Chercher la gloire de Dieu

Pour bien faire, il faudrait prendre le texte d’évangile de ce jour [Jean 5, 31-47] phrase après phrase, voire analyser pour quelques-unes les expressions les unes après les autres. Laissons ce travail à un livre d’exégèse.
Pour ma part, je n’en retiens qu’une, car je la crois très parlante dans le contexte d’aujourd’hui : « Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique! »
Sans culpabiliser, ni porter de jugement sur quiconque, nul ne peut nier que, d’une manière consciente ou non, il recherche approbations et reconnaissance des autres, que le regard d’autrui peut le paralyser ou l’encourager, que certains silences sont tenus pour ne pas être discrédité ou perdre la face ou toute aura de gloire, que certains encouragements ou acquiescements n’ont comme principale fin de se « pousser » ou de participer à une promotion, de conserver son statut ou de l’améliorer… Cela peut concerner les personnes publiques [politiciens ou ciennes, artistes, religieux ou ses de renom,...] mais aussi chacun d’entre nous dans la sphère de notre travail, de notre famille… Il n’est pas question de nier l’importance d’une telle attitude : nous avons tous besoin de reconnaissance, si ce n’est quand elle devient une compromission avec l’ère du moment, avec l’environnement [social, politique, éducatif, familial, religieux] et un souci devant lequel tout plie !
Il est bon pour équilibrer notre manière d’être et donc d’agir, de ne pas occulter la seconde partie de la phrase : « chercher la gloire du Dieu unique ». N’est-ce pas en cherchant la gloire divine que l’autre gloire, celle des hommes, nous sera donnée ? Comment ne pas penser à quelques figures récentes ou plus anciennes qui ont vécu cette expérience. Je prendrai un unique exemple : Mgr Oscar Romero, archevêque assassiné de San Salvador. Il est nommé à ce poste parce que les « autorités » gouvernementales [peut-être aussi les religieuses] pensaient qu’il ne dérangerait pas le pouvoir en place. La découverte des favellas et autres misères humaines désigne pour lui le travail nécessaire pour que la gloire de Dieu soit honorée. Il vit, au sens fort du terme, une « conversion ». Il cherche la gloire de Dieu en dénonçant ce qui abaisse, abrutit, piétine, aliène la dignité de l’homme… Il trouvera la gloire de Dieu et son message sera entendu, aura un écho, bien plus fort que la rafale de mitraillette qui prétend imposer le silence.
Peut-être, est-ce là un chemin d’ouverture : écouter la voix des hommes pour entendre la voix de Dieu et dessiner une voie divine sur la terre des hommes… même si certains de ceux-là la refusent. buy sildalis onlinesildalisbuy sildalissildalis reviewssildalis onlinesildalis erfahrungonline sildalis

18/03/2010

4 Réponses pour “Chercher la gloire de Dieu”

  1. Redigé par Denise Lep:

    Une première réaction, inspirée de la liturgie d’aujourd’hui en la fête de St Joseph :

    « Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur, pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes :
    vous savez bien qu’en retour le Seigneur fera de vous ses héritiers.
    Le maître, c’est le Christ ; vous êtes à son service. » Col 3′ 23-24

    et cette prière d’intercession :
    Tu as confié la terre aux hommes pour qu’il la rendent habitable,
    ne permets pas que tes enfants soient traités comme des esclaves et fais que nos travaux servent à la venue de ton règne…

    Mais cette prière ne peut nous dédouaner, c’est à nous de passer à la mise en œuvre… et ce ne peut se faire que par l’ouverture des chrétiens à l’écoute de leurs frères proches et lointains ! débouchant sur
    - la prise en compte des besoins des uns et des autres,
    - la mise en place (chacun à son niveau, selon ses possibilités et ses charismes), des changements souhaitables et possibles,
    (non en imposant, mais en travaillant de l’intérieur des sociétés, en se faisant frère de chacun…)
    - la responsabilisation des hommes, leur faisant prendre conscience des structures de Mort dans lesquelles ils vivent, ou on les fait vivre) et des structures de Vie qu’ensemble nous pourrions faire émergées ; en un mot amener chacun à la liberté des enfants de Dieu.
    Oui, l’écoute est pour nous fondamentale, car Dieu est avant tout celui qui parle, Il est relation et dialogue ;
    La prière chrétienne est avant tout « écoute » : elle n’est pas tant l’expression du désir humain, mais bien plutôt l’accueil d’une présence, la relation avec un Autre, qui nous précède et nous fonde.

    Mais nous oublions souvent ou ne réalisons pas toujours que Dieu nous parle par les autres…,ou nous ne voulons pas entendre… puis avoir ensuite le courage de nous mettre en route…

    Denise Lep

  2. Redigé par jejomau:

    Chercher la Gloire de Dieu est aussi la piorité du pasteur suprême de l’Eglise catholique qui s’inquiète à juste titre du délabrement liturgique dans lequel se trouve l’Eglise .

