Charité et Vérité

En la fête de sainte Marie Madeleine, une des deux lectures au choix est un passage de la deuxième lettre de paul aux Corinthiens [5, 14-17], où nous pouvons lire ce verset :  » Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.  » Il est possible, bien sûr, d’accueillir ce texte, de le méditer et de le comprendre comme un appel à une conversion personnelle, comme une interpellation de notre vie spirituelle. Mais en épuisons-nous le sens si nous le réduisons à cette dimension ? Certainement pas, et même j’ai le sentiment que c’est à contre-sens que nous le lisons. Si nous sommes invités à ne plus nous  » centrer sur nous-mêmes « , c’est certainement pour nous décentrer de nous-mêmes et pour nous recentrer sur Dieu. Mais où croisons-nous Dieu ? Dans le seul silence de notre prière, de notre recueillement ? Non, Dieu est côtoyé dans tous nos contacts humains, nos relations professionnelles, nos liens familiaux, mais aussi dans notre façon de mettre en oeuvre le  » bien commun  » par le  » développement intégral de tout l’homme et de tous les hommes », comme nous le rappelle Benoît XVI dans son encyclique [encore fraîche à nos mémoires], Caritas in veritate, à la suite de tout l’enseignement social de ses prédécesseurs.  » La charité dans la vérité « , c’est lutter pour que tout homme et donc tous les hommes puissent avoir accès à la culture, à un  » travail décent  » [expression de l'encyclique], à l’eau, à la nourriture… à la santé.  

C’est ce qui me traversait l’esprit quand je lisais ce matin dans le journal La Croix, le compte-rendu du congrès international consacré au Sida, qui se déroule au Cap en Afrique du Sud. Un rapport écrit :  » On s’attend à une perturbation des programmes de prévention et de traitement du VIH d’ici à la fin de l’année dans 22 nations « . De plus, il est déjà patent que du fait du retard des contributions des pays du Nord, s’il n’y a pas encore interruption de soins dans certains pays pour ceux qui sont en cours de traitement, de nouveaux malades ne peuvent être pris en charge, mettant en péril leur vie ! Ne parlons pas du ralentissement cocnernant la recherche d’un vaccin [une chute de 10 % des investissements est estimée].

 » La charité dans la vérité  » exige de faire la vérité dans la charité : ne plus tolérer qu’il y ait un régime de soins pour les uns et un autre pour les délaissés [et cela ne concerne certainement pas uniquement le sida et des pays en développement]. En feuilletant le même journal, les applications ne manquaient pas . L’Evangile est une bonne nouvelle qui dérange et qui suscite l’engagement si elle peut travailler à faire la vérité dans notre agir.buy domperidone canadacheap Motiliumbuy motilium 10domperidonecheap domperidoneMotilium online buy motilium tablets

22/07/2009

28 Réponses pour “Charité et Vérité”

  1. Redigé par Michel P:

    Vous êtes un homme d’Eglise et vous conduisez votre réflexion (par les paroles des Evangiles que vous nous proposez) systématiquement dans le social, le politique, le scientifique et la gestion du monde. Il y a pourtant des personnes dans le social, le politique, le scientifique et la gestion du monde qui en parle avec une vision chrétienne.
    Ils sont dans leurs responsabilités.

    Je m’étonne de ce passage de votre dernier message:
     » … Il est possible, bien sûr, d’accueillir ce texte, de le méditer et de le comprendre comme un appel à une conversion personnelle, comme une interpellation de notre vie spirituelle.
    Mais en épuisons-nous le sens si nous le réduisons à cette dimension ?
    Certainement pas,
    et même j’ai le sentiment que c’est à contresens que nous le lisons. »

    La mort du Christ comme une interpellation de notre vie spirituelle est une réduction, même un contresens, d’après vous mon Père.

    Les humanistes sans Dieu disent cela très bien. Surtout dans cette époque ou la tyrannie de « l’autre » supplante le nécessaire espace que Dieu rempli entre nous et le désordre insoluble du Monde.

    Lorsque Thierry Bizot, engagé dans l’âpreté de la vie sociale, parle de sa relation à Jésus Christ, Il ne parle que de Lui dans la réalité de sa vie. Ces paroles sont un bienfait. Plus je me sens proche du Christ moins je m’éloigne de mes frères humains.

