quotidien, où, si souvent, l’autre est réduit, instrumentalisé… au service de nos intérêts. Oser entrer dans cette rencontre sans vouloir la maîtrise, creuse le désir d’avenir avec l’autre, et ouvre l’histoire à faire.

Notre manière de « faire » la société tient-elle compte de cette réalité ?sildalis orderorder sildalis order sildalis online sildalis order online

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04/03/2009

3 Réponses pour “Construire l’avenir dans le respect du mystère de l’autre”

  1. Redigé par Annick de Beistegui:

    Je souhaite qu’une lettre soit adressée à un dignitaire de l’Eglise de France , recueillant les signatures de nombreux chrétiens engagés de notre entourage , pour exprimer notre désarroi face à l’affaire brésilienne: juridisme versus miséricorde ?. Impact désastreux sur la société civile …
    Pouvez vous nous proposer un texte ?

  2. Redigé par Mireille Beauchemin:

    Bonjour,

    C’est la première fois que j’envoie un message sur un blog mais là je ne pouvais rester silencieuse face à la décision de l’évêque de Recife.

    J’étais en colère et j’avais honte de mon Église. J’ai écrit à mon évêque car pour moi c’était important de poser un geste pour m’insurger contre cette décision qui est anti-évangélique. Il me semble que le gros bon sens était de mise. Ce que cette fillette a subi est déjà assez horrible sans ajouter il me semble. Notre Dieu est un Dieu d’amour, de miséricorde et de compassion. Merci d’avoir pris position . Mireille, Québec

  3. Redigé par Jean-Pierre LEFOL:

    Mgr WILLIAMSON n’a pas fait l’objet d’une levée des son excommunication parcequ’il est négationniste mais parceque , malgré son appartenance à la mouvance de Mgr LEFEBVRE (paix à son âme) , il est profondément catholique romain , plus attaché à S.Pie X qu’à Jean-Paul II et au Concile de Trente plusqu’à celui de Vatican II.
    C’est bien assez d’avoir excommunié Mgr LEFEBVRE , coupable d’avoir ordonné des évêques (d’après le droit canon du vivant de Jean-Paul II ).
    Fallait-il perpétuiter la même sévérité envers les évêques ordonnés à l’époque du Pape précédent ?
    Une fois de plus , Benoit XVI a eu raison , quoi qu’en pensent des catholiques déboussolés par des controverses dont on ne verra pas la fin de si tôt.

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