    La liturgie tridentine est une des formes liturgiques de l’Eglise qui rend parfaitement visible cette adoration dûe au Seigneur et Maître de l’Univers .

    Codifiée après le concile de Trente, « en des temps vraiment difficiles où, sur la nature sacrificielle de la messe, le sacerdoce ministériel, la présence réelle et permanente du Christ sous les espèces eucharistiques, la foi catholique avait été mise en danger, il fallait avant tout, pour Saint Pie V, préserver une tradition relativement récente , injustement attaquée, en introduisant le moins possible de changements dans le rit sacré… » Le n° 7 du préambule, rajouté en 1970, de l’Institutio Generalis du missel réformé décrit ainsi le contexte de la réforme tridentine, et par le fait même les atouts du missel tridentin.
    Alors, aujourd’hui où la foi et la piété eucharistique diminuent, il est permis de poser la question : une des réponses aux insuffisances théologiques, catéchétiques, spirituelles et pastorales des chrétiens aujourd’hui, n’est il pas la célébration du mystère eucharistique en usant des formes liturgiques du missel de Saint Pie V ?

    La liturgie traditionnelle, en effet, exprime avec acuité la présence du sacrifice de la croix, oriente notre âme vers Dieu et témoigne de notre adoration envers sa présence réelle. Bien sûr il ne faut pas voir dans la messe un cours de théologie, mais la doctrine se trouve exprimée dans ses différentes prières. On retrouve ainsi clairement exprimées les quatre fins du Saint Sacrifice : adoration, action de grâce, propitiation, demande.

    Il est normal que les prières de la messe soient orientées vers l’adoration, parce que l’homme en tant que créature doit d’abord reconnaître sa totale dépendance vis-à-vis de Dieu, et que c’est là la fin première du Sacrifice.
    Les différentes prières de l’offertoire et du canon, sont de ferventes demandes de grâces à Dieu, la première de ces demandes étant que Dieu daigne accepter ce sacrifice. Les prières de l’offertoire montrent bien le caractère propitiatoire de l’offrande qui est faite, Jésus Christ immolé pour nos fautes, afin que la Rédemption s’accomplisse.

    La révolution liturgique engagée EST la vraie « théologie de la révolution » qui permettra aux âmes de se tourner vers leur Créateur pour enfin lever les chaînes de l’esclavage auquel elles sont soumises . Et c’est cette révolution qui nous fera retrouver, riches et pauvres, le Dieu oublié qui parle à chacun de nous, de manière identique le même langage… riches ou pauvres…

  3. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et Paix
    Ermite je vis incognito, en ville, cette vie unie à Jésus. L’Evêque qui m’a reçue était d’accord pour ne pas m’inscire sur les registres. Par peur des regards qui ne manqueraient pas de me dévisager. Vie pieuse et retirée. C’est pourquoi j’utilise un pseudo pour transmettre le message que j’ai à faire passer. Car je ne suis que la secrétaire comme je l’ai déjà souvent dit!
    Pourquoi chercher une place dans le monde? Quand nous mourons nous lâchons tout. Le seule Gloire qui vaille est celle qui nous submergera dans la Trinité, là où j’irai rejoindre Jésus, là où vous êtes tous invités à Le rejoindre. Quand on a expérimenté ce que cela veut dire, on est guéri des satisfactions que les hommes peuvent procurer. Mais cela n’empêche pas de devoir travailler à faire connaître aux autres la gloire qui nous attend, un travail difficile depuis l’Ascension!
    Ma prière vous accompagne

  4. Redigé par Denise Lep:

    J’écoute la parole de Jésus aujourd’hui nous disant : « Je suis la lumière du monde », et j’y associe rapidement toutes les fois où dans les Evangiles est relaté ce thème de la lumière du monde, confiée aux disciples pour la répandre ! voici entre autres en Mt 5,14 :

     » Vous êtes la lumière du monde… Quand on allume une lampe, ce n’est pas pour la mettre sous le boisseau, mais sur son support et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
    De même, que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. »

    Ce n’est pas de la gloriole, c’est notre baptême dans le Christ qui nous fait Lumière, mais c’est à nous de ne pas la mettre sous le boisseau, nous n’en sommes « que » le support mais nous sommes ce « support indispensable » pour que la Lumière guide les hommes vers le Père, notre Père à tous…

    Alors comment ?

    Me revient une phrase d’Edith Stein ( Sœur Bénédicte de la Croix), d’ailleurs citée aujourd’hui dans « Prions en Eglise » :

    « Chaque fois que mes yeux cherchent obstinément des chemins vers une vie plus humaine, les ténèbres reculent laissant transparaître le beau visage du Père. »

    qui me semble rejoindre la phrase du Père JL Ragonneau :

    « Ecouter la voix des hommes pour entendre la voix de Dieu et dessiner une voie divine sur la terre des hommes…  »
    Quel plus beau programme chercher ?

    Denise Lep

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