  2. Redigé par fraber:

    Je lis votre texte intitulé « Charité et Vérité » et je me dis que l’Eglise a beaucoup changé depuis mon enfance lointaine. J’avais dix ans en 1938, j’allais au catéchisme et j’étais élève dans un collège religieux tenu par des jésuites. Dans ce temps là l’Eglise, ses prêtres, mes professeurs, mes parents étaient des gens sévères, exigeants. J’en ai un souvenir douloureux surtout que la guerre menaçait.
    Je vous lis et je vous trouve « tendre ».
    Quelle transformation, quelle différence entre l’Eglise au comportement disciplinaire de mon enfance et aujourd’hui. Je ne sais pas si vous vous rendez compte vous-même du changement de discours de l’Eglise. Vous parlez des hommes, de tous les hommes sans faire de distinction entre les baptisés et les autres et vous vous souciez de l’humanité tout entière même quand elle n’est pas catholique. Quelle révolution de la pensée religieuse. Dieu est présent dans tous les hommes pas seulement des chrétiens? Quel progrès vers la Résurrection de tous. Merci

  3. Redigé par Jean-Luc:

    Pour répondre à Michel P.
    Je pense que je n’ai pas été assez explicite ou qu’il m’a mal compris. Quand je dis qu’il peut y avoir une réduction de compréhension de sens, cela ne vise pas le message central de la mort et de la résurrection, mais la façon dont on peut les comprendre et s’en saisir. Mon souci allait plutôt du côté d’une affirmation de ce don gratuit qu’est le salut manifesté dans la mort et la résurrection. Ce don nous provoque à nous trouner vers les autres. Comme l’écrivait le cardinal Marty :  » Dieu est parmi nous. L’incarnation du Fils continue à se réaliser par l’Esprit qui est envoyé à la Pentecôte pour la mission de l’Eglise « . Il nous reste à vivre de cette présence pour être la présence de Dieu au milieu du monde.

  4. Redigé par Michel P:

    Le texte ci dessous précise un élément de ma remarque.
    ————

    Retrouver “l’ordre” de la charité

    Comme il est facile aujourd’hui de se tromper de “prochain” ! Tous les matins, tous les midis, tous les soirs, les journaux de toute nature, physique ou numérique, le situent à plusieurs milliers de kilomètres de notre lieu d’habitation…

    Certes, les gens ne peuvent pas tout ignorer des heurts et des malheurs qui frappent régulièrement la planète. Il reste à craindre cependant qu’ayant pris l’habitude de se laisser émouvoir ou impressionner à heures fixes, sur commande, l’homme absorbé par les médias ne trouve plus place pour une seule réaction du cœur authentique et charitable, voire une seule action de solidarité civique sur son environnement immédiat.

    La charité, on le sait, n’est vraiment charitable que lorsqu’elle s’inspire d’un ordre, et même lui obéit… D’un ordre qui ne commence pas à l’autre bout du monde… D’un ordre qui ne consiste pas à s’alarmer d’abord, et encore moins seulement, des catastrophes naturelles, des famines ou des guerres éclatées aux quatre coins du globe.

    Or, la principale conséquence morale de l’abus d’informations et d’interconnections mondiales est précisément celle-là : nous charger l’esprit ou le cœur d’une masse de préoccupations abstraites, générales, et sur lesquelles nous n’avons pas prise – en nous rendant ainsi chaque jour plus inaptes, psychiquement et moralement, à écouter et comprendre ce qui se passe autour de nous. Sous la magie des ondes, des sons, des images, sous le prestige du journaliste ou du présentateur, le malheur même des voisins de palier est hors jeu. Il n’a pas droit de cité.

    L’été de la grande canicule (août 2003), qui a fait plus de 10000 morts à nos portes, dans la population des personnes âgées et isolées, c’est la mort de l’actrice Marie Trintingnant et le génocide des bébé-phoques qui ont tenu le plus de place dans l’actualité !

    “L’amour du prochain concret se dévalue ainsi en amour du lointain abstrait, ce qui est bien la façon la plus hypocrite et la plus odieuse de s’aimer soi-même.” Ce jugement qui résume tout est de Marcel De Corte. Il ne fait que décliner en termes de philosophie morale la parabole universelle et tellement lumineuse du Bon Samaritain.

    (….)

    ”On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne, écrivait Bernanos, si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure” (La Bataille, 1946). Soixante-trois ans après, cette conspiration universelle qui détruit la vie intérieure porte ses conséquences logiques sur l’existence même du prochain. Pour retrouver “la charité dans la vérité”, encore une fois, il faut d’abord réhabiliter le sens de la relation au prochain.

    ©Emmanuel Barbier/Sedcontra.fr, juillet-août 2009

  5. Redigé par Denise Lep:

    Je ne peux pas laisser dire ou penser que « l’amour du prochain se dévalue en l’amour du lointain abstrait ».

    L’inverse même, a été à plusieurs reprises, réalité dans ma vie !
    Plus on voit de ses yeux, plus on touche de ses mains la misère de ceux qui sont éloignés, plus on devient sensibles et présents de différentes façons à toutes souffrances et décidons de nous engager au loin et auprès…

    Avec un de mes frères, missionnaire en Afrique, nous avons sillonné de mission en mission, mon mari et moi, dans les annéees 80, les faubourgs de Dakar et la brousse sénégalaise, les dispensaires bondés de malades mais manquant de médicaments, les maternités où les mamans arrivées le matin regagnaient, le soir même, leur case située à plusieurs kilomètres à pieds, leur bébé dans les bras, serré les mains de nombreux lépreux, partagé les repas préparés avec amour pour nous recevoir…etc, etc

    Nous avions à ce moment là une demande d’adoption en cours !, je peux vous dire que lorsque la DDAS nous a dit qu’il n’y avait pas d’enfants à adopter en France (car il suffit qu’un enfant reçoive un seul messsage de sa famille par an pour ne pas être adoptable) et qu’on nous a demandé si nous accepterions une fratrie d’Afrique du nord ou d’Amérique du sud, nous n’avons pas hésité longtemps pour dire « OUi » (d’autant que nous connaissions aussi les favellas de Rio !…) . C’est dans un pays d’Amérique du sud que deux ans plus tard cette démarche échoua (mais pas de notre fait!…)

    Quelques années plus tard, mon frère était en Océanie, desservant plusieurs îles de l’archipel du Vanuatu :
    pas de routes ni de pistes, chaque île desservie par un avion de 10 places atterissant sur l’herbe une fois par semaine. Seules constructions en dur : l’Eglise, le prebytère, la maison des sœurs et l’école de la mission ; électricité par un groupe deux heures par jour de 18 à 20 heures etc…
    Mais dans chaque île un catéchiste laïc rassemblant la communauté matin et soir pour la prière, (assurant le catéchisme et d’autres formaions) et le dimanche pour une Adap, car le missionnaire ne peut être là chaque dimanche, auxquelles viennent participer les habitants de tous les hameaux de l’île, marchant parfois plusieurs heures…et partageant tous leur repas après la cérémonie…avant de repartir (Les boutiques, les voitures, la télé etc… ne les empêchent pas de vivre le « Jour du Seigneur »), un tremblement de terre, si parfois!

    C’est là que j’ai ressenti l’appel à me former un peu plus (et pris la décision d’aller à la catho) afin d’être capable de répondre à tout appel de l’Eglise qui pourrait nous être faits.
    Un an après (sans l’avoir cherché) je fus appelée au conseil pastoral de ma paroisse !…

    Deux ans plus tard, en cinq mois et à 56 ans mon mari est mort…j’ai terminé ma formation et ai été rapidement appellée à être aumônier d’hôpital….

    Bien sûr il y a eu des personnes agées et isolées décédées en 2003 lors de la canicule, on a parlé de « décès anticipés », expression qui m’a choquée mais qui est quand même exacte quand on compare cet épiphénomène à tous les décès encore plus révoltants dans le monde entier, où l’espérance de vie est la moitié de la nôtre…

    OUI, je suis persuadée que la connaissance de la vie des pays éloignés élargit notre champ de vision et peut créer un déclic pour nous engager sur place, car bien sûr tout le monde ne peut aller à l’autre bout du monde pour aider, et qu’il y a aussi de la misère près de chez nous…

    Certes la relation au prochain immédiat est importante mais le prochain est proche et lointain, les circonstances font que l’on peut se trouver à aider l’un ou l’autre, l’un et l’autre.

    Encore deux petits exemples personnels, non pour me mettre en avant (de quoi d’ailleurs) mais seulement pour ne pas se gargariser de mots ; bien sûr que j’ai eu raison d’accueillir une personne chez moi pendant plusieurs mois, parce que son appartement avait brûlé, mais combien ma joie a été grande aussi de pouvoir échanger quelques phrases avec des congolaises rencontrées aux Invalides lors de la venue du Pape, et de parler de la situation dans leur pays, dont j’avais une idée entre autres, par la télé et grâce à une intervention que le Père JL Ragonneau avait faite sur ce blog.

    Combien je suis heureuse aussi d’avoir eu la chance d’aller en Chine, il y a deux ans, et de connaître la vie de ce peuple attachant mais aux problèmes multiples… et des pauvres qui on trouvé leur place dans mon cœur.

    J’aimerais aussi revenir sur la notion de « bien commun » mentionnée par JLR. Je voudrais simplement rappeler que
    « le principe de la destination universelle des biens de la terre est à la base du droit universel à l’usage des biens » et que
    « la destination universelle des biens requiert une option préférentielle pour les pauvres »
    (Doctrine sociale de l’Eglise).
    Pour tous les pauvres….d’ici et d’ailleurs.

    Denise Lep

  6. Redigé par Michel P:

    L’article que je cite ne contrarie en rien la Doctrine sociale de l’Eglise il me semble.
    Votre intervention illustre parfaitement le commentaire de son auteur.

  7. Redigé par jejomau:

    Quand Pilate demande à la foule qui il faut libérer , il offre le choix entre « Jésus le nazaréen » et « Bar-abbhas »…. Or , qui est ce dernier ? C’est un résistant politique qui a mené une grande révolte contre Rome . En clair , c’est un « messie temporel » qui propose la liberté par une révolution afin d’apporter la délivrance aux juifs…. En outre son nom signifie : « le Fils du Père « …. Bar-abbhas est susceptible d’apporter aux « pauvres » l’espérance ! Mais Jésus ? Qu’a-t’il apporté ? Rien….
    Eh oui jésus n’apporte pas de pain aux plus pauvres , Jésus ne libère pas les peuples de quelque pouvoir politique « oppessant » (Il le dit lui-meme : « Mon royaume n’est pas de ce monde « ) .
    Jésus apporte UNE chose : Dieu . Il fait connaître le visage de Dieu et promet réellement le Salut si l’on conserve la priorité suivante : faire passer Dieu avant toute chose , avant la recherche du pain même …
    La première des charités est donc de se tourner vers la Vérité : le Christ Lui-même …. Tout le reste nous sera accordé de surcroît . Mais encore aujourd’hui , dans le doute , combien préfèrent encore se tourner vers celui qui singe le Fils de l’Homme en se faisant appeler « Bar-abbhas « ?

  8. Redigé par Denise Lep:

    « Lorsque la faim est à la porte, l’amour s’en va par la fenêtre ».

    On n’écoute rien quand on a faim, quand on a besoin de quelque chose.

    « Donnez-leur, vous mêmes à manger » dit Jésus aux disciples ».

    Notre façon de « donner », d’être ici, là-bas ou ailleurs compagnons de vie, compagnons d’éternité, peut être, devrait être révélation : le premier maillon d’une chaîne d’amour faisant émerger le désir de l’homme envrs Dieu, car Dieu ne s’impose jamais, il répond au désir de l’homme qui ne peut Le connaître qu’en l’accueillant.

    Denise Lep

  9. Redigé par jejomau:

    Apparemment : c’est vraiment difficile pour certains de penser qu’il y un ordre dans la charité qui consiste D’ABORD à servir Dieu pour ENSUITE apporter le pain aux nécessiteux . C’est bien là tout le noeud du problème qui a d’ailleurs a traversé tout le XX°siècle avec Marx ….

    La sagesse des hommes est folie aux yeux de Dieu…Et vice-versa .

  10. Redigé par Denise Lep:

    « Servir Dieu » est contenu dans une seule Parole :

    « Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

    C’est le « seul ordre dans la charité » qui nous a été donné. Il n’y a pas de « d’abord et d’ensuite ».

    Denise Lep

  11. Redigé par jejomau:

    Chaque année , dans notre pays anciennement chrétien , nous avons droit à Pâques au film sur « Moïse et les 10 commandements » qui nous rappelle notre foi originelle… toujours vécue à l’identique dans ce beau pays qu’est Israel .

    1°) commandement : Tu adoreras un seul Dieu et tu L’aimeras plus que tout.

    Voilà la première Parole énoncée par le Dieu trois fois Saint à MoÏse . Et de nombreux chrétiens , orthodoxes ou autres , avec le peuple hébreu , appliquent d’ABORD en leur vie , dans une relation simple avec le Tout-Puissant ce précepte . Dès le lever au matin , dès que leurs paupières s’ouvrent .. Et sitôt qu’ils les ferment le soir . Ils disent ainsi : « Seigneur , je crois en Vous , je vous adore , j’espère en Vous et je vous aime. »……D’ABORD……Pour pouvoir ENSUITE dire « et je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas en Vous , qui ne Vous adorent pas et qui ne Vous aiment pas « ….. ENSUITE parceque l’on ne peut « ‘aimer les autres » sans recevoir d’ABORD l’Amour …. Lequel agira d’ailleurs en nous , en notre nom , parceque nous serons simplement tournés vers LUI . Donc l’action sera encore plus efficace .

    D’ailleurs le Christ le dit lui-même :

    « (D’ABORD)…..Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et avec toutes tes forces …. et (ENSUITE) tu aimeras ton prochain comme toi-même »
    Dans MC (12.29-31) , Notre Seigneur fixe même l’ordre de priorité dans la charité puisqu’Il dit : « …Voici le SECOND : tu aimeras ton prochain comme toi-même » .

    Ce qui est vrai c’est que le véritable « ordre dans la charité » réside bel et bien dans l’Amour . Et , en ceci , je ne pense pas du tout qu’il y ait des notions géographiques . Sainte Thérèse (puisqu’elle est « à la mode ») le prouve excellement puisque c’est par son « action » dans son couvent qu’elle a été proclamée « patronne des missions »….. Réalisant parfaitement le commandement pré-cité plus haut : « aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés « !

  12. Redigé par Denise Lep:

    Ouvre mes yeux, Seigneur aux merveilles de ton amour.
    Je suis l’aveugle sur le chemin; Guéris-moi, je veux te voir.

    Ouvre mes mains, Seigneur, qui se ferment pour tout garder.
    Le pauvre a faim devant ma maison. Apprends-moi à partager.

    Fais que je marche, Seigneur, aussi dur que soit le chemin.
    Je veux te suivre jusqu’à la croix, viens me prendre par la main.

    Fais que j’entende, Seigneur, tous mes frères qui crient vers toi.
    A leur souffrance et à leurs appels que mon cœur ne soit pas sourd.

    Garde ma foi, Seigneur, tant de voix proclament ta mort.
    Quand vient le soir et le poids du jour, Ô Seigneur, reste avec moi.

    « Donnez et l’on vous donnera.
    C’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante qu’on versera dans votre tablier.
    Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous ». Lc 6,38

    Denise Lep

  13. Redigé par jejomau:

    Tu aimeras un seul Dieu et tu l’aimeras plus que tout

    J’ai troujours été frappé de voir le décalage extraordinaire entre nos pays … »riches » et les populations de ces continents « malheureux », c-a-d : manquant de tout . Que ce soit en Afrique , en Asie , en CHine… Connaissant mieux ce petit pays qu’est le cambodge je m’interresserai à lui . Mais je sais que ce que je dirai vaut pour ces peuples …. Allons au plus profond du pays après une journée de route depuis Phnom penh . Nous trouvons des villages avec des petites maisonnettes en bois .. sur pilotis . Quelques buffles boueux , des personnes passent portant sur le dos des sacs énormes de charbons de bois qu’ils ont faits eux-memes pour aller les vendre et en tirer quelques sous qui feront vivre une famille d’environ six enfants … Entrons dans une de ces paillotes dans laquelle il n’y a qu’une pièce . Souvent les enfants ne portent rien sur eux , voire éventuellement un petit short .. C’est qu’il n’y a pas assez pour les habiller . Quant à se nourrir… Un repas par jour est donné . Pas de viande , rarement du riz .. plutôt un bouillon avec quelques herbes et une tête de poisson . Ce qui m’a toujours plongé dans l’admiration alors , c’est de voir , dans un coin de la pièce , quelques lumières rouges éclairant un temple bouddhiste (un wat )avec un bouddha si possible.. quelques batonnets d’encens et une petite assiette sur laquelle est posée quelques fruits..
    Tous les jours , cette famille se débrouille pour retrancher le peu de ce qu’elle gagne durement afin d’offrir , sans le savoir , au Dieu Tout-Puissant , son adoration… en lui témoignant le respect , le soin que , dans nos contrées … »riches »…. nous foulons aux pieds, en nous dépèchant , avec 1 euro trouvé dans nos poches .. de prendre un caddy qui nous remplira la panse….

    Voilà ainsi des peuples qui SAVENT encore ordonner la charité . Ils sont pauvres . OUI . Mais ils sont riches . Plus que nous . Voilà pourquoi nous aimons retourner chez eux , non à cause de cette pauvreté mais à cause des sourires qu’ils nous offrent … Mieux : à cause du repas qu’ils nous proposeront quand nous entreront chez eux… PARCEQU’ils savent que nous avons besoin d’apprendre d’eux ….

  14. Redigé par Miss Dominique:

    L’ébranlement de toutes les valeurs basées sur la finance à tous niveaux est en train de provoquer un décalage monstrueux dans les valeurs artificielles.
    Jamais moment de vérité n’aura été aussi crucial sur le plan planétaire.

    Le bénévolat prend une place de plus en plus importante.
    Mais la vraie charité ne commence-t-elle pas là où nous sommes, parmi les autres que nous rencontrons au quotidien ?
    La prière atteind chacun, connus ou insoupçonnés.
    Mais la douceur de coeur n’a pas de répit.

  15. Redigé par Denise Lep:

    Certes, il ne faut ni nier ni négliger les difficultés de ceux qui nous entourent, nos différents engagements nous y renvoient chaque jour…mais…

    Il y a eu pendant plusieurs semaines ou mois, je ne sais trop, un spot sur Radio Notre Dame, à l’nitiative de « l’association des enfants du Mékong », dit par une douce voix enfantine :

    « Vous pourriez dire à un enfant d’Asie du Sud-est qui ne peut pas aller à l’école, que la France est dans une crise économique ? Moi, si j’étais une grande personne je ne pourrais pas… »

    Soyons tous « des grandes personnes » et n’oublions pas que le plus pauvre des Français est plus riche que plusieurs milliards de personnes dans le monde…pauvres de la faim, de la santé, de l’éducation, de liberté, de paix, de justice et la liste pourrait être encore très longue…

    Oui, la prière est indispensable mais aussi un nouveau déploiement du « Partage » (avec un grand P),

    La charité dans la vérité est aussi la charité dans l’universalité du respect et de la construction de l’homme, de tout homme, nous y compris !, car le point commun de toute l’humanité est d’être chacun et chacune :

    « un pauvre de Dieu ».

    Denise Lep

  16. Redigé par jejomau:

    Quand le pharisien se tient dans la synagogue il rappelle à Dieu combien il fait tout ce qu’il faut …. et combien il donne en espèces sonnantes et trébuchantes …

    La petite vieille ne donne que deux piécettes….

    Vous connaissez la suite ??????………….. Voilà la charité dans la Vérité .

  17. Redigé par sienne:

    Chacun, à notre niveau, est riche ou pauvre par rapport à un riche ou un pauvre.
    Cela nous aide à penser que nous sommes dépendants des uns et des autres.
    Dans les communautés religieuses, naguère, tout était mis à profit pour que personne ne manque de quoi vivre dignement. Tout était partagé : l’héritage familial, la santé, l’éducation, l’instruction, le génie des uns et des autres, la pratique des vertus et des valeurs chrétiennes. Avec des retombées sur les familles des villes et villages et pays en manque de tout… Un grand souci du bien commun était chaque jour dans la prière et le coeur de chacun.
    L’Occident est devenu riche, oui, mais grâce à ce nombre impressionnant de personnes qui ont tout donné à Jésus et son Eglise pour le bien du monde entier, durant de nombreuses générations. Si maintenant l’économie n’est plus ce qu’elle était, il ne faut pas chercher fort loin… tout individu est rétribué pour ce qu’il fait, même si le travail presté est bâclé, avec peu de conscience professionnelle, sans passion ou amour du métier. Les gens motivés pour le bien commun sont plus rares…
    Si Dieu est disparu de nos vies, nous traînons… sans but… sinon celui de ne rien faire ou regarder la TV et les jeux de toutes sortes…
    Bientôt, nous ne pourrons plus aider les pays qui ont faim, nous aurons perdu le sens du partage, du savoir-faire, des valeurs chrétiennes et les vertus qui nous viennent du fond des âges et qui étaient sensées nous apporter bonheur et prospérité.
    Ste Julienne de Liège-Cornillon, en 1205… avait comme des visions, elle voyait une … lune décapitée… Cela signifiait, pour elle qu’il manquait aux humains, un temps, une manifestation pour l’adoration de NSJC, il y avait tant de problèmes à cette époque ! Cétait pour elle … un manque dans les manifestations envers le Seigneur notre Dieu, l’homme n’était plus centré sur Dieu, il y avait décrochage… ça ne tournait plus rond…
    Elle fut comprise… Mais, le 07 août 2009, dans les calendriers , Ste Julienne de Cornillon-Liège n’y paraît déjà plus…

  18. Redigé par Miss Dominique:

    Continuons la soliloquassion sur le thème de la charité et de de la vérité.

    Rien n’est plus édifiant que les sermons des uns et des autres sur la foi, l’amour du prochain et l’espérance…je ne sais plus en quoi très précisément….

    Nous irons tous au paradis parce que nous allons communier à la messe ?
    Nous irons tous au paradis parce que nous tenons des propos pieux ?

    La vérité est qu’il n’y a pas de charité sans un minimum d’attention pour le prochain qui est là, tout prés, à portée de main…
    La vérité dans l’amour du Père pour nous par le Christ devrait devenir « une nature » !
    Pas une façon d’être mais être (instrument du Christ).

  19. Redigé par jejomau:

    C’est effectivement un thème qui est au coeur de l’eglise aujourd’hui d’où l’intérèt certain qu’il suscite . Au coeur de l’église et au coeur des hommes qui cherchent de plus en plus la Vérité sur Dieu . Or trouvent-ils cette Vérité dans l’église ?… Que tout un chacun s’examine et voie….

    Irons nous tous au paradis parceque nous allons communier ?.. Non .
    Irons nous tous au paradis parceque nous tenons des propos pieux ?..Non .

    Celà dépend de la pureté du coeur D’ABORD quand nous allons communier , quand nous voulons tenir des propos pieux …

    Irons nous tous au paradis parceque nous aurons tout partagé alors ?.. non.

    Celà … dépend toujours de la pureté de coeur !!! « que ta main droite ignore ce que ta main gauche fait » …
    Clairement , il y a ceux qui tiennent des propos pieux sur le partage et le prochain .. mais , d’ailleurs sans en être conscients même parfois , chercheront plutôt à se mettre en avant . Nous savons bien ce qu’il en advient . Il y a ceux qui donnent , pour certains beaucoup, pour d’autres petitement , mais qui feront beaucoup de bien .. car Dieu Lui-même agrée leur offrande .
    C’est donc Dieu qui décide .

    Ainsi , tout est dans le coeur pur et honnête .

    Or comment faire pour être dans cette disposition ?.. Sinon en se tournant d’abord dans la prière pour qu’IL nous écoute ?

    Ceci est dit , je voudrai qu’on en soit persuadé , d’une manière générale … sans viser qui que ce soit . Voilà ce qui est : la charité vraie envers le prochain sera en proportion de la charité que nous aurons envers Notre Seigneur…. Sans cette attention envers Lui notre charité envers le prochain est vaine .

  20. Redigé par Jean-Luc:

    En lisant les derniers commentaires, il me revient cette affirmation de Benoît XVI lors d’une audience génrale du mercredi [je crois que c'était au printemps]. Elle donne sérieusmeent à réfléchir et elle est dans la ligne de ce qu’il a dit dans son encyclique [comme quoi celle-là a été longuement mûrie]. Je vous livre cette phrase :
     » Une eucharistie sans solidarité est une eucharistie dont on abuse « .

  21. Redigé par MathildeClaude:

    « La charité envers le prochain (qu’il ne faut pas réduire, comme on le fait trop souvent, à la simple pratique de l’aumône), consiste à <>, mais pour l’amour de Dieu.
    Elle se distingue donc de la simple bienfaisance par son motif : l’amour de Dieu. Quant à la disposition qui la constitue formellement, c’est celle qui se retrouve en tout amour digne de ce nom : vouloir le bien de celui que l’on aime.

    Saint Benoît y revient sans cesse tout au long de la Règle. Il cite volontiers la règle d’or : <>
    Les trois-quarts des Instruments des bonnes oeuvres concernent l’exercice de la charité fraternelle ; et en bien d’autres passages la sainte Règle ne craint pas d’entrer dans détails relatifs à la bienveillance surnaturelle, à la discrète courtoisie et à l’empressement désintéressé qui doivent animer les relations des frères, soit entre eux, soit avec les gens de l’extérieur : les pauvres, les voyageurs, les malades, les hôtes, les enfants, les vieillards, etc…C’est toute la vie du moine, et par conséquent aussi celle de l’Oblat, qui doit s’efforcer d’imiter l’exemple de Celui <>, et de son Apôtre qui a voulu <>.
    …la charité chrétienne… sait plus encore se faire patiente, souriante, aimable, compatissante, car elle sait bien que <>.

    Extraits du livre « Les Oblats séculiers dans la Famille de Saint Benoît » aux éditions de Solesmes

  22. Redigé par MathildeClaude:

    Il y a eu un problème avec les guillemets alors je renvoie le texte en espérant que cette fois il s’affiche complètement.

    « La charité envers le prochain (qu’il ne faut pas réduire, comme on le fait trop souvent, à la simple pratique de l’aumône), consiste à « aimer le prochain comme soi-même », mais pour l’amour de Dieu.
    Elle se distingue donc de la simple bienfaisance par son motif : l’amour de Dieu. Quant à la disposition qui la constitue formellement, c’est celle qui se retrouve en tout amour digne de ce nom : vouloir le bien de celui que l’on aime.

    Saint Benoît y revient sans cesse tout au long de la Règle. Il cite volontiers la règle d’or : « Ne pas faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas être fait à soi-même. »
    Les trois-quarts des Instruments des bonnes oeuvres concernent l’exercice de la charité fraternelle ; et en bien d’autres passages la sainte Règle ne craint pas d’entrer dans détails relatifs à la bienveillance surnaturelle, à la discrète courtoisie et à l’empressement désintéressé qui doivent animer les relations des frères, soit entre eux, soit avec les gens de l’extérieur : les pauvres, les voyageurs, les malades, les hôtes, les enfants, les vieillards, etc…C’est toute la vie du moine, et par conséquent aussi celle de l’Oblat, qui doit s’efforcer d’imiter l’exemple de Celui « qui est venu pour servir, non pour être servi », et de son Apôtre qui a voulu [b]« se faire tout à tous »[/b].
    …la charité chrétienne… sait plus encore se faire patiente, souriante, aimable, compatissante, car elle sait bien que [b]« la manière de donner vaut bien mieux que le don le plus excellent »[/b].

    Extraits du livre « Les Oblats séculiers dans la Famille de Saint Benoît » aux éditions de Solesmes

  23. Redigé par Michel P:

    » Une eucharistie sans solidarité est une eucharistie dont on abuse «.

    Ne serait ce pas faire offense à l’intelligence et à la profondeur de réflexions de Benoît XVI que de ne pas approfondir ce que signifie la solidarité?

    Il me semble que c’est bien de cela dont il est question dans les commentaires précédents.
    Car le mot seul ne nous fait pas faire l’économie de la pertinence.

    Devons nous tout donner à tous?
    Devons nous nous battre la coulpe en permanence, parce qu’un enfant à l’autre bout du monde ne vas pas à l’école (ce qui ne le prive pas d’un possible « bonheur »), dois je lui sacrifier l’avenir de mon enfant? Dans ce cas les parents de cet enfant du bout du monde se préoccuperont ils du mien?
    Cela impose une réflexion schizophrénique et inutile.

    Nous sommes saturés de ces réflexions « charitativo-marxisantes » et culpabilisantes.
    Le monde occidental n’a jamais été moins chrétien qu’aujourd’hui, mais il parle avec des concepts chrétiens. Qu’en est il du contenu et de l’intention?
    Les chrétiens veulent être du monde. Ils répondent à ses dictats. Pour y être toléré, qu’ont-ils édulcorés?

  24. Redigé par annie:

    Tout cela est très beau, mais si nous revenons à 2 Co 5, 14:18 : « l’amour du Christ nous étreint…..Et il est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes……Aussi, si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature…. », il me semble que si nous nous laissons transformer pas Christ, nous ne pouvons pas ne pas nous ouvrir aux autres, et plus particulièrement aux plus petits, à chacun, en conscience à avancer sur ce chemin formidable et difficile, mais nous n’y sommes pas seuls.

  25. Redigé par Miss Dominique:

    Interpellée par la réflexion de Michel P je réponds: on peut être « du monde » en participant aux actions communautaires inspirées des concepts chrétiens et…
    …être en vérité dans le plan christique.
    La raison d’être de chaque chrétien est de vivre en Christ dans le monde qui est le nôtre.

  26. Redigé par Michel P:

    « et…
    …être en vérité dans le plan christique. »

    Oui.
    Quand y sommes nous?
    Bis repetita.

  27. Redigé par jejomau:

    « Mon Dieu , je vous adore et je vous aime de tout mon coeur et plus que tout au monde et……………………………………………………………………………………………………………..j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de Vous . »

    Amen !

    Acte de Charité de l’Eglise catholique , apostolique et romaine … appris par mes enfants au caté.!

  28. Redigé par Paul CHARRON:

    MERCI pour votre video du 32ème dimanche que je viens de voir et d’écouter .
    Merci pour la simplicité de votre commentaire de l’évangile . Merci pour la justesse des réflexions .
    P.C.